Une ouverture d' esprit

 

 

 

Une ouverture d’esprit

                            ou

     un regard neuf sur autrui

          Actes 10 : 17-48

Introduction :

 

Avec le récit que nous allons aborder, nous allons être en prise directe avec un fait majeur lors de la naissance de l’église chrétienne. Il faut bien comprendre qu’entre la mission confiée aux apôtres et sa réalisation, il y avait loin de la coupe aux lèvres. Autant dire qu’aucun apôtre n’était prêt à accomplir l’œuvre fabuleuse initiée par le Seigneur. Nous parlons ici du salut offert gratuitement à chaque habitant de notre planète. Malgré l’événement impressionnant de la Pentecôte, les apôtres immergés dans une culture juive ne pouvaient entrevoir que   l’avenir de leur propre peuple. D’ordinaire, en lisant le livre des Actes des apôtres, on peut avoir l’impression que le Saint-Esprit a rendu facile l’accomplissement des volontés divines, mais il n’en fût rien. Pendant des siècles, les Juifs avaient été motivés par la garde des oracles sacrés et de leur tradition (cf. Romains 3 : 2). De ce fait, tout étranger au peuple élu devait être considéré comme un païen impur (cf. Actes 10 : 28). Même dans des circonstances exceptionnelles, la règle prévalait. C’est ainsi que ni les apôtres, ni les gens du peuple n’ont pu accompagner le Seigneur au prétoire romain où se tenait Pilate, de peur de se souiller (cf. Jean 18 : 28). Il faut dire à leur décharge que le Seigneur lui-même avait donné un ordre clair au début de l’envoi des apôtres : « Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N'allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains » Matthieu 10 : 5, version NEG. Puis, d’une manière apparemment contradictoire, à la fin de son ministère terrestre, il leur dira : « Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » Matthieu 28 :19, version TOB.

Ce changement d’orientation n’a pas été sans conséquences pour les apôtres et disciples du Christ. Il n’y a rien de plus difficile que d’apprendre à désapprendre.

Voilà pourquoi la révélation de l’apôtre Pierre est bouleversante. Elle va retenir notre attention car elle nous concerne à plus d’un titre.

 

Développement :

 

L’apôtre conversant avec le centenier romain Corneille, à Césarée, lui dit : « Comme vous le savez, c'est un crime pour un Juif que d'avoir des relations suivies ou même quelque contact avec un étranger. Mais, à moi, Dieu vient de me faire comprendre qu'il ne fallait déclarer immonde ou impur aucun homme » Actes 10 : 28, version TOB.

Avant d’aborder la portée considérable de cette révélation, il faut revisiter son contexte.

Les responsables du peuple d’Israël étaient convaincus que cette nouvelle secte qui se référait au Christ n’avait pas l’approbation divine. C’est la raison pour laquelle tout a été mis en œuvre pour éradiquer cette hérésie. Ainsi, nous voyons, après l’effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte, les autorités ecclésiastiques donner des ordres dans ce sens. Le martyr du diacre Etienne, par Saul de Tarse, reste dans cette logique. Le livre des Actes nous apprend que Dieu s’est d’abord servi de personnes ouvertes comme Philippes pour aller prêcher aux ennemis d’hier : les Samaritains (cf. Actes 8). Puis, Philippes est conduit par l’esprit sur la route de Gaza pour rencontrer la reine d’Ethiopie… Mais, il fallait aller plus loin ! Alors, Dieu va convertir d’une façon miraculeuse un membre du sanhédrin : Saul de Tarse. Désormais, il s’appellera Paul, et il sera envoyé vers les païens d’Orient et d’Occident (cf. Actes 9).

