La connaissance de soi

ou

Bien se connaître et  être vrai


Galates 6:3-5

Jérémie 17: 9-10

 

 

 

 

Introduction :   Romains 12 : 1-8

 

Dans un monde où l’apparence prend souvent le pas sur le fond des personnes et des biens, n’est-il pas plus urgent de revaloriser les valeurs morales qui fondent la bonne connaissance de soi dans le rapport au prochain. Encore que le listage de ces valeurs comme l’authenticité, la vérité, la droiture, la spiritualité, masque souvent le besoin de se donner bonne conscience.

Connaissant parfaitement le fond de la nature humaine, le Seigneur a  dénoncé avec vigueur le culte de l’apparence. Il a dévoilé l’état d’esprit de ceux qui aimaient être aux premières places, pour être bien vus. Il a dénoncé ceux qui faisaient de longues prières théâtrales au coin des rues pour bien étaler leur spiritualité. L’apôtre Paul dira : ce sont ceux qui ont « l’apparence de la pitié, mais qui en renient ce qui en fait la force. »   2 Timothée 2 :5 (Cf. Marc 12 :38-40 ; Matthieu 6 :5)

Une recommandation pertinente du Seigneur arrive jusqu’à nous aujourd’hui :

« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux ». Matthieu 6 :1 (μισθοσtraduit par récompense désigne avant tout le salaire, la paye, la rémunération. Ce n’est que par extension que l’on parle de récompense, bien que la notion de mérite soit absente des Saintes Ecritures)

Du coup cela nous renvoie indirectement à une meilleure connaissance de soi. Et par extension, à la manière dont nous sommes perçus.

 

Déjà Socrate, le père des sciences humaines, disait jadis :  

"Connais-toi toi-même". Cette célèbre phrase signifiait qu'il faut atteindre la connaissance et la Maîtrise de soi, et s'affranchir des spéculations et explications idéologiques et théologiques. Dans son dialogue avec Xénophon, Socrate rappelle que les hommes ne sont jamais plus heureux que lorsqu’ils se connaissent eux-mêmes.

Examinons donc, à la lumière des Saintes Ecritures, ce qui concerne le sujet de la connaissance de soi et la façon dont personnellement on peut être perçu.

 

Développement :

 

1)    La connaissance de soi :

 

Elle est le fruit d’une expérience, à travers divers évènements, qui nous révèlent à nous-mêmes. Elle prend en compte la génétique, l’éducation reçue, le milieu culturel dans lequel on a évolué, l’imperméabilité ou la perméabilité aux influences etc. Dans le contexte spirituel, il s’agit plutôt d’être au clair sur notre positionnement par rapport à Dieu, sur notre ouverture à l’action de son Esprit, et sur la découverte des dons différents reçus.

L’apôtre Paul résume bien notre situation d’êtres créés en nous comparant à des vases. Il dira que dans une maison, il y a des vases d’or et d’argent, mais aussi des vases de terre, d’utilisation courante. (Cf. 2 Timothée 2 :20)

 

L’important est de trouver sa place dans la famille et la société et d’assumer  les choix inhérents à notre nature humaine.

 

« Nous portons ce trésor (Cf. Message d’amour du Christ) dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous » 2 Corinthiens 4 : 7

Vouloir être ce que nous ne sommes pas est une triste méprise. Bibliquement parlant, l’important est moins de faire l’inventaire de nos points forts et faibles, que d’accepter au départ la réalité incontournable que nous avons été créés par Dieu. L’acceptation ou le refus de cette affirmation induira pour beaucoup dans notre bien  connaître.

Ainsi concrètement, le « JE » ne peut exister d’une manière autonome. Certes, il a la capacité d’agir au travers du libre arbitre. Mais, implicitement ou pas, inconsciemment ou pas, toute créature se positionne dans le refus ou l’acceptation de la volonté de Dieu à son égard. Autrement dit, le « je » se décline d’une façon conditionnelle. Il induit fortement dans la connaissance de soi. La complète autonomie est une illusion, une vue philosophique de l’esprit. Pour les uns cela peut être un trompe l’œil rassurant et déculpabilisant, pour d’autres l’occasion de prouver qu’ils sont seuls maîtres à bord de leur existence. Mais en fait, nous avons une seule alternative sur la question de nos origines : soit reconnaître et découvrir un Père, soit accepter d’être le fruit du hasard ou d’être né sous X.

Si nous avons choisi d’intégrer la vérité biblique, la connaissance de soi peut en être plus vraie. Elle n’en sera pas pour autant plus facile, loin de là ! Les revendications de « l’ego » sommeillent toujours en nous. Du coup notre volonté est sollicitée. L’analyse de nos motivations devrait  devenir un réflexe permanent.

