La véritée dévoilée

 

 

 La vérité dévoilée

                            avec

     la femme adultère

           Jean 8 :1-11

 

Introduction :

 

Ce récit se situe à la fin du ministère du Christ. Il a quitté la Galilée pour se rendre en Judée. Il a l’intention de participer à la fête des tentes ou des tabernacles, à Jérusalem. Mais il veut y monter en secret, car maintenant les Juifs cherchent à le faire mourir. (cf. Jean 7 : 2, 10)

Le Christ laisse partir ses frères avant lui, car eux non plus ne comprennent pas la finalité de sa mission (cf. Ils ne croyaient même pas en lui. Jean 7 : 5).

A Jérusalem, pendant cette fête, le Christ est au centre des discussions. Il y a même de l’effervescence à son sujet. La population est divisée. Les uns pensent que c’est un homme de bien, les autres pensent que son enseignement est de nature à égarer tout le monde (cf. Jean 7 : 12). Mais, depuis peu, Jésus ne parle plus en paraboles, il parle ouvertement. Ses mots sont forts, précis, incisifs. Ses phrases lèvent toutes ambiguïtés. Son message est clair (cf. Jean 7 : 15-24).

 

Dans ce contexte, la grande question du moment est la suivante : « est-ce que le Christ va venir à la fête ? ».

Les pharisiens et les principaux sacrificateurs en fonction dans le temple, avaient déjà, la veille, voulu se saisir de lui. Ils avaient dépêché des huissiers, mais en vain (cf. Jean 7 : 32). D’ailleurs, eux-mêmes sont partagés. Eux qui étaient chargés d’arrêter Jésus, les voilà séduits par son enseignement. Ils témoignent : « jamais homme n’a parlé comme cet homme » Jean 7 : 46. C’est un comble pour les responsables en place ! De plus, n’oublions pas l’interpellation de Nicodème, et comment il fut repris par les chefs des pharisiens lors d’un débat tendu (cf. Jean 7 : 50-53). Toute cette agitation devient insupportable aux scribes et Pharisiens. Il faut maintenir l’ordre public et faire respecter l’autorité spirituelle établie. De ce fait, il faut absolument faire quelque chose, sinon la popularité exponentielle du Christ ne leur permettra plus d’agir. Mais, en conclusion de toute cette réflexion, aucune décision n’est prise officiellement, car aucune bonne opportunité ne se présente. Alors tout le monde s’en retourne dans sa demeure (cf. Jean 7 : 53).

 

Et puis, surprise ! Le lendemain matin, au petit jour (cf. « dès le point du jour », version la T.O.B ; «  dès l’aurore », version de Jérusalem : « au point du jour » version Darby), Jésus est bien là, assis probablement dans le parvis du temple. Il poursuit sa mission tranquillement. Il délivre un enseignement à ceux qui  sont venus tôt, certainement ravis de l’entendre encore.

C’est assurément dans cette ambiance, à la fois festive et électrique, que la confrontation des chefs religieux avec Jésus prend forme. Voulant piéger ouvertement le Christ et en finir avec ses messages révolutionnaires, les scribes et pharisiens vont choisir le cas classique de l’adultère. D’ordinaire, il entraîne des conséquences immédiates et publiques. La sentence était exécutoire sur-le-champ. La mise en situation pour mettre en difficulté  le Christ est habile ! Enfin, ces chefs religieux vont pouvoir présenter leur pièce à conviction.

Elle est bien choisie, presque sélectionnée. Elle est censée confondre le Seigneur et c’est au

 

temple, haut lieu de spiritualité (tout un symbole !) que la passe d’armes s’engage…

 

Développement :

 

Le texte nous dit que tout le peuple vint à Christ dès le matin. Cette popularité devait être insupportable aux yeux des responsables religieux. Le Christ leur volait la vedette car tous ces officiants, devaient être au cœur de cette cérémonie familiale. (cf. Rappelons que pendant cette fête la population construisait des tentes de fortune et y séjournait pendant une semaine, en mémoire du séjour dans le désert (cf. Lévitique 23 : 34 : Néhémie 8 : 14,18)

Imaginons la scène : Jésus est assis de nouveau dans le parvis du temple et la foule est là, écoutant attentivement son enseignement. La veille, il avait déjà préparé le terrain en devançant ses accusateurs ... Il avait contesté les origines de la loi. Pour les chefs du peuple, Moïse en était l’auteur, pour Jésus, les patriarches en étaient la source. Tout le débat souterrain entre la foi et la loi, la loi et la grâce, était lancé … (cf. Jean 7 : 21-22). Dans ce contexte, éclairant pour la suite de notre récit, Jésus avait dit : « ne jugez pas selon les apparences, mais jugez d’un jugement juste » Jean 7 : 24.