Cependant, au sein même du collège apostolique la majorité ne pense pas ainsi. Jacques (le frère du Seigneur) et Pierre, en particulier, restent convaincus qu’en dehors d’Israël le salut n’est point possible…

De nouveau, Dieu est contraint d’employer les grands moyens. Il va mettre en place un programme de formation pour que l’apôtre Pierre s’ouvre à la dimension universelle de la bonne nouvelle en Jésus-Christ. Et c’est par une vision choc qu’il va le conduire à découvrir cette perspective (cf. Actes 10). Alors qu’il chemine vers Césarée, Pierre s’arrête pour prier. Il eut faim vers midi, et pendant qu’on lui préparait de quoi se restaurer, il tombe en extase : « Il contemple le ciel ouvert : il en descendait un objet indéfinissable, une sorte de toile immense, qui, par quatre points, venait se poser sur la terre. Et, à l'intérieur, il y avait tous les animaux quadrupèdes, et ceux qui rampent sur la terre, et ceux qui volent dans le ciel. Une voix s'adressa à lui : « Allez, Pierre ! Tue et mange. » « Jamais, Seigneur, répondit Pierre. Car de ma vie je n'ai rien mangé d'immonde ni d'impur. » Et de nouveau une voix s'adressa à lui, pour la seconde fois : « Ce que Dieu a rendu pur, tu ne vas pas, toi, le déclarer immonde ! » Cela se produisit trois fois, et l'objet fut aussitôt enlevé dans le ciel. » Actes 10 : 11-16, version TOB.

C’est assurément grâce à la bonté de Dieu pour son serviteur, que l’apôtre Pierre finit par comprendre la portée universelle du message divin. Mais, comment ne pas comprendre la perplexité de l’apôtre ? Depuis sa plus tendre enfance, il a été éduqué avec la certitude d’appartenir au vrai peuple de Dieu, dont le contour spirituel était bien défini. Ce constat est toujours d’actualité.

Est-ce que la perplexité de l’apôtre ne nous renvoie pas à notre quotidien ?

Qu’en est-il de notre formation religieuse ? Quel que soit notre engagement n’y a-t-il pas le danger d’’être enkysté dans une pensée qui nous a été transmise ? Quand nous restons prisonniers de nos habitudes, quand nous suivons des traditions ancestrales sans vérifier leur fondement biblique, quand nous préférons nous protéger et nous sécuriser derrière des règles humaines, notre esprit d’ouverture à l’action divine peut, être complétement obstrué. Qui peut dire que nous ne sommes pas concernés ?

Avons-nous remarqué que chaque religion campe derrière ses certitudes ! L’apôtre était profondément convaincu d’avoir fait le bon choix. Jamais, il n’avait mangé ce qui était déclaré impur. Par trois fois la voix divine a dû l’interpeler. Sans l’intervention divine que serait devenu le grand apôtre Pierre ? Plus tard, il écrira dans une lettre pastorale : « dites-vous bien que la longue patience du Seigneur, c’est votre salut » 2 Pierre 3 : 15a, version TOB.

Observons que tout a été mis en place pour que Pierre comprenne la mission qu’Il voulait lui confier. Comparaison n’est pas raison, mais se pourrait-il qu’il en soit de même pour nous ?

Le rappel de cette situation est de nature à encourager chacun de nous dans sa laborieuse quête de la volonté divine. Contrairement à la pensée populaire, ne pas comprendre peut aussi être une démarche positive. Elle a son utilité, car elle nous force à aller au très fond de nous-mêmes. Déjà dans les relations humaines, et à fortiori en couple, avons-nous observé que l’incompréhension n’est pas un handicap majeur à l’amour. Si nous devions cesser d’aimer à chaque fois que nous ne comprenons pas, nous ne construirions rien de durable ! Aimer vraiment, c’est faire confiance, surtout quand on ne comprend pas.

L’Esprit a répondu à l’attente secrète de Pierre. Nous ne savons pas de quelle manière précise, mais ce qui est sûr, c’est que Pierre a bien reçu le message. Ce dernier était clair et sur mesure.