C’est à cela que la Parole de Dieu nous invite : 

 

« Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion (prétentions excessives, Nouvelle Bible Segond), mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun (donnée en partage, NBS) » Romains 12 :3

 

Le verbe grec (υπερφρονεω) a été traduit la plus plupart du temps par : avoir une trop haute opinion de soi, être prétentieux.

En fait, ce verbe composé, met l’accent sur l’évidence de se croire au dessus des autres sur les plans de la vie courante : sentiments, comportements, pensées.

La prise en compte de cette recommandation de l’apôtre a une incidence dans nos rapports à autrui. Elle tranche avec l’esprit de compétition de notre monde !

Aujourd’hui, il est impossible de réussir sans avoir l’ambition de dominer son sujet et ses concurrents. Dans le langage sportif, on parle même de la nécessité d’avoir un esprit de tueur pour vaincre. Ne dit-on pas « il faut tuer le match ! »

 

Se pénétrer de l’esprit du Christ ne nous conduit pas sur un terrain de faiblesse, bien au contraire. La caricature a fait des chrétiens des gens sans grande personnalité, s’accrochant à Dieu désespérément pour résoudre commodément leurs problèmes. Mais personne ne peut être dupe ! Les témoignages positifs sont trop nombreux !

Salomon disait déjà : « Celui qui est maître de lui-même vaut mieux que celui qui prend des villes » Proverbes 16 :32

L’apôtre Paul a pu expérimenté la différence dans son  fonctionnement et son rapport au prochain,  avant et après sa conversion. C’est pourquoi en homme avisé il déclare sans détour :

 

 « Celui qui se considère comme quelqu’un d’important, alors qu’il n’est rien, s’illusionne lui-même. Que chacun examine son œuvre propre, et alors il aura de quoi être fier par rapport à lui-même, et non par rapport à quelqu’un d’autre… »Galates 6 : 3-4

 

Ainsi, la relation à Dieu devrait induire une lucidité sur soi-même, aiguiser notre discernementravivez notre intelligence. Notre libre-arbitre s’actionnera alors dans la recherche de ce qui est le meilleur pour nous, et pour ceux qu’on aime. Ce « travail » intérieur secret procède d’un examen sérieux de nos fonctionnements.

 

« Ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour le discernement des choses les meilleures... »  Philippiens 1 :9-10

 

Toutefois notre volonté a besoin d’être éclairée. L’expérience démontre que nous désirons tout et son contraire. Heureusement que Dieu n’exauce pas toutes nos prières, car nous sommes pétris de contradictions.

La réalité insupportable pour les uns, inacceptable pour d’autres, est que nous avons besoin d’une aide extérieure, autant que nous avons besoin de tout l’oxygène d’amour de nos parents pour nous construire au départ de la vie. La révélation biblique explique le pourquoi de ce besoin d’aide. L’apôtre Paul a expérimenté et il témoigne :

 

« Je ne sais pas ce que je fais : je ne fais pas ce que je veux, et je fais ce que je hais… Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas… Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur »Romains 7 : 15,18-19,24.

 

Ainsi, la vraie connaissance de soi mène à ceréaliste constat. Il est important de ne pas être complaisant avec soi-même et de faire face à la réalité du qui nous sommes. Indirectement, il nous conduit à la vertu de l’humilité. Non, à cette prétendue attitude de modestie feinte pour être bien vu, mais à ce comportement qui permet de se sentir bien en toutes circonstances. Cette qualité d’être donne l’avantage de se sentir à l’aise dans tous nos rapports avec autrui. N’ayant plus rien à prouver aux hommes, la relation n’en devient que plus authentique.

Rappelons-nous les deux qualités essentielles de la personnalité du Christ. Que disait-il de lui-même ?

« Prenez mon joug et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes » Matthieu 11 :29

 

La connaissance de soi se décline avec un mûrissement ou un pourrissement, un peu comme le vin. Il y a ceux qui vieillissent bien comme le bon vin, et ceux qui deviennent imbuvables, ceux qui finissent par être bouchonnés…

D’autre part, la connaissance de soi intègre inévitablement l’analyse de nos motivations. De cette dernière émerge la nécessité d’une aide extérieure, dans un contexte d’humilité. David l’a magnifiquement exprimé quand il déclare :

 

 « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité » Psaume 139 :23-24

Et ailleurs : « Fais-moi dès le matin entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais-moi connaître le chemin où je dois marcher ! Car j’élève à toi mon âme… Enseigne-moi à faire ta volonté ! Car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite ! » Psaume 141 :8,10.

 

La véritable humilité est une force, non une faiblesse. (Cf. 2 Corinthiens 12 :10) Pourquoi ? La raison en est simple. 

