Jérusalem, un destin , un enjeu

 

 

 

 

  Jérusalem

un destin, un enjeu

Introduction :

 

Jérusalem, il y a plus de 35 siècles s’appelait Jébus (cf. Josué 15 : 8 ; 1 Chroniques 11 : 4). Les Jébuséens étaient descendants de Canaan, or Canaan était le fils de Cham, un des trois fils de Noé. (cf. Genèse6 : 10 ; 9 : 18). Ces Jébuséens fondèrent la ville. Son roi Adoni-Tsédek organisa la résistance face à Josué et ses troupes (cf. Josué 10). Josué, le général en chef d’Israël, fut vainqueur, mais il considéra Jébus comme une ville étrangère (cf. Juges 19 : 11-12). Il n’y entra pas, car les Jébusiens étaient un peuple idolâtre. Dieu s’était  cependant engagé à donner Moïse et Aaron cette terre pour s’installer et vivre en paix : « Lorsque vous serez entrés dans le pays de Canaan, dont je vous donne la possession… » Lévitique 14 : 34. Jébus, capitale de Canaan, bâtie sur un piton rocheux, occupait un emplacement stratégique important. Après la mort de Josué, les tribus de Juda et de Siméon s’emparèrent du territoire cananéen (cf. Juges 1 :1-2,8). Mais il faut croire que ce dernier fut reconquis car ce n’est que quand David devint roi de tout Israël, que l’ancienne Jébus devint Jérusalem (Yeruwshalaim = fondement de la paix ou héritage de paix). Elle devint la capitale de David en remplacement d’Hébron où il régna 7 ans.

« David marcha avec tout Israël sur Jérusalem, qui est Jébus. Là étaient les Jébusiens, habitants du pays. Les habitants de Jébus dirent à David : Tu n'entreras point ici. Mais David s'empara de la forteresse de Sion : c'est la cité de David. David avait dit: Quiconque battra le premier les Jébusiens sera chef et prince. Joab, fils de Tseruja, monta le premier, et il devint chef. David s'établit dans la forteresse; c'est pourquoi on l'appela cité de David. »  1 Chroniques 11 : 4-7. Une fois installé à Jérusalem, David ressentit le besoin d’édifier une maison à l’Eternel, mais Nathan le prophète lui fit connaître la volonté contraire de Dieu. A savoir que ce serait son fils qui réaliserait ce projet. Le prophète justifia le choix de Dieu d’une façon touchante (cf. 2 Samuel 7 : 1-13). Désormais, Jérusalem devenait la capitale du peuple d’Israël et Dieu donna à David un temps de paix. Cette situation allait-elle devenir pérenne ?  Etait-elle conditionnelle à la fidélité à Dieu qui en était le donateur ?

 

Développement :

 

Comme prévu, Salomon construisit un temple à l’Eternel sur le mont Sion et ce fut dans une liesse populaire féerique qu’il en fit la dédicace.

«  L'Éternel a accompli la parole qu'il avait prononcée. Je me suis élevé à la place de David, mon père, et je me suis assis sur le trône d'Israël, comme l'avait annoncé l'Éternel, et j'ai bâti la maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël. J'y ai disposé un lieu pour l'arche où est l'alliance de l'Éternel, l'alliance qu'il a faite avec nos pères quand il les fit sortir du pays d'Égypte  ». 1 Rois 8 : 20-21. Sa prière fut solennelle (cf. 2 Chroniques 6 : 14 à 7 : 3), mais malheureusement ses bonnes dispositions s’altérèrent. Influencé par les femmes de son harem, qui instillèrent dans son cœur l’adoration de divinités étrangères, Salomon s’éloigna de Dieu. Alors, YHWH-Adonaï lui retira sa protection. Le peuple même se rebella contre Salomon. Le schisme devint inévitable. Dix tribus renièrent la capitale de Jérusalem pour construire un royaume du Nord avec Jéroboam 1er (qui avait fui Salomon en Egypte). Samarie devint leur capitale. Seules, les tribus de Juda et de Benjamin sous la conduite de Roboam, fils de Salomon, restèrent fidèles à Dieu (cf. 1 Rois 12 : 1-24). Pour bien comprendre la suite de la tragédie de Jérusalem, il faut se rappeler que depuis la sortie d’Egypte avec Moïse, ce peuple, sans armée de métier, ne devait son existence que grâce à la bienveillance divine. Au demeurant, une vingtaine de descendants de David régnèrent à Jérusalem, mais eux aussi progressivement furent contaminés par le virus de l’infidélité. A l’exception de quelques rois comme Asa, Josaphat, Ezéchias et Josias, tous se prostituèrent allant jusqu’à introduire dans le temple de Jérusalem des statues et des idoles. Malgré les appels répétés et les intimations des prophètes, rien ne put arrêter les conséquences matérielles et spirituelles de l’infidélité aux directives divines.