Pierre avait un caractère assez contestataire. Comme nous l’avons déjà remarqué, il était plus empressé à dire non que oui (cf. Matthieu 26 : 33 ; Jean 13 : 6-8). Aussi l’Esprit va lui faciliter la tâche en lui disant de partir sans hésiter avec ces trois envoyés de Dieu. Observons encore que quand nous sommes ouverts à L’Esprit de Dieu, l’obéissance ne pose aucun problème, bien au contraire. Pierre est donc descendu du toit et s’est présenté à ces hommes en leur posant une seule question : « quelle est la raison de votre visite ? » v.21, version TOB. 

Pourquoi pensez-vous que l’Esprit n’a pas tout expliqué et tout dit à Pierre sur le toit (en réponse à sa prière) ?  Pourquoi Dieu ne donne-t-il pas tout le plan de marche à son serviteur ?

 

Pédagogiquement, la confiance, c’est comme la construction d’une maison. Tout se met en place dans un certain ordre. On ne pose pas le toit avant d’avoir fait les fondations ! Que ce soit dans l’histoire biblique, ou sur un plan plus personnel, on se rend compte que la révélation du Père est progressive. Il y a un temps pour chaque avancée spirituelle. C’est ainsi que la confiance se construit et que le lien de la foi se fortifie. De plus, cela nous permet de comprendre que nous ne sommes pas le nombril du monde, même si nous sommes l’objet de toute l’attention divine. Dieu utilise des êtres humains pour nous interpeler. Dans la circonstance, cela a donné l’occasion aux trois envoyés de témoigner en faveur de Corneille. L’acte de foi a donc été partagé par les deux serviteurs et le soldat romain croyant.

Si nous avions toutes les explications avant les faits, où serait notre foi ? Or, le but de Dieu est de créer avec nous une relation forte. Pour se faire, il est nécessaire de faire l’apprentissage de la victoire divine sur nos doutes, nos scrupules, nos peurs, nos « a priori », nos convictions immuables, nos raisonnements irréfragables, nos arguties mouvants…

 

Après avoir entendu le témoignage des envoyés de Dieu (cf. v.20), le récit se poursuit : « Pierre les fit alors entrer et leur offrit l'hospitalité. Le lendemain même, il partit avec eux accompagné par quelques frères de Joppé » Actes 10 : 23, version TOB.

Les détails sont très significatifs. Pourquoi Pierre n’est-il pas parti avec ces gens sur le champ ? (Rappel : « Descends donc tout de suite et prends la route avec eux sans te faire aucun scrupule : car c'est moi qui les envoie » Actes 10 : 20, version TOB). Nous savons qu’il était environ midi, donc Pierre avait le temps de prendre la route… On ne peut pas dire qu’il était tard ! Or, que fit Pierre : « Les ayant donc fait entrer, il les logea ; et le lendemain, se levant, il s'en alla avec eux » Actes 10 : 23, version DRB.

Pourquoi l’apôtre a-t-il agi de la sorte ? Pourquoi n’est-il parti que le lendemain ? La question semble superflue, elle n’en est pas pour autant moins instructive.

 

Ce qui est clair, c’est que Pierre a senti la nécessité de faire prévenir des frères de Joppé pour qu’ils l’accompagnent le lendemain. Ce choix en dit long. Les raisons que nous pouvons comprendre sont diverses :

  • Malgré le bon témoignage des envoyés, Pierre devait aller chez un païen, et cela devait peut-être encore lui poser problème. Sa prise de conscience était toute fraîche !
  • Pierre, témoin oculaire de la vie de Christ, bénéficiait d’un certain prestige auprès des chrétiens de la première heure. Certainement, a-t-il voulu ne prendre aucun risque, malgré sa conviction que Dieu le pilotait dans cette démarche. A-t-il voulu soigner sa renommée, ou prévenir d’éventuelles incompréhensions ?

 

Ce récit révèle l’humain dans ses contradictions : avoir le désir sincère d’être obéissant à Dieu, et en même temps, être viscéralement travaillé par ses appréhensions, ses peurs d’être incompris. On accepte mal de voir son image de marque écornée. Reconnaissons que la foi mature, qui s’abandonne complètement, n’est pas un long fleuve tranquille !

