Le martyr d'Etienne

 

 

      

   Le martyr d’Etienne

                  ou

  la semence d’un évangile

               de vie

           Actes 6 et 7

 

Introduction :

 

Parmi les personnages illustres du N.T, il en est un qui est impressionnant de foi et de courage : Etienne. Il est cité en premier dans la liste de nomination des diacres (cf. Actes 6 : 1-6), et il est le premier martyr de la jeune Eglise chrétienne de Jérusalem.

Certainement Etienne devait faire partie de ces Juifs hellénistes établis à Jérusalem. Les historiens nous disent que leurs communautés étaient séparées des Juifs parlants l’araméen. Etienne a certainement été au courant de la plainte des fidèles convertis au christianisme. Leurs veuves ne bénéficiaient pas des dons et offrandes. Sans pour autant être rendus responsables, les apôtres se sont saisis de cette réclamation. C’est cette situation conflictuelle qui les a conduits à mettre en place le dispositif de service par la nomination de diacres. L’ensemble des Juifs convertis rassemblés pour la circonstance approuva la proposition des apôtres. Sept personnes furent mises à part. Les apôtres ont validé ce que Dieu avait déjà décidé, car ces juifs convertis étaient pleins de foi et d’Esprit Saint. C’est ainsi qu’Etienne fut élu ainsi que les six autres personnes. Pour les qualifier pour ce service, les apôtres leur imposèrent les mains après avoir prié, cf. Actes 6 : 5-6.

 

Développement :

 

Etienne portait admirablement bien son nom (1), lui dont le témoignage a marqué l’histoire de la première communauté chrétienne, d’une manière indélébile.

Etienne est décrit comme un homme profondément engagé. Il rend un bon témoignage et il participe à la proclamation de l’évangile de Christ au sein de la population hellénique. Non seulement il est rempli de foi, mais il est aussi conduit, rappelons-le, par l’Esprit Saint (cf. Actes 6 : 5). C’était la condition pour être mis à part, en vue du tout nouveau service de diaconat au sein de la grande communauté chrétienne. Comme les apôtres avaient moins l’occasion de prêcher en dehors des communautés juives araméennes de Jérusalem, le ministère d’Etienne fut très apprécié au sein des assemblées juives helléniques. On sait qu’en dehors du grand temple de Jérusalem plusieurs synagogues existaient. Le médecin Luc en mentionne deux : la synagogue des affranchis. Elle était composée de membres originaires de Cyrène et d’Alexandrie et une autre comprenant des fidèles originaires de Cilicie et même d’Asie (cf. Actes 6 : 9).

Les circonstances qui ont amené Etienne à accepter cette charge, nous permettent de dire, que la nomination du diaconat doit correspondre à un besoin de l’assemblée.  

De plus, il appartient au groupe de fidèles de faire des propositions d’après les critères

déjà mentionnés. On ne s’autoproclame pas diacre ou apôtre, évangéliste ou pasteur !

On peut ressentir une aspiration à une responsabilité, mais c’est l’Esprit Saint qui devrait conduire l’assemblée dans les propositions et les décisions… C’est ainsi que fonctionnait la naissante Eglise chrétienne.

 

Que nous apprend le texte d’Actes 6 : 8 au sujet d’Etienne ?

 

« Etienne plein de grâce et de puissance, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple ».

Etienne devint très rapidement un personnage pour le moins dérangeant pour les autorités spirituelles, en place à Jérusalem, bien que l’on ne mentionne pas les prodiges qu’il faisait.

Il était soit admiré, soit haï, tellement son témoignage était puissant. Il ne pouvait laisser indifférent. Sa grande joie était de servir la personne et l’œuvre du Christ avec application, dévouement et désintéressement. Il demeure une référence pour tous ceux qui sont poussés à accueillir dans leur vie ce don du service.

Comme on le voit, Etienne déployait une grande activité, proclamant sa foi avec hardiesse. Sa prédication était accompagnée de grands signes venant de Dieu (cf. Actes 6 : 8).

Avec les autres diacres et apôtres, sa proclamation de foi connut un vif succès.

« La parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi » Actes 6 : 7, version Louis Segond.

 

Cette remise en question de la religion institutionnelle et traditionnelle juive ne pouvait que provoquer des réactions violentes…

Les mêmes causes, produisant les mêmes effets, il en est de même aujourd’hui, quand la fraîcheur, la force et la beauté du message du Christsont présentées avec l’aide de l’Esprit Saint. Cela bouscule souvent une tradition ou le commentaire humain a supplanté la simplicité évangélique.  Devant le danger de tordre le sens des écritures (cf. 2 Pierre 3 : 16), c’est à dessein que les apôtres ont fait la différence entre des paroles venant de l’humain, et celles venant de Dieu (cf. 1 Thessaloniciens 2 : 13).