 

Remarquons que ce matin-là, il fallait se lever tôt pour ne rien perdre de l’enseignement précieux du Maître…

Mais voilà qu’apparaît, amenée sans ménagement par les pharisiens, une femme surprise en flagrant délit d’adultère. Elle est placée au milieu de tout le monde, et face au Christ. L’accusation étant prononcée, la référence à l’application de la loi étant donnée, on attend avec impatience la réponse du Seigneur. Le drame de cette mise en scène consistait à se servir d’un cas personnel, en l’occurrence celui d’une femme, pour régler un problème d’hommes, un problème d’autorité, de pouvoir, ou plutôt de légitimité du pouvoir. Le choix de cette femme n’était qu’opportunité et prétexte pour atteindre le Christ, saper la crédibilité de son enseignement et en finir avec lui.

 

Avant même de nous prononcer sur la suite de ce procès public, essayons de comprendre les sentiments de cette probable jeune femme. Elle devait être terrorisée, connaissant les conséquences de ses actes, face à une foule en grande majorité d’hommes... Elles pouvaient lire, dans les yeux de tous ces témoins, le mépris. On lui faisait sentir tout le poids de sa honte. Elle n’avait aucune porte de sortie, encore moins un procès ! Bien sûr, jamais homme ne pouvait être lapidé de la sorte ! On  avait piégé cette femme à dessein pour raison d’Etat, très certainement sur information ou dénonciation. On peut même supposer plusieurs scénarios, mais qu’importe, elle est là face à ses accusateurs et face à Jésus. Elle est au centre d’un enjeu qui la dépasse.

 

Ce qui frappe de prime abord, c’est la violence de l’accusation et la façon dont l’adultère est traité : pas de circonstances atténuantes, pas de possibilité d’organiser sa défense, pas d’humanité dans la prise en compte des raisons qui l’ont conduite au passage à l’acte. Rien de tout cela !  Elle est seule, face à une application stricte de la loi...

Notons que les accusateurs s’en tiennent au fait, à l’acte. On ne se sait donc pas si cette femme était dans cette situation de son plein gré. On ne sait pas si dans ce traquenard, certainement préparé, elle était consentante ou forcée. On laisse supposer que c’était son fonctionnement, mais rien ne nous autorise à le penser. Une opération a très bien pu être organisée pour la confondre. Tous les moyens étaient bons pour faire arrêter le Christ.

Rappelons au passage ce qu’est l’adultère.  Au premier degré, c’est prendre ce qui appartient à un autre ou une autre. Mais reconnaissons que le plus important se situe bien avant le passage à l’acte. (Si nous voulons pénétrer l’esprit de cette parole donnée au Sinaï, nous  dirions qu’à chaque fois que l’amour est absent dans un couple, il y a en germe l’adultère.)

 

Mais revenons à la situation présente.

Comment le Seigneur va-t-il pouvoir contourner ce guet-apens ! A vue humaine, on ne voit pas de solution. Le piège est bien préparé, il est impossible de l’esquiver. Alors, comment le Christ va-t-il se comporter ? Comment va-t-il traiter le sujet et désamorcer le piège ?

 

Le récit met en lumière une pédagogie inégalée dans toute l’histoire des hommes. Le texte mentionne 5 réponses.

 

Première réponse : le silence

 

Face à l’injonction contraignante des pharisiens, le Christ répond par le silence. Cette position qui aurait pu être perçue comme un aveu de faiblesse, ou un refus de se prononcer sur le sujet, se traduit en force. On ne répond pas à la violence par la violence. La bonne attitude qui permettait seule de désenclaver le processus de la surenchère verbale était le silence. Ce fut le premier choix du Seigneur. Il fut déconcertant pour les accusateurs…

 

Deuxième réponse : une posture

 

Face aux accusateurs qui se tiennent droits comme des iotas, et qui continuent à le presser avec insistance de questions (cf. Jean 8 : 7), le Christ adopte une posture d'humilité. Remarque singulière : la traduction littérale en français présente la forme d’un pléonasme. (κάτω κύψας = l’adverbe signifiant : en bas ou vers le bas, Marc 14 : 66 ; Actes 2 : 19 ;  Matthieu 4 : 6 ; Marc 15 : 38 ; Luc 4 :9, est suivi du participe aoriste du verbe  κύπτω= se baisser ou se courber, Marc 1 : 7. Quand on se baisse ou se courbe, n’est-ce pas toujours vers le bas). Ce détail en dit long sur la posture du Seigneur. Il aurait très bien pu faire acte d’autorité, il en avait les moyens et la légitimité. Les accusateurs ont dû percevoir ce comportement comme une fuite.