 

Ces remarques s’articulent en fonction de faits que nous pouvons acter. Dès que Pierre arrive et entre dans la maison de Corneille, ses premiers mots ne sont pas : « Je suis content d’être parmi vous ! » mais « je ne devrais pas être avec vous ! ». Plus exactement, il leur dit : « Comme vous le savez, c'est un crime pour un Juif que d'avoir des relations suivies ou même quelque contact avec un étranger » Actes 10 : 28a, version TOB.

Curieuse façon d’introduire une relation positive ! On a envie de lui dire : « Si c’est pour dire cela que tu es venu, alors, tu peux repartir, car on le savait déjà ! ». Pour créer un climat de confiance, c’était râpé !  A moins d’ajouter une précision... Et c’est justement là que le contraste va s’opérer : « Mais Dieu m’a montré qu’il ne fallait dire d’aucun homme qu’il est souillé ou impur » v. 28b, version Nouvelle Bible Segond.

 

La voilà la grande révolution de la naissante église chrétienne ! Ne faire aucune distinction entre les hommes (Par nature, ayant été créés par Dieu, nous sommes tous frères). Où en est cette réalité ? L’être humain dans sa perversité a établi des classifications, et les a faites se combattre (cf. la lutte des classes sociales). Toutes ces distinctions ethniques, culturelles, les couleurs de peau, les différentes croyances, tout a été utilisé comme support pour exercer un pouvoir et une domination. Dans le monde chrétien, la diversité des Eglises n’échappent pas à ce constat. On défend plus une identité que le message du Christ qui se définit comme la bonne nouvelle.

Après avoir affirmé : « Dieu m’a montré », ou comme d’autres traduisent : « Dieu m’a appris », (δείκνυω = deiknuo=   1) montrer, exposer aux yeux 2) métaph : 2a) montrer l'évidence ou prouver une chose 2b) exposer par des mots ou un enseignement), ou encore « Dieu vient de me faire comprendre » version TOB, l’apôtre Pierre précise : « c’est pourquoi je suis venu sans objection... » v.29a. Le mot utilisé en grec est un adverbe : αναντρρητως= sans contredit. Autrement dit : sans contestation possible, sans contradiction, sans réticence, sans difficulté. Cet adverbe est un hapax logomenon, (seule occurrence, ce mot n’apparaît donc qu’une seule fois dans tout le corpus du N.T). A cas unique, correspond un vocabulaire unique...

Si Pierre est sincère dans ses paroles (et nous le croyions) quelle superbe métamorphose !

Du coup, Pierre rend directement témoignage à la bonté et à la patience de Dieu à son égard. Oui ! Dieu lui a montré... Non seulement ses yeux se sont ouverts sur une autre réalité plus large, et plus enthousiasmante, mais aussi son cœur s’est ouvert à des relations sans frontière. Dieu a fait fondre toutes ses appréhensions et réticences. Sa disponibilité est maintenant totale. C’est la raison pour laquelle, il va questionner Corneille : « Mais maintenant j’aimerais savoir pour quelle raison vous m’avez fait venir ». v.29b, version TOB.

Pierre avait déjà posé cette question aux envoyés (cf.v.21), il la réitère, certainement pour donner à Corneille l’occasion d’expliquer lui-même le pourquoi de son invitation.

Cette façon de redire les faits est propre au langage biblique. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Corneille déroule à nouveau son expérience, d’autant que certains ne la connaissaient pas, en particulier, les frères de Joppé. Or, il était très important qu’ils voient et entendent à leur tour, dans l’éventualité plus que probable, d’un rendre compte aux communautés judéo-chrétiennes de Joppé et de Jérusalem (sous la cendre couvait les privilèges du seul peuple élu).

Corneille de son côté est très empathique : « Tu as bien fait de venir » ou « tu as eu la bonté de venir » version NBS ; « Maintenant donc, nous, nous sommes tous ici devant Dieu, pour entendre tout ce que le Seigneur t’a ordonné de dire » v.33, idem.