 

C’est ainsi que l’histoire témoigne de ce divorce entre Dieu et Israël.

 

Depuis près de 27 siècles, Jérusalem a été soumise aux envahisseurs. Pourtant,  Israël était appelé à faire alliance avec son Dieu. En retour, Dieu lui promettait assistance et protection. Au lieu d’agir ainsi, Israël contre l’avis des prophètes a essayé de conclure des alliances d’abord avec l’empire néo-assyrien, puis avec l’Egypte, mais rien ne put éviter la soumission de Jérusalem aux envahisseurs. Ce fut le commencement d’un cycle qui perdure encore de nos jours. Revisitons succinctement, et à grands traits, l’histoire de cette ville exceptionnelle :

Le roi assyrien Sennachérib assiégea la ville (-701 av. J-C), puis l’Egypte exerça sa suprématie (vers – 609 av. J-C) et imposa à Jérusalem le roi qu’elle choisit. Quelques années plus tard Nabuchodonosor (ou Nébucadnetzar) s’empara de Jérusalem et déporta toute l’élite du pays à Babylone (- 587). Puis ce fut le tour de Cyrus roi des Perses qui prit la suite (-539). Après lui, les Grecs, avec Alexandre le Grand. Il conquiert tout l’Orient et soumet Jérusalem (-332). Puis succède la puissance égyptienne avec Ptolémée 1 er. Elle rattache Jérusalem à son royaume. Ensuite, la dynastie grecque des Séleucides arriva. Avec Séleucus 1er et la suite de ses successeurs, le peuple de Jérusalem souffrit cruellement (-305 - 198), surtout sous Antiochus 4 Epiphane (-200). Puis les Romains parvinrent à renverser les Grecs. Pompée s’empara de la ville (-63 av. J-C). Elle demeurera sous la tutelle des Césars pendant des siècles. L’empereur Constantin fonda l’empire byzantin et Jérusalem passa sous la domination chrétienne (313). Plus tard, le calife Omar prendra la ville au nom de l’Islam (636). Puis ce fut l’occupation par les Turcs, eux-mêmes renversés par les Croisés. Godefroy de Bouillon conquiert Jérusalem (1099). Saladin avec les Ayyûbides reprendra la ville aux Croisés (1187). Ce furent après le tour des Tatars et après eux les Mamelouks. Venus d’Egypte, ils imprimèrent leur autorité sur Jérusalem (1291). Bien plus tard, Selim 1er impose la domination ottomane (1517). Elle nous conduisit après plusieurs siècles aux portes de notre 20e siècle. Début de ce siècle, les Anglais mettent  fin au protectorat religieux de la France à Jérusalem. Le général Allenby entre à Jérusalem le 11 décembre 1917 et installe un autre protectorat. Mais en 1948, le peuple d’Israël retrouve son territoire, et l’ONU impose un partage de la Palestine. Abd’Allah, le souverain hachémite se vit confier la protection des lieux saints de Jérusalem. Enfin, en 1967, lors de la guerre des 6 jours, l’armée israélienne entre à Jérusalem et revendique une légitimité historique. Depuis lors, Jérusalem est toujours divisée. A présent, on entrevoit pour cette ville éternelle un statut international, mais les Israéliens ne sont pas prêts à l’envisager. Donald Trump veut déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem…

 

Nous avons marché sur l’histoire comme un géant avec ses bottes de sept lieues. Dès lors, que nous apprend ce concentré d’évènements historiques ?