 

 « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que personne ne se glorifie devant Dieu » 1 Corinthiens 1 :27-29

 

Redisons-le encore une fois, la vraie connaissance de soi, non seulement nous repositionne sur la question de nos origines, mais plus encore nous conduit dans l’acceptation d’une aide extérieure. La découverte de la bonté de Dieu notre Père, chaque matin, n’en est que la conséquence heureuse. Cela ne peut être entendu que par celui ou celle qui se remet en question, et fait acte d’humilité, sans tricher avec lui-même.

De concert, les apôtres Jacques et Pierre ont déclaré : 

«  Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » Jacques 4 :6 et 1 Pierre 5 : 5

Nous venons de parler succinctement de la connaissance de soi, abordons maintenant l’autre versant, c'est-à-dire la façon dont nous sommes perçus.

 

2)    La perception des autres sur soi ou le poids du regard des autres :

 

Donner une bonne image de soi est la marque de fabrique de tous les communicants. Il faut absolument soigner son image de marque, son look !

Il semble que ce soit le passage obligé pourêtre bien vu et reconnu !

Les procédés utilisés font parfois sourire, tellement le trait est forcé : Rictus permanent, bain de foule, déclarations chocs, gestuelle théâtrale etc.

Et puis, nous sommes à l’ère des sondages d’opinion. Par exemple, en ce moment, savoir ce que la population pense d’une telle personnalité est regardé avec soin.

Savez-vous que le Christ a été parmi les premiers à utiliser le sondage d’opinion ! Souvenez-vous de son célèbre :

 

« qui dit-on que je suis ? »  Matthieu 16 :15

 

Aux dires des hommes, qui suis-je ?  Aux dires des gens, qui est le fils de l’homme ?

Les disciples ont répondu. Les uns disent que tu es Jean-Baptiste, les autres Elie, d’autres Jérémie ou l’un des prophètes. Quelle diversité d’opinions sur le Christ ! Mais, Jésus voulait aussi avoir l’avis de ceux qui l’avaient accompagné, ses disciples. Alors, il leur posa la question :

 

 «  Et vous, qui dites-vous que je suis ? » et Pierre l’intrépide a répondu « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » Matthieu 16 :13-16

 

Cette circonstance nous fait poser le problème du poids du regard des autres sur nos vies. Comment gérons-nous ces situations ? En sommes-nous affranchis ?

Ou sommes-nous contaminés par le souci de plaire, à notre détriment ?

Certes, nous avons tous besoin de reconnaissance, mais jusqu’où va ce besoin ?

Est-ce que le regard des autres est à ce point déterminant dans notre prise de décisions ? A quel point cela peut impacter nos choix ?

La recherche à évaluer ce que les gens pensent de nous devrait être subordonné à ce que nous pensons de nous-même. Ainsi, c’est vers cet espace de liberté que le Christ nous invite à avancer.

Faire complètement abstraction du regard et du jugement des autres n’est guère possible, ni même souhaitable. Toutefois, force est de constater que ces regards nous pénalisent, plus qu’ils nous aident. Alors, pourquoi ne pas poser, avec l’aide de Dieu, un filtre protecteur pour alléger le poids de l’opinion d’autrui ? 

 

L’histoire nous conserve la réplique de la reine Victoria à son premier ministre. La souveraine d’Angleterre, qui marqua de son empreinte l’histoire de son pays, répliqua à son premier ministre Benjamin Disraeli, qui lui reprochait de négliger sa popularité : « Ce qui m’importe, ce n’est pas ce que mes sujets pensent de moi, c’est ce que je pense d’eux ». Le risque commun du regard des autres sur nos vies nous entraîne vers une surenchère de notre ego. L’inflation personnelle nous guette et l’orgueil reprend vie. Pour repartir en sens inverse, il faut être traversé par des évènements forts…  

 

Le Christ nous a ouvert une voie, celle de la conviction intérieureIl n’a pas cherché à plaire. Dès le départ il va surprendre.

 - On attend le roi de l’univers à l’hôtel le plus prestigieux, et le voilà naissant dans une étable en compagnie des animaux.

 - On l’attend encore à 30 ans pour inaugurer son investiture à la candidature de Sauveur d’Israël à Jérusalem, on le trouve prés du Jourdain, fréquentant un personnage hirsute qui se nourrit de sauterelles et de miel sauvage.

Qui plus est, son investiture, il l’accomplit en se faisant plongé dans l’eau du Jourdain.

  - On l’attend pour dresser un programme d’actions, il invite 12 personnes simplement à le suivre.

  - On l’attend encore pour délivrer des messages qui vont soigner sa popularité, il donne un enseignement qui va à contre-courant de ce que les chefs spirituels de son temps affirment haut et fort.

Le Christ veut-il plaire ? Il se met à dos toute l’élite religieuse de son peuple.