Cette attitude de Corneille démontre la profondeur de son besoin spirituel. Il se positionne comme étant devant Dieu, pour entendre le message de son serviteur Pierre.  Quand le désir de se présenter à nu devant Dieu est effectif, alors tout devient possible, et la foi peut déployer ses ailes. (Réfléchissons au contraste entre la position juive et la position dite païenne).

Pierre est à son tour ému par l’action divine. La remarque préliminaire qui jaillit de ses

 

lèvres est significative : « En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point de favoritisme, mais qu’en toute nation celui qui le craint et pratique la justice lui est agréable » Actes 10 : 34, idem.

Le fait que Dieu soit Amour (cf.1 Jean 4 :16) a une conséquence très concrète. Dieu est impartial, il ne fait pas de préférence, il n’avantage pas certains, au détriment d’autres. Certes, il adresse des missions différentes, il choisit qui il veut pour se révéler (cf. Romains 9 : 20-21), mais sur le plan du salut, tous demeurent égaux devant lui (cf. Jacques 2 : 8-9). L’amour et la justice sont intimement liés, voilà pourquoi Dieu ne peut faire de différence. Nous sommes tous égaux devant lui. « Devant Dieu il n’y a point de favoritisme. » Romains 2 :11 (cf. encore Ephésiens 6 : 9c ; Colossiens 3 : 25 ; Romains 9 : 25). L’apôtre Pierre résume bien, en une phrase, le plan de Dieu :

« Il a envoyé la parole aux fils d’Israël, en leur annonçant la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. » Actes 10 : 36, idem. Glorieuse réalité que celle-là ! Redisons-le : le Christ est Seigneur et sauveur de tous !

 

Conclusion :

 

Ce chapitre occupe une place prépondérante dans le livre des actes. Il retrace les faits marquants qui ont été à l’origine d’un changement d’attitude envers le monde non-juif. Certes, toutes les difficultés ne se sont pas évaporées en un jour, mais l’orientation qui a été impulsée par Dieu va traverser les siècles. Le chapitre 11 nous montrera que le témoignage de Pierre a vraiment pesé dans le rapport qu’il présentera aux apôtres et aux frères de Jérusalem (cf. Actes 11 : 1-3).

Enfin, la conclusion sera positive. La position de Pierre sera suivie : « Or, puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, pouvais-je, moi, m’opposer à Dieu ? Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » Actes 11 : 17-18, version FBJ.

 

Désormais, l’évangile va s’ouvrir au monde d’une manière irréversible. Le concile de Jérusalem en 50 va prendre acte de ce fait. Il va définir un positionnement chrétien dans l’accueil de tous ceux et celles qui embrasseront le salut gratuit en Jésus-Christ.

Tout, dans cette expérience de Pierre avec Corneille est édifiant. Cette grande épopée s’est caractérisée par un merveilleux esprit d’ouverture, grâce à l’action puissante de Dieu. Oui ! L’évangile est venu supprimer toutes discriminations, abattre toutes frontières, rétablir la concorde entre les hommes. Ce n’est que quand l’humain fait barrière à l’essence même de cet évangile, que les tensions reprennent vie, et avec elles, les guerres. Pour inverser la tendance de ce climat mortifère, il n’y a qu’une bonne attitude : Celle que Corneille a désirée et voulue. L’apôtre Pierre en témoigne, en disant : « Dieu m’a appris ». A notre tour qu’avons-nous appris ? Qu’avons-nous compris ? Que voulons apprendre et comprendre ?

 

« La croyance que rien ne change provient d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat » Friedrich Nietzsche, artiste, écrivain,philosophe(1844-1900).                                                                                          

 

                                                                                     Jacques Eychenne

                                                                               

 

PS : TOB, version Traduction Œcuménique de la Bible, DRB, version Darby, FBJ, version Française de la Bible de Jérusalem.

 

 

 

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