Le premier constat, que certains considèrent comme le miracle de l’histoire, repose sur la longévité du peuple hébreu, devenu peuple d’Israël.

 

Pourquoi tant de civilisations illustres ont disparu et pourquoi ce peuple a traversé les siècles ? Pourquoi Jérusalem reste une ville sans égale ? Pourquoi représente-t-elle un si grand enjeu ?

 

Les textes de l’Ancien Testament nous fournissent des éléments de réflexion. Ils relient l’histoire d’Israël, et le choix de Jérusalem, à YVWH Adonaï, le père de cette nation.  

« Depuis le jour où j'ai fait sortir mon peuple du pays d'Égypte, je n'ai point choisi de ville parmi toutes les tribus d'Israël pour qu'il y fût bâti une maison où résidât mon nom, et je n'ai point choisi d'homme pour qu'il fût chef de mon peuple d'Israël; mais j'ai choisi Jérusalem pour que mon nom y résidât, et j'ai choisi David pour qu'il régnât sur mon peuple d'Israël ! » 2 Chroniques 6 : 5-6 .

L’insistance avec laquelle on nous apprend que Jérusalem est le choix de Dieu est sans équivoque. (cf. 1 Rois 11 : 32,36 ; 2 Rois 21 : 7 ;  2 Chroniques 6 : 6 ; 33 : 4,7 ; Esdras 1 : 5 ; Joël 3 : 20 ). L’Eternel fit même cette déclaration : « C'est dans Jérusalem que je placerai mon nom. »  2 Rois 21: 4. Jérusalem était appelée à témoigner de la grandeur de Dieu. L’Eternel lui-même avait dit : « C’est dans Jérusalem que sera mon nom à perpétuité » 2 Chroniques 33 : 4 (cf. Psaume 147 : 12). David, le grand roi d’Israël a dans une phrase résumé sa conviction : « David dit : L'Éternel, le Dieu d'Israël, a donné du repos à son peuple, et il habitera pour toujours à Jérusalem »  1 Chroniques 23 : 25. Que l’on soit d’ accord ou pas, on ne peut nier que ce peuple ait été l’objet d’une attention particulière de Dieu. La sortie haute en couleur d’Egypte en est un épisode marquant. Ce lien indéfectible s’explique par le fait que Dieu a donné à ce peuple un nom et un territoire, avec pour capitale : Jérusalem. Mais la relation conflictuelle d’Israël avec son Dieu a entrainé des conséquences (cf. 2 Chroniques 12 : 2 ; Luc 13 : 34). Ses infidélités dans sa relation à l’Eternel ont conduit à des souffrances (cf. 2 Chroniques 29 : 8 ; 2 Chroniques 32 : 10).  Pourtant, depuis longtemps cette ville de Jérusalem était riche en liens spirituels. Déjà du temps d’Abraham, Dieu n’avait-il pas conduit son serviteur sur le mont Morija ? N’est-ce pas sur cet emplacement que Dieu avait indiqué à David que devait être construit le temple de Jérusalem ? (cf. 2 Chroniques 3 : 1). Quelle était la prière de David sur sa capitale :

« demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t'aiment jouissent du repos ! Que la paix soit dans tes murs, et la tranquillité dans tes palais ! À cause de mes frères et de mes amis, je désire la paix dans ton sein; à cause de la maison de l'Éternel, notre Dieu, je fais des vœux pour ton bonheur. »  Psaume 122 : 6-9. « Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie ! » Psaume 137 : 6.

Pourquoi ce lieu était appelé à jouer un rôle spirituel important ?

« Des peuples s'y rendront en foule, et diront: Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu'il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l'Éternel. »  Esaïe 2 : 3.

Mais aussi, n’est-ce pas de Jérusalem que l’espérance du monde a jailli ?

« Pour l'amour de Sion je ne me tairai point, pour l'amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, jusqu'à ce que son salut paraisse, comme l'aurore, et sa délivrance, comme un flambeau qui s'allume. Alors les nations verront ton salut, et tous les rois ta gloire; et l'on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche de l'Éternel déterminera. » Esaïe 62 : 1-2.

