la force de la foi

« Je puis tout par celui qui me fortifie » (Phil.4.13)

 


Notre foi se nourrit du quotidien et le quotidien se nourrit de notre foi.
Voilà 43 ans que j'enseigne le karaté-do, non dans l'esprit de détruire mais dans celui d'éradiquer en soi la méchanceté.  Notre nature n’est-elle pas sujette au conflit ?  L'apprentissage du karaté-do est d'abord tourné vers soi pour se désarmer et ainsi pouvoir aborder l'autre dans son agressivité. Depuis toutes ces années passées sur les tatamis, j'ai subi de nombreux entrainements poussés. Parfois, c’était à la limite de supportable, tant sur le plan physique que psychique. Lors de mon séjour au Japon, pour perfectionner cet art martial, j'ai pu constater la force qui se dégageait de ce peuple, force basée sur la cohésion et la discipline.

 

 D'ailleurs, nous le constatons de nos jours, au travers des événements tragiques qui submergent ce pays et ses habitants. Avant ma conversion, je pensais m'être forgé un blindage à toute épreuve. Je me sentais fort et prêt à aborder toutes les circonstances de la vie. Certes, au bout de 43 ans de pratique, quelque chose s'est construit  en moi. Cela  me permet de résister et de mieux combattre les aléas de la vie. Du moins c'est ce que je pensais. Mais bien vite je me suis aperçu que seul, immergé dans le tourbillon de l'existence, mon karaté ne m'était pas d'une grande utilité.

Alors, une nuit, j’ai décidé m'abandonner à Celui que je niais jusqu'alors. Je cherchais ma vérité à l'autre bout du monde, alors qu'elle était à mes cotés, depuis toujours.   Cette Vérité avait un nom : Christ. Il m'attendait depuis longtemps, mais cette nuit là, ce fut mon temps. Alors j'abdiquais et donnais ma vie à Celui qui venait lui-même me chercher, me rejoindre. C'était le début d'une aventure extraordinaire, celle de la foi.  Je la vis et la partage tous les jours avec mon épouse dans mon ministère de diacre et de prédicateur.
Mais quelle aventure !

Oui, dans les "dojo" (les salles d'entrainements), j'ai mouillé mon kimono, dans des conditions souvent extrêmement pénibles. C'est un apprentissage physique très difficile. Mais l'apprentissage de la foi, à l'école de Dieu est ô combien plus difficile. La foi est un combat de tous les instants, et si nous ne sommes pas armés, bien vite nous sommes balayés. La foi et son engagement-non pas religieux- n'est pas un chemin bordé de roses. C’est   une relation intime, de chaque seconde, avec le Christ Vivant.  D'ailleurs Dieu n'a jamais promis la facilité à ses disciples et à nous. Certes, pour vivre notre foi et l'exprimer, nous avons besoin d'une communauté, mais la foi se vit dans une relation personnelle et verticale avec Celui qui est notre Sauveur et Seigneur. Oui, si je n'ai pas les armes de la foi, je ne puis rien et ne suis rien. Je suis alors rapidement hors-jeu et il y en a un qui le sait et qui en joue sans cesse. Le plus dur combat que j'ai mené n'est pas sur un tatami, mais dans le contexte de la foi. "Alors je puis tout par celui qui me fortifie", car sans lui, je suis inexistant et inefficace. Celui qui travaille avec Dieu, tous les jours,  a besoin d'être fortifié, renouvelé et aguerri.   La prière est une aide appréciable, une arme redoutable, qui nous relie à la puissance du Saint Esprit.
" C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté." (Eph.6.13).

 

Combattre, c'est aimer ses ennemis, c'est prier pour ceux qui vous persécutent, c'est aller vers celui qui vous veut du mal et le bénir. C'est cela le chemin de la foi. C'est être à l'image de Christ dans notre identité humaine. Notre chair regimbe, il nous faut par la prière, la tenir fermement assujettie. Ceux qui se confient en l'Eternel renouvellent leur force. Cette force là, celle que Dieu nous donne est la force d'aimer. " Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon Esprit dit l'Eternel des armées." (Zacharie 4.6).
En ces temps bien pénibles, où les cieux et les cœurs sont obscurcis, combattons sous l'étendard de notre Dieu ; accaparons- nous du Royaume et des armes de la foi, pour mener le bon combat. Comptons sur Lui et non sur nous, car sans Lui, notre Dieu, nous ne pouvons rien faire. Le monde, d'ailleurs, en est l'image et le reflet.

 

 A force de vouloir tout entreprendre seul, en reniant parfois Dieu, à vouloir se prendre pour Dieu.., nous actons le constat alarmant de la dérive de notre société. Confions nous en l'Eternel, prions et levons-nous, car le Rédempteur s'est déjà levé. Le temps est court. Jésus est aux portes. Demeurons enracinés dans le Christ.
"Confiez-vous en l'Eternel à perpétuité, car l'Eternel est le rocher des siècles."  (Esaïe 26.4).
                                     Claude Albano

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