Jésus-Christ, prix Nobel de la paix

 

 

 Jésus-Christ,prix                   Nobel d la  paix

         Esaïe 9 : 6

Introduction :

 

Nous approchons des réjouissances de fin d’année. La chrétienté va célébrer la fête de Noël en relation avec la nativité du Christ. A l’origine, il s’agissait de louer la victoire de la lumière sur les ténèbres. C’était une réjouissance solennelle païenne. Elle était célébrée par les Romains au solstice d’hiver, daté au 21 décembre d’après le calendrier Julien. La chrétienté des premiers siècles n’a jamais retenu cette fête comme faisant partie de son calendrier liturgique. A contrario, elle a choisi le 25 décembre d’après le calendrier Grégorien. C’est aussi un calendrier solaire qui a été mis en place au XVI e siècle par le pape Grégoire XIII. Une autre signification fut trouvée.  Il convenait  d’éviter les dérives et assimilations aux fêtes, dites païennes. C’est en effet à partir de cette date que les jours rallongent... Même si ce repère astronomique ne traduit aucunement la vérité historique de la naissance du Christ (elle est ignorée ! certains pensent que le Christ est né au printemps, d’autres en automne), cette tradition, solidement ancrée, donne l’occasion aux uns de faire la fête, à d’autres de se réunir en familles. D’autres enfin, dans un cadre plus spirituel,  réfléchissent sur le sens de cette naissance extraordinaire. Dans les trois cas, il y a implicitement la nécessité de vivre dans un contexte de paix. En tout temps, les responsables politiques l’ont ressenti. John Kennedy disait au siècle dernier : « ne nous reposons pas sur nos acquis, mais efforçons-nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le cœur et dans l’esprit de chacun ».

La Bible annonce, au travers de la naissance du Christ, ce besoin irremplaçable de la paix. Paix entre les humains, et paix dans le cœur de l’humain. Elle a été annoncée et magnifiée par les prophètes : « car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on lui a donné ce nom : Conseiller-merveilleux, Dieu-fort, Père-éternel, Prince-de-paix »  Esaïe 9 : 5, version FBJ.  

 

Développement :

 

Il est clair que depuis la nuit des temps, la quête de la paix a plus été un vœu pieux qu’une réalité. Les conflits entre les peuples, ces guerres séculaires nous disent la tension qui a presque toujours existé entre guerres et paix.  Le besoin de paix  s’est constamment heurté à une irrépressible envie de pouvoir et de domination. Tout en confessant publiquement le souhait d’être en paix, les mêmes responsables ont le plus souvent continué à préparer la guerre en secret pour asseoir leur autorité par la force. Comment remédier à ce mal récurrent qui ronge les peuples innocents ? Même si les religions ont dévoyé le message original de la paix (cf. Les principales guerres aujourd’hui ont un enjeu religieux),  l’instruction du Seigneur Jésus sur notre sujet mérite de retenir notre attention. Pourquoi ?

Parce que l’humain n’est pas que chair et sang. Cette définition réductrice ne peut oblitérer une dimension spirituelle. La science médicale commence à en prendre conscience. Notre monde occidental est de plus en plus sensibilisé à cette réalité (heureusement, nous sommes loin des siècles d’obscurantisme religieux. Quoi que l’on dise, objectivement, il y a un mieux). Notons que dans d’autres civilisations la nature et le spirituel se confondent et s’harmonisent. Alors, pourquoi ne pas prendre en compte le message du Christ ! Il ouvre un nouvel espace d’épanouissement…

De ce fait, nous pouvons décerner (sans conteste) à Jésus de Nazareth le titre de : prix Nobel intemporel de la paix. Ce titre ne relève pas d’une séance d’attribution annuelle par une instance humaine, comme celle du 10 décembre à Oslo (C’est le parlement norvégien qui nomme un jury et c’est le roi de Norvège qui remet ce prix à la personne élue). Ce titre attribué à notre Seigneur traverse les siècles, il est pérenne et ne subit, d’aucune façon, l’érosion du temps. Dès la naissance du Christ, cette orientation est donnée :

« Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras par-devant sous le regard du Seigneur, pour préparer ses routes, pour donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon des péchés. C'est l'effet de la bonté profonde de notre Dieu: grâce à elle nous a visités l'astre levant venu d'en haut. Il est apparu à ceux qui se trouvent dans les ténèbres et l'ombre de la mort, afin de guider nos pas sur la route de la paix »  Luc 1 : 76-79, version TOB.