Mais en contraste le Seigneur Jésus, partant d’un triste constat historique, prophétisa sur Jérusalem :

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! Voici, votre maison vous sera laissée; mais, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu'à ce que vous disiez: béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! ». Luc 13 : 34-35

 

Que nous disent ces paroles émouvantes du Seigneur ?

 

La dernière phrase peut avoir une double signification. - Elle peut faire référence au moment proche où Jésus entre triomphalement à Jérusalem, le jour des rameaux, sous les vivats de la foule. Les gens   s’écrient : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Luc 19 : 38. – Ou alors, cette prophétie indique que le peuple d’Israël sera privé de la présence de son Sauveur jusqu’au jour de son retour en gloire, jour où ceux qui auront cru l’acclameront (cf. Psaume 118 : 24-26 ; Matthieu 21 : 9 ; Romains 11 : 25). D’après le contexte, il semble que le Seigneur prenne congé de son peuple jusqu’au moment attendu de son second avènement.

Ce moment de séparation douloureuse fut aussi annonciateur de terribles conséquences pour cette ville tant aimée :

« Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit: Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t'environneront de tranchées, t’enfermeront, et te serreront de toutes parts; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée. »  Luc 19 : 41-44. On sait ce qu’il advint en 70 de notre ère quand Jérusalem vécut la tragédie. La ville et le temple furent dévastés par les Romains.

Pourtant, c’est bien de Jérusalem que naît la prophétie de l’espérance : « réjouissez-vous plutôt et soyez à toujours dans l'allégresse, à cause de ce que je vais créer; car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse, et son peuple pour la joie. Je ferai de Jérusalem mon allégresse, et de mon peuple ma joie; On n'y entendra plus le bruit des pleurs et le bruit des cris.  Esaïe 65 : 18-19.  

Entrant dans le champ prophétique, Jésus annonce que Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis (cf. Luc 21 : 24, 27). Cette nouvelle Jérusalem sera libre, contrairement à la Jérusalem actuelle (cf. Galates 4 : 25,26). Elle sera recréée par Dieu lui-même (cf. Hébreux 12 : 22 ; Apocalypse 3 : 12 ; 21 : 2,10). Est-ce utopique de le croire ? L’histoire  d’Israël nous y invite. La réalisation des prophéties bibliques n’est-elle pas gage pour l’avenir ?

 

Conclusion :

 

Le parcours de ce peuple d’Israël déborde le simple cadre historique, il est symbolique. Il illustre le lien d’amour qui devrait exister entre un père (créateur) et ses enfants (l’humanité entière, à travers Israël cf. Romains 2 : 28,29). Ce territoire attribué à ce peuple, ce pays de Canaan (promis déjà à Abraham), puis cette terre promise (à Moïse et ses descendants) qui englobait la Palestine avec Jérusalem, symbolise dans le Nouveau Testament la Canaan céleste ou royaume de Dieu. Ce royaume céleste nous parle d’une Jérusalem céleste. « Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste. » Hébreux 12 : 22. L’apôtre Jean nous en donne une description féérique et époustouflante (cf. Apocalypse 3 : 12 ; 21 : 2,10-27).

Toute l’histoire de Jérusalem est là pour nous rappeler qu’elle symbolise  un enjeu spirituel de la plus grande importance. Elle nous parle de la relation entre Dieu et notre humanité. La pédagogie divine nous fait passer d’une situation physique et concrète à une situation spirituelle. D’une Jérusalem objet, on chemine vers une Jérusalem épouse. Le lien descriptif devient langage sentimental et amoureux. Aujourd’hui, plusieurs nations veulent s’approprier ce lieu physique, mais l’essentiel est ailleurs. La Bible nous affirme que c’est Dieu qui aura le dernier mot. On peut en sourire, on peut même avoir un petit rictus moqueur, mais quand la prédiction infaillible des Saintes Ecritures rejoindra la réalité, alors la grande vérité historique apparaîtra au grand jour.

Tout a commencé à Jérusalem, tout se finira à Jérusalem.   « Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. »  Luc 24 : 46-47.  « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre »  Actes 1 : 8.

Que ce raccourci très concentré de l’histoire de cette ville, nous alerte sur des réalités plus transcendantes et plus spirituelles, et nous ouvre à une espérance vivante et personnelle.                      

                                                                                Jacques Eychenne

 

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