 

Le message d’Etienne, comme celui des apôtres, était simple et conforme à la pensée de Jésus-Christ. Les chefs de différentes synagogues ont bien essayé de discuter avec Etienne, (cf. Actes 6 : 9,10) mais, comme le dit le texte du livre des Actes :

« ils n’avaient pas la force de résister à la sagesse et à l’esprit par lequel il parlait. » actes 6 : 10.

Il faut bien comprendre que cette situation devenait insoutenable pour les responsables en place... Cette prédication novatrice bousculait les us et coutumes. Elle était perçue comme une démarche insurrectionnelle... Alors, tout comme pour Jésus, il ne restait plus que l’usage de la force, pour rendre ce message inaudible. L’histoire a montré qu’il en a toujours été ainsi. En fait, l’histoire des hommes démontre les faits suivants : en position de force, on a tendance à imposer sa vérité aux autres ; en position de faiblesse, on revendique la liberté de conscience et d’expression.

Les méthodes ancestrales d’intimidation n’ont jamais cessé sur ce sujet dans diverses parties de notre monde.

 

Etienne ne craignait pas les conséquences de son engagement. Il ne redoutait pas que cela puisse le mener au supplice. Peut-être avait-il en mémoire ces paroles de son maître : « Mettez-vous dans l’esprit de ne pas préméditer votre défense, car je vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ou contredire. » Luc 21 : 15.

 

Osons une parenthèse pour dire que le Seigneur a un urgent besoin aujourd’hui, d’hommes et de femmes, ayant les mêmes convictions et la même détermination. Le monde doit entendre, bien clairement, le message libératoire de Jésus-Christ. Le péril n’est pas qu’écologique dans notre monde, il est avant tout spirituel !

Les querelles intestines des religions pour faire valoir leur prééminence, ont souvent occulté la pureté du message originel de Jésus-Christ de Nazareth. Il faut donc que des témoins, de la trempe d’Etienne se lèvent, et redisent le contenu de l’enseignement d’un salut gratuit en Jésus-Christ. Mais, Il faut le redire avec fidélité et humilité, dans le respect des différences de compréhension. Personne n’a le monopole d’une traduction fidèle des paroles de Jésus. Il appartient à chacun de se faire sa propre conviction.

 

Etienne vint facilement à bout d’un débat avec ceux de la synagogue des affranchis. (Ces descendants juifs emmenés en esclavage par Pompée, puis libérés par la suite... Il fit de même avec les Cyrénéens, les Alexandrins et les Juifs de Cilicie, Juifs de la diaspora).

Au lieu de reconnaître le bien-fondé des arguments d’Etienne, ces juifs décidèrent de le réduire au silence sous les regards des membres du Sanhédrin (cf. Actes 6 : 15). Auparavant, ils avaient conduit Etienne devant les membres de cette haute institution religieuse (cf. « le sanhédrin siégeait probablement alors dans la salle Gazith, située, d’après la Mischna, dans les grands édifices qui entouraient le temple proprement dit, actuellement au Sud-Ouest de la mosquée d’Omar » cf. Dict. F. Vigouroux, Paris 1899, tome deux, col.2034). Le texte biblique dit : « Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, se saisirent d’Etienne à l’improviste et le conduisirent au Sanhédrin. » Actes 6 : 12, version la T.O.B. Si l’on prête bien attention au texte des Actes, on s’aperçoit que quatre chefs d’accusation sont prononcés par les faux témoins, soudoyés par le pouvoir en place. Ils énoncent quatre blasphèmes : contre Moïse et Dieu lui-même. Puis, contre le temple de Jérusalem et contre la loi (cf. Actes 6 : 11, 12-14).

 

 Constatons que ces mêmes accusations ont été adressées à Jésus-Christ :

 

- Contre Moise et la loi : Les pharisiens l’ont accusé à tort de ne pas respecter la loi de Moïse, et en particulier le sabbat (cf. Jean 5 : 43-47 ; 9 : 16).

- Contre Dieu : Ils l’ont accusé de se prétendre être Fils de Dieu. Le grand prêtre posa à Jésus la question, lors de son procès : « Es-tu le Christ, le fils de Dieu ? »  Matthieu 26 : 63-64, et Jésus a répondu : « Tu l’as dit. » Matthieu 26 : 63,64.  Le Christ a même été accusé par les scribes d’être possédé par Beelzébul, le prince des démons, et de faire des miracles en son nom (cf. Marc 3 :22). Ce fut le comble de leur forfaiture !