 

Luc, le médecin bien-aimé, qui  a fait des recherches exactes sur les évènements de la vie du Christ, nous dit que l’enfant Jésus remplira de joie de nombreuses personnes (cf. Luc 1 : 14), lui-même rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère, apportera la réconciliation dans les familles (cf. Luc 1 : 16-17).

Dès le début de son ministère terrestre, Jésus de Nazareth a délivré ce message de paix. Il a même déclaré bienheureux les pacificateurs : « Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu » Matthieu 5 : 9, version TOB. Le Christ est venu vers nous, pour guider nos pas sur la route de la paix. A quoi peut bien servir la liberté, si la paix n’est pas au rendez-vous ! La paix crée un espace qui permet à tous et à chacun d’exprimer ses sentiments. La paix permet la construction de liens entre les humains, c’est la raison pour laquelle Jésus de Nazareth recommanda aux 72 disciples, envoyés en mission deux par deux, d’introduire leur démarche de porte à porte par ces mots : « dans quelque maison que vous entriez, dites premièrement : Paix sur cette maison ! » Luc 10 : 5, version DRB. Dans un monde en pleine effervescence, pour ne pas dire en tension permanente, dans lequel la violence est de plus en plus justifiée, il devient de plus en plus difficile d’être un artisan de paix. L’assemblée générale des Nations Unies est complètement débordée par la multiplicité des conflits.  Déjà en 1970, devant la gravité de la situation d’alors, elle avait décrété que l’année 1970 serait l’année de l’éducation de la paix. Cette noble décision s’évapora dans l’atmosphère ambiante. Ce constat  d’impuissance est devenu pérenne. Jamais la jeunesse du monde n’a été aussi soucieuse de son avenir. Sa capacité de résilience se heurte à des pouvoirs solidement établis qui cherchent coûte que coûte à maintenir leur hégémonie.

Face à cette situation insoluble à vue humaine, que nous reste-t-il comme choix possible ? La Bible nous propose trois étapes :

 

Etre en paix avec soi-même ;  être en paix avec son prochain ; rendre gloire à Jésus-Christ, notre prix Nobel intemporel de la paix.

 

  1. Etre en paix avec soi-même :

Il ne faut pas croire que nous sommes à l’abri du climat qui règne dans notre monde. Nous subissons, malgré nous, les influences de cette tension quasi quotidienne. Pour éviter la contagion, sur un plan personnel, des choix s’imposent si nous voulons garder notre équilibre. Le premier consiste, sur un plan spirituel, à se laisser traverser par un enseignement positif qui induit la paix. L’apôtre Pierre, parlant de la promesse du Seigneur Jésus qui vient établir son royaume à la fin des temps déclare : « faites effort pour qu'il vous trouve dans la paix »  2 Pierre 3 : 14, version TOB. Sans chercher à spéculer sur le temps de cet évènement, appliquons-nous à cultiver la paix intérieure. Elle fait partie des incontournables du moment. Accueillons par la foi le bonheur d’avoir un cœur pacifié et serein. Les paroles du Christ traduisent cette invitation : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur cesse de se troubler et de craindre »  Jean 14 : 27, version TOB. Pour ne pas être happé par le tourbillon de la violence, il y a urgence spirituelle à assimiler le message de paix. Notre prix Nobel est une référence inoxydable et irréfragable ! Si notre cœur n’est pas pacifié nous risquons d’être en situation de vulnérabilité face aux diverses et multiples tensions qui perdurent dans notre entourage et dans le monde. La violence est comme un tourbillon puissant qui détruit. Face à cette atmosphère ambiante, il faut être réaliste et mettre de son côté tous les éléments qui nous aident à nous construire ou même à nous reconstruire. L’apôtre Paul déclare : « Ayant donc reçu notre justification de la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné d'avoir accès par la foi à cette grâce en laquelle nous sommes établis et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu » Romains 5 : 1-2, version FBJ. Dieu nous appelle à vivre en paix (cf.1 Corinthiens 7 : 15). Si nous acceptons de vivre en paix, l’apôtre Paul affirme que « le Dieu d’amour et de paix sera avec nous » 2 Corinthiens 13 : 11.