- On l’attend discourant dans le temple de Jérusalem, le haut lieu de la capitale et coeur de l’âme du peuple, lui parcoure la campagne guérissant les malades, ressuscitant les morts, faisant sans cesse du bien sur son passage. Suprême dérision, au détour d’un miracle, il demande à l’intéressé de ne pas ébruiter son bienfait.

Non ! Jamais le Christ n’a recherché la popularité.  Et, si il accepte les vivats de la foule dans une de ses dernières entrées à Jérusalem, c’est encore moins pour soigner son image de marque, que pour attirer l’attention du peuple sur la finalité de sa mission. On l’attendait comme roi, il va finir sur une ignominieuse croix comme un brigand encadré de brigands.

Le Christ a tracé la bonne piste de notre appréciation concernant le regard des autres. Il nous a défait d’un poids. Ainsi, le regard des autres ne peut avoir d’emprise sur nous que si nous avons du mal a bien nous connaître et à assumer un JE libre et responsable. Cette attitude digne se vit dans la conviction et la fermeté, simplement, sans provocation, dans le respect d’autrui. 

 

Conclusion :

 

Il faut oser affronter un jour ou l’autre qui nous sommes vraiment. D’abord pour nous-même, mais aussi pour ceux qui nous aiment et nous font confiance. Il en va de notre bonheur à vivre le présent.

Il est positif de s’analyser sans concession et de bien connaître les mécanismes intérieurs de nos fonctionnements. De prendre acte que nous avons une responsabilité à assumer seul. En cela les conseils avisés de la Bible peuvent nous rendre service. Par exemple quand Paul écrit aux chrétiens de Philippe et leur dit :

 

« Ne faites rien par ambition personnelle (ou esprit de parti) ni par vanité ; avec humilité, au contraire, estimez les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun, au lieu de regarder à ce qui lui est propre, s’intéresse plutôt aux autres. » Philippiens 2 : 3-4 (version Nouvelle Bible Segond)

 

La véritable grandeur est en regard de la bonne connaissance de soi. Alors, on peut dire que l’on est équipé pour faire face à tous les problèmes de la vie. Mais attention, cette posture a un prix. Si on veut être fidèle à la Parole divine, il ne faut pas s’attendre à être populaire auprès du commun des mortels. (Ce que le monde a fait à Jésus, il le fera de même à ceux et celles qui veulent suivre ses traces. Cf. Jean 15 :20)  

 

La vraie grandeur est dans l’humilité. (Cf.Romains 12 :16 // Matthieu 18 :1-4 ; 23 :10-12.)

« Mieux vaut être humble avec les humbles que de partager le butin avec les orgueilleux. Celui qui réfléchit sur ces choses trouve le bonheur, et celui qui se confie en l’Eternel est heureux »  Proverbes 16 : 19,20.

 Beethoven parlant de son œuvre en générale disait : 

 «  Le véritable artiste n’a pas d’orgueil…Tandis que d’autres, peut-être, l’admirent, il déplore de n’être pas encore arrivé là-bas où un génie meilleur ne brille pour lui que comme un soleil lointain ». (1)

 

 

La vraie grandeur, à l’instar de Jésus, nous fait prendre conscience que nous sommesserviteurs les uns des autres. Oui ! Mais toujours conscients de nos forces et de nos faiblesses. 

 

Comme les anecdotes sont plus éloquentes parfois que de longs développements, je conclurai le propos par un fait authentique :

Un critique d’art se vantait de son érudition et de ses connaissances en peinture. Il fut invité à une exposition et on lui demanda son avis.

Il voulut prendre ses lunettes, mais il s’aperçut qu’il les avait oubliées. Ne voulant pas perdre la face et par amour propre, il décida de dire malgré tout quelques  mots, sur les toiles qu’on lui présentait. Il les voyait, mais vaguement.

Arrivé devant un cadre particulier, il commença à en décrire les défauts et il analysa ce qui était à l’intérieur. Il précisa que l’homme en toile de fond ne collait pas avec l’ensemble, que ce gros plan était de mauvais goût...

 Alors qu’il se lançait dans cette analyse très négative, sa femme se frayant un chemin parmi les visiteurs, vint lui glisser à l’oreille ses mots :

 «  Mon chéri tu es devant une glace. »

 

La gloire est une passagère qu’un rien effraie. Que le vent soit contraire, et la voilà disparue. Elle s’envole comme la balle du grain. La gloire, n’est-ce pas l’insensé qui la cultive ?

                                                                                                   

   Jacques Eychenne

  

(1) Citation tirée de l’ouvrage : «  cinq méditations sur la beauté » de François Cheng, page76, ed. Albin Michel

 

Recommandation: lire " Le courage d'être soi" de Jacques Salomé, éd. du relié, avril 1999.

 


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