- Contre le temple de Jérusalem : Les grands prêtres et tout le sanhédrin accusèrent Jésus d’avoir osé dire : « Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours. »  Matthieu 26 : 61-65 (cf. aussi Matthieu 24 :1). Rappelons que les Juifs croyaient le Temple indispensable au culte de Dieu, parce qu’on ne pouvait l’adorer que là.

- Contre la loi et la tradition des anciens : (cf. Matthieu 15 : 2-9). Pourtant dès le début de son ministère, le Christ a clairement dit qu’il n’était pas venu abolir la loi ou les prophètes (cf. Matthieu 5 :17-20). Mieux encore, il dénonça l’hypocrisie de ces grands docteurs de la loi. Leur observance était souvent très intéressée (cf. Luc 11 :45-46).

 

Comme nous l’observons, la similitude des attaques (contre Jésus et contre Etienne) renvoie à une similitude d’état d’esprit. Celui-là même qui animait les responsables de l’époque. Ils tenaient plus à leur tradition qu’au message du Christ. qu’en est-il de nos jours ?

 

Notre témoignage, à l’instar d’Etienne, doit se traduire dans le calme et la confiance, sans provocation. Mais cela ne peut faire l’économie de la conviction déterminée.  Rester fidèle à la Parole divine, sans l’édulcorer ou la falsifier, c’est demeurer dans l’Esprit qui a animé Etienne.

Mais comment Etienne répondit aux graves accusations :

Simplement par l’histoire d’un peuple. Il a simplement redit cette histoire unique...En effet, Etienne, pour sa défense, déroula le rouleau des interventions divines. Elles traduisent la façon dont Dieu a dirigé son peuple à travers les siècles. Il présenta une vision positive de l’influence divine dans la vie du peuple élu. Pour lui, la première accusation dont il fut l’objet était non fondée, car sa prédication se positionnait dans une continuité historique. Les chefs religieux auraient même dû s’en réjouir. Leur statut de dignitaire religieux les a aveuglés.

De plus, Etienne se reconnaît, dès le départ de son exposé, comme un enfant d’Abraham. (« Notre père Abraham... » cf. Actes 7 : 2). Ce faisant, il se situe dans la même famille que ses accusateurs. Récapitulant l’histoire, Etienne cita, certes Abraham, mais aussi Isaac, Jacob, Joseph, pour en arriver à Moïse. Non seulement Etienne prouva qu’il reconnaissait l’inspiration divine de Moïse, mais encore il s’identifia à sa déception lorsque le peuple n’accepta pas la délivrance par sa main (cf. Actes 7 : 25).

Etienne présenta le mal récurrent de la nature humaine de ce peuple. Il a sombré dans la répétition de ses erreurs historiques. Et on sait où a conduit l’endurcissement d’Israël !

 

Non seulement Etienne n’était pas contre l’enseignement de Moïse, mais il attestait que Moïse agissait bien d’après les instructions reçues par Dieu lui-même (cf. Actes 7 : 44).

Citant Josué, puis David, il en arriva à Salomon le premier bâtisseur du fameux temple de Jérusalem. Pour sa défense, Etienne montra qu’il n’était pas contre le temple, mais que sa compréhension du temple était autre. Et citant un passage d’Esaïe (cf. Esaïe 66 : 1,2), il affirma une position révolutionnaire : « Le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme. »  Actes 7 : 48.

Pour les responsables spirituels de Jérusalem, très fiers de leur temple, c’était une atteinte à leur amour-propre et à leur orgueil national ! Cette phrase a dû soulever l’indignation générale, car on sent bien dans le récit, qu’Etienne fut obligé de raccourcir sa défense…

Aussi, alla-t-il à l’essentiel, sachant que sa voix serait bientôt réduite au silence.

 

Qu’aurions-nous fait à sa place ?

 

Si nous devions rendre un dernier témoignage au monde, que dirions-nous ?

Etienne était maintenant convaincu qu’il était parvenu au terme de son engagement de foi.

A-t-il pour autant voulu adoucir ses affirmations ?

A-t-il invoqué quelques circonstances atténuantes pour éviter la mort ?

A-t-il pensé à sa famille, ses amis, ses biens ?

A-t-il dénoncé l’illégalité d’une telle convocation ? (N’était-elle pas une parodie de procès ? Ne rappelait-elle pas celle de son Seigneur et Sauveur ? Il était devant une mise en demeure de s’expliquer sur-le-champ, comme dans les tribunaux d’exception...). La mort ne lui faisait pas peur…Soutenu par l’Esprit Saint, résiliant, il a poursuivi sa défense en disant : « Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles ! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit… » Actes 7 : 51…-60.  

Il se dégage de ce témoignage un sentiment de force et de puissance... Et, c’est ce même Esprit qui anima tous les chrétiens de la première heure.  Le visage d’Etienne était radieux comme celui d’un ange… (cf. Actes 6 : 15).