 

Troisième réponse : une action

 

Il écrit sur la terre avec son doigt. On aurait aimé connaître le détail de son texte  (C’est à ma connaissance la seule fois où Jésus écrit quelque chose). On peut simplement supposer que son écrit était en lien avec la situation présente. Mais, si on ne connaît pas la teneur de cet écrit, c’est assurément pour nous centrer uniquement sur le fait que le Christ a écrit sur la terre. Et le détail est parlant. N’est-il pas dans l’imitation de son Père ? Dieu n’a-t-il pas, lui aussi, laissé un écrit dans le temps ? C’est aussi avec son doigt qu’il a gravé le décalogue dans la pierre (cf. Exode 31 : 18). Dieu, de même, n’a écrit qu’une seule fois. Il y a similitude de comportement. Cependant, le contraste entre la pierre et la poussière de la terre est significatif.

D’un côté il y a le signe de l’autorité, de la grandeur et de l’immuabilité des paroles de Dieu, de l’autre l’humilité, la compassion et le don d’amour du Christ. D’un côté une Parole devenue lettre de loi ; de l’autre, une absence de parole, mais définissant profondément l’esprit de la lettre de cette loi. Nous sommes donc invités à entrer dans une compréhension  symbolique nouvelle de la volonté divine : Dieu a envoyé son fils pour qu’il réécrive avec son doigt, dans nos corps de glèbe, la profondeur de son amour.

 

Ce plan n’avait-il pas déjà été annoncé par les prophètes ? « Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Éternel : je mettrai ma loi au-dedans d'eux, je l'écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » Jérémie 31 : 33

Cette réécriture de la loi a été confirmée et enseignée par l’apôtre Paul : « C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de

l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs. Cette assurance-là, nous l'avons par Christ auprès de Dieu » 2 Corinthiens 3 : 2-4

 

Quatrième réponse : Une parole à l’adresse des accusateurs

 

L’amour du Christ ne fait jamais l’économie de paroles vraies. L’interpellation redoutable n’a pas tardé. Le Seigneur a poursuivi en  prononçant cette phrase aussi tranchante qu’une épée à double tranchant : « que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre » Jean 8 : 7, version la T.O.B ; ou « que celui de vous qui est sans péché, jette le premier la pierre contre elle», version Darby.

Puis, le Christ est de nouveau entré dans une phase de silence.

 

Cette pédagogie de l’arroseur arrosé est sublime. Ces responsables religieux qui avaient déserté un moment leur fonction pour venir confondre le Christ et l’accuser au nom de la loi, se retrouvent eux-mêmes pris au piège d’une autre lecture de cette même loi. Les accusateurs devant l’injonction divine s’accusent. La loi qu’ils voulaient utiliser comme moyen d’accusation s’est retournée contre eux. Ils sont moralement contraints de se retirer, un après l’autre, en commençant par les plus âgés (cf. certainement les plus accrochés à leur position dominante. Les anciens détenaient souvent  le pouvoir de décision). La loi divine qui se voulait protectrice s’est transformée par l’humain en outil de condamnation. La pierre sur laquelle Dieu a écrit sa volonté d’amour s’est transformée en outil de lapidation. La loi censée protéger la vie s’est muée en relai de mort. Mais attention ! La phrase du Seigneur a aussi la vertu de la clarté pour l’ensemble des humains : Nous sommes tous pêcheurs.

La voilà la bonne lecture de la loi ! Permettre à chacun de se situer dans sa marche sur le bon chemin de l’épanouissement personnel.

Jésus invite ces accusateurs à se remettre en marche, non par une lapidation, une censure, une radiation, une excommunication, une exclusion ou que sais-je encore, mais par une réflexion. L’invitation est limpide : Elle souligne la nécessité de porter un nouveau regard sur soi, avant de le déposer sur autrui !

 

Cinquième réponse : Une parole à l’accusée

 

Le récit arrivant à sa conclusion présente un face à face émouvant. La femme accusée est là debout devant le Christ. Ils sont maintenant tous les deux seuls. C’est alors que le Christ se relève pour adopter une posture nouvelle. Il se met à son niveau et lui parle en face.

« Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ? » Et cette femme pour la première fois parle et prononce ses simples mots : « Personne, Seigneur. »  Alors Jésus dit : " Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. » Jean 8 : 11, version de Jérusalem.

