La liberté du chrétien

"Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres." ( Jean 8. 36 ) 

 

    
Lorsque nous parlons de liberté, nous commettons généralement cette erreur : nous pensons à la libération de quelque chose, et pas à la liberté en vue de quelque chose. Le peuple hébreux fut libéré de l'esclavage d'Egypte, mais quel maître a t-il reconnu au pied du Sinaï ? Adonaï son Dieu ou le veau d'or ?

On ne peut se libérer ou être libéré du faux maître qu'en obéissant au vrai. On ne peut s'affranchir de la superstition que par la foi, de la fausse loi que par la vraie.

 

Combien de "bons chrétiens" arborent des fétiches sensés les protéger : croix, chapelets, images pieuses, photos de saints et autres "grigris" d'une panoplie religieuse lucrative.

 

 Se libérer de ces superstitions, c'est entrer dans la foi en Jésus Christ. On ne peut servir deux maîtres ensemble. Celui qui est devenu simplement libre, se trouve sans maître, et par conséquent bien plus esclave qu'auparavent. Car il n'y a pire esclavage que celui de n'avoir pas de maître. On est alors balloté, en proie à tous vents de doctrines, de désirs et surtout de son moi tyrannique. La Bible appelle cet état le péché. Le pécheur est aussi cet homme qui ne reconnaît que la souveraineté de son moi et qui le met en position de rupture de relation avec Dieu. Ses fausses routes et son moi géant le conduisent tout simplement à un autre esclavage aux liens dévastateurs. La vraie liberté est ailleurs. Elle n'est possible que pour celui qui est affranchi de ce vampirique moi et de ses fausses orientations, possible que pour celui dont Dieu est le Seigneur. Et Dieu ne devient notre Seigneur que dans la mesure où Jésus Christ nous libère de notre infirmité. Impossible autrement !

Luther disait : "La croix de Jésus Christ est le prix qui a dû être payé pour notre liberté".

 

Paul nous dit : " Vous avez été rachetés à grand prix". Alors ne nous mettons pas sous un joug étranger.


Voilà ce qu'est la liberté du chrétien.
Paul s'appelle lui-même, serviteur de Jésus Christ. C'est là sa liberté. Dieu nous a ainsi faits que nous ne pouvons pas être libres sans Lui, mais par Lui. Seulement nous pouvons être des hommes vrais, authentiques, heureux, forts et humains, libérés de nos chaînes. Dieu nous a créés pour être sans cesse en communion avec Lui. C'est la substance de notre liberté. Lorsque nous nous séparons de Dieu pour être autonome, cette décision est semblable à l'histoire du fils prodigue qui après avoir pris sa part d'héritage et l'avoir dilapidée, se retrouve dans la misère. Sans Dieu nous tombons immanquablement dans la misère, tout en croyant être libre.

 

La rédemption par Jésus Christ, la voici : il ramène les égarés au Père, et par là, les rend à la liberté. Celui qui vraiment, est devenu un serviteur de Jésus Christ, celui-ci est libre de toutes prisons et de tout enchainement. Il n'a aucune crainte, sa marche est confiante, assurée et aucune entrave ne le tiend prisonnier. Il n'a plus des centaines de lois à respecter, à observer, lois qui rendent esclaves ; il n'est pas soumis à des rites et des préceptes humains religieux, il demeure enraciné dans une filiation d'amour, avec son Père Céleste en Jésus Christ, son libérateur. C'est en étant ainsi libres, que nous pouvons nous attacher aux hommes, les voir et les aider.

 

 Je ne peux secourir mon prochain que si je suis libéré de mes esclavages, sinon je tombe dans l'humanisme qui n'a rien à voir avec un engagement de foi. L'esclave du péché est séparé, lui, des hommes, et veut régner sur eux. C'est une prise de pouvoir de la part d'un être ceinturé par ses maladies, sur un individu qu'il va asservir et enchaîner doublement.

 

Jésus libère et ainsi libéré pour l'autre, au service de Dieu, je peux m'aventurer avec mon prochain. Un aveugle qui conduit un autre aveugle, va tout droit à la chute. L'homme régénéré, donc libre, devient alors comme Jésus, serviteur des hommes dans le coeur du Père.

Cette liberté est un trésor, une merveille qui nous est donnée pour devenir un être nouveau au service de Dieu , de notre Eglise et de notre prochain.

 

Plus nous progressons dans la communion intime avec Dieu, plus cette liberté se développe. Si nous nous séparons de Lui, cette liberté diminue et l'on retourne à la liberté ô combien illusoire du monde. La liberté est le fruit de la seule foi, car la foi c'est de devenir la propriété de Dieu. Alors puisque nous lui appartenons, nous sommes réellement libres et affranchis. Mais attention, ne faisons pas de cette liberté une vaine façon de nous conduire. Demeurons toujours dans la vigilance pour rester libre en Jésus Christ.
Amen.
                                    Claude Albano

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