Chacun des témoins de cette scène fut impressionné par ses paroles vibrantes.

 

Un proverbe latin médiéval dit ceci :

 « C’est par la mort et non par les paroles que les martyrs confessent leur foi ».

 

Ce martyr fut une semence d’espoir, car   au moment même où la voix d’Etienne s’éteignit, une autre plus puissante, allait se faire entendre

 

Car un homme a présidé avec détermination à cette mascarade de procès. Inflexible, autoritaire et volontaire, il a approuvé cette lapidation (C’était une mort horrible et violente).

Cet homme, c’est Saul de Tarse (cf. Actes 8 : 1-4). Celui qui deviendra l’apôtre Paul. Le diffuseur émérite de l’Evangile en Occident. Saul fut marqué par l’exemple et la détermination d’Etienne. Sa force de pardon a ébranlé sa superbe conviction de rendre un culte à Dieu. L’adversaire avait voulu réduire au silence un serviteur de Dieu ! Dieu allait le remplacer par son principal accusateur. Dieu va transformer cet accusateur en héraut puissant de sa parole de vie. De la part de Dieu, c’est plus que de l’humour : substituer l’amour à la violence cruelle. Ce fut le défi de Dieu face à Satan.

 

C’est certainement sans le savoir, ce jour même, que l’appel de Dieu a été lancé dans le cœur de Saul de Tarse… Dieu a commencé à lézarder sa superbe intransigeance, par la démonstration d’amour d’Etienne, pour finalement l’amener à ne plus se tromper de combat. Dieu attendait Saul de Tarse au tournant de l’histoire, pour son plus grand bien…

Il en est de même pour nous… C’est par amour que Dieu nous fait changer de cap, pour nous conduire sur un chemin de joie et de paix. Gloire à son nom et à son amour pour nous ! Sa puissance de miséricorde est telle qu’elle transforme, suivant ses plans, le mal en bien (cf. Néhémie 13 :2). C’est en se retournant sur son passé que l’on reconnaît avec une netteté inexplicable et touchante, la bonne main de notre Créateur.

 

Conclusion :

 

Ce récit si dur, et si tragique, réactive notre mémoire et refortifie notre foi. Il devient important de revisiter l’histoire des acteurs de la vraie foi : Celle qui regarde, avec une confiance indéfectible en Yahweh-Adonaï, le présent et l’avenir. Nous n’avons rien à craindre de l’avenir sinon d’oublier comment Dieu a conduit son peuple à travers les siècles, et comment il nous a accompagnés pour nous faire connaître notre Sauveur Jésus-Christ.

Ce témoignage d’Etienne pose le problème de la fidélité dans notre relation à Dieu... Témoigner est une chose simple et personnelle. C’est une conviction qui se mue en nécessité sous l’action de l’Esprit (cf. 1 Corinthiens 9 : 16). Pour Etienne, témoigner, c’était tout naturellement redire l’histoire de l’amour de Dieu pour son peuple et pour lui-même. Qu’en est-il de nous chrétiens dans nos quotidiens ?

A l’instar de son Sauveur Jésus-Christ, les dernières paroles d’Etienne furent la signature de son combat spirituel pour son peuple rebelle : « puis il fléchit les genoux et lança un grand cri : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et sur ces mots il mourut. » Actes 7 : 60, version TOB. Il a été le précurseur de l’apôtre des Gentils (cf.= Non-Juifs). Son nom restera à tout jamais gravé dans les mémoires de ceux et celles qui ont rencontré un Père, un Sauveur et l’Esprit Saint.

 

                                                                                Jacques Eychenne

                                                                              

  1. Son nom provient du grec (Στεφανοσ=stephanos= signifie couronne). Le même mot est usité, quand on décrit la couronne d’épines posée sur la tête de Jésus (cf. Matthieu 27 : 29). Mais, c’est aussi la couronne du vainqueur (cf.1 Corinthiens 9 : 25). C’est encore la marque d’une autorité fraternelle et d’un engagement de service. Pour l’apôtre Paul, ses frères bien-aimés sont sa joie et sa couronne (cf. Philippiens 4 : 1 ; 1 Thessalonique 2 : 19). Quant à l’apôtre Jacques, il utilise ce mot pour désigner celui qui aura traversé les épreuves : « la couronne de vie lui est promise » Jacques 1 : 12. Enfin, Jean dans l’Apocalypse résume bien le sens du mot Stephanos, quand il écrit : « Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de la vie » Apocalypse 2 : 10.
  2. TOB, version Traduction Œcuménique de la Bible.

 

 

 

 

 

 

                                             

 

 

 

 

 

 

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