Comment ce message peut-il devenir réalité dans nos vies ? L’apôtre Paul répond en faisant appel à notre foi : « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » Philippiens 4 :7, version LSG. Grande figure spirituelle du siècle dernier, Etty Hillesum, morte au camp de concentration d’Auschwitz en 1943, écrivait en 1942 : « notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition. », cf. une vie bouleversée, Collection « point », Editions du seuil, page 169. Etre en paix avec soi-même, c’est non seulement laisser germer en soi la graine de la paix, mais c’est aussi s’accepter avec ses forces et ses faiblesses. C’est encore éviter de se dévaloriser, d’être mécontent de soi de façon récurrente, d’être impatient… En deux mots : c’est simplement se respecter !

 

  1.  Etre en paix avec sa famille, son entourage, son prochain :

« S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes »  Romains 12 : 18, version LSG. Ce conseil inspiré de l’apôtre est bien à propos. L’être humain ne peut vraiment se réaliser qu’en étant en relation. Des liens d’amour pour le conjoint et ses enfants, d’empathie et d’affection pour les amis et l’entourage, sont le signe que nous sommes en paix déjà avec nous-même. A minima les spécialistes de la communication interpersonnelle parlent de congruence. C’est la cohérence entre nos sentiments et nos actions, entre nos idées et la formulation de nos paroles.

L’apôtre Paul nous rappelle les principes d’une saine relation :

« Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d'une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l'unité de l'Esprit par le lien de la paix » Ephésiens 4 : 1-3, version NEG.

Cette pensée qui s’adressait aux chrétiens d’Ephèse, peut, être étendue à toutes les relations. Notre volonté est sollicitée, mais elle n’est pas suffisante. Si Jésus nous a dit « je vous laisse ma paix » cela signifie que ce n’est pas à nous de la trouver. Elle est à notre portée, mais c’est à nous de la rechercher auprès du Christ. La paix fait partie des dons spirituels (cf. Galates 5 : 22). S’approprier les bienfaits de la paix en famille ou avec notre entourage devient un prolongement de notre paix intérieure. Etant dépréoccupés de nous-même et spirituellement réconcilié avec Dieu, nous pouvons plus aisément nous centrer sur notre conjoint, famille, prochain. Accueillir la paix du Christ nous responsabilise dans un apprentissage à savoir faire la paix, c’est-à-dire, mettre en place les conditions qui donnent à chacun l’occasion de s’épanouir. La paix du Christ induit une bienveillance infinie. Elle est à la disposition de tous ceux qui désirent l’accueillir. La réception de ce bienfait nous permet de vivre une relation d’amour. Or l’amour exprime toutes les bonnes conditions d’un climat de paix, car il est patient, plein de bonté, il n’est point envieux, il ne se vante pas, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il aime la vérité (cf.   1 Corinthiens 13 : 4-6).

Assurément le lien de la paix est le liant par excellence qui réunit ceux et celles qui s’aiment.  « Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l’univers » Marc Aurèle, empereur romain, philosophe stoïcien (121-180).

 

  1. Apprendre à être reconnaissant envers Christ qui nous a donné sa paix :

Le projet du Seigneur Jésus est digne d’être accueilli avec foi et reconnaissance. L’apôtre témoigne :

« il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j'ai été fait ministre »  Colossiens 1 : 20-23, version LSG. Ailleurs le même apôtre écrira : « que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants » Colossiens 3 : 15, version LSG.

 

Conclusion:

 

Jamais un prix Nobel n’a eu un tel impact sur les cœurs au cours des âges. Malheureusement ce n’est pas pour autant que les conflits en tous genres ont cessé. La raison en est simple. Chacun est libre d’accueillir ou pas le message du Christ. Mais pour ceux qui ont décidé de l’expérimenter, l’apprentissage de la marche de la paix ne s’improvise pas. C’est un long cheminement qui fait appel à une grande bienveillance vis-à-vis de soi, du conjoint, de la famille et du prochain. Et de même que la force s’acquiert par l’effort, c’est dans une relation personnelle avec l’auteur de notre paix qu’il nous faut nous exercer… cette fin d’année peut être propice à une telle expérience… Mettons-nous en marche…

Quand le 10 décembre le nom du lauréat du prix Nobel de la paix en 2019 sera annoncé, pensons à Jésus-Christ, le Prince de la paix.

« Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! »  2 Thessaloniciens 3 : 16, version LSG. 

« Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! »  2 Pierre 1 : 2, version LSG.

 

                                                                                      Jacques Eychenne

 

PS: FBJ, version la Bible en Français de Jérusalem ; TOB, version Œcuménique de la Bible ; DRB, version Darby ; LSG, version Louis Segond ; NEG, version Nouvelles Editions de Genève.

 

 

 

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