Face à face émouvant entre une femme qui a eu peur de perdre sa vie et Jésus qui va bientôt perdre la sienne dans un élan d’amour. Il le dira lui-même : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » Jean 15 : 13

Le Sauveur est solidaire de la pécheresse, il fusionne avec elle, par amour, sachant que bientôt, il portera le poids de toutes les iniquités sur le bois de la croix. Il épouse sa détresse sans être laxiste devant l’apparent forfait. Lui seul sait ce qui est vrai. De toute façon, elle incarne notre humanité pécheresse et c’est pour nous libérer de ce péché qu’il est venu.  

Face à cette scène touchante, nous pouvons dire que ce que nous avons le plus à redouter, ce n’est pas tant le regard que les autres portent sur nos vies, que le regard que le Seigneur lui-même porte sur les motivations de nos cœurs.

Ce récit nous dit encore qu’à tout moment, tout peut être possible à celui ou celle qui veut croire en Jésus-Christ. Le présent doit rester toujours plus important que le

 

 

passé. Tout peut changer à tout instant par la foi.

Reconnaissons maintenant que la première partie de la réplique de Jésus a de quoi surprendre. Le « moi non plus je ne te condamne pas » a toujours été dérangeant pour

les observateurs fidèles à la loi divine qui se croient net de toute faute. Le spirituellement correct peut être déstabilisé par une telle affirmation…

Non seulement le Christ n’est pas hors de la loi, encore moins hors la loi, mais il est complètement dans la loi. Il la transcende et la sublime.

Son objectif était de nous dire que nous sommes tous malades et que nous avons tous besoin d’un médecin. Mais la loi n’est pas le médecin ! Le médecin, c’est le Christ et lui seul. C’est le face à face avec lui qu’il nous faut donc rechercher. La solution est dans cette intimité. Toutefois, n’oublions pas le reste de la phrase : « Va et à partir de maintenant ne pèche plus. »  Jean 8 : 11.

Par trois petits mots (en grec), le Seigneur invite cette femme à saisir cette opportunité pour changer d’orientation. (ἀπὸ τοῦ νῦν=  ἀπὸ est une préposition qui a le sens ici : « en partant de », comme un point de départ qui induit un éloignement. Cette préposition est reliée à νῦν qui est un adverbe de temps que l’on peut traduire par : maintenant, avec toute une palette de nuances comme : à présent, actuellement, désormais, à partir de maintenant …).

 

Conclusion :

 

En cinq actions, comme avec les cinq doigts d’une main, le Seigneur a renversé d’un revers de main une situation lourde de conséquences. Ce devait être un revers gagnant pour tous, y compris pour les accusateurs. Maintenant, quelles instructions concrètes tirer de ce récit ?

- Première réponse : le silence.

La sagesse devrait nous conduire dans cette voie toutes les fois où la surenchère verbale ne mène à rien. En situation de conflit, l’accusateur est toujours déstabilisé par le silence. Il est une non-réponse à l’agression.

- Deuxième réponse : la posture.

Face à des accusations, même fondées sur des faits actés, l’abaissement n’est pas une faiblesse mais une force. Jésus a dit : « Celui qui s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé » Matthieu 23 : 12

- Troisième réponse : l’action divine.

Le rapport à l’écrit a besoin d’être revisité. L’esprit doit prévaloir la lettre de la loi. Cette loi a été présentée comme un pédagogue pour nous conduire à Christ,  afin que nous  soyons tous réconciliés avec Dieu par la foi (cf. le discours  de l’apôtre Paul aux galates 3 :1 à 6 :18).

-  Quatrième réponse : la parole aux accusateurs.

Elle nous rappelle que nous sommes tous pécheurs devant l’esprit de la loi divine. Nous pouvons et devons dans certains cas désapprouver des comportements, mais l’accusation ne relève pas de nos prérogatives. « Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie » Romains 8 : 33. L’accusateur en chef est l’ennemi de Dieu (cf. Apocalypse 12 : 10).

-  Cinquième parole : la parole à l’accusée.

Nous sommes tous invités à un nouveau départ. Certes, « tous ont péché, sont privés de la gloire de Dieu, mais sont gratuitement justifiés par sa grâce, en vertu de la délivrance accomplie en Jésus-Christ » Romains 3 : 23-24, version T.O.B. C’est pourquoi « il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ »  Romains 8 : 1. Or, s’il n’y a plus de condamnation pour nous, concentrons-nous sur le bonheur à porter la bonne nouvelle de la libération par Jésus-Christ.

 

                                                                                          Jacques Eychenne

                                     

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

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