La foi de la mère de Jésus

 

        La foi de la mère

          de Jésus

    ou

  un témoignage dévoyé

        Luc 1 : 46-55

 

Introduction :

 

Quand on prend acte de la place qu’occupe Marie, la mère de Jésus, dans l’enseignement de certaines communautés religieuses, on ne peut que rester perplexe, tant le décalage entre les récits bibliques et la réalité vécue est grand. Le propos n’est point de verser dans la polémique, mais de remettre en évidence les faits avérés dans les récits du Nouveau Testament (que tous les chrétiens considèrent comme inspirés). Cela est d’autant plus prégnant que le témoignage de cette mère est éloquent en foi et en obéissance à la volonté divine.

 

Développement :

 

Que sait-on de précis sur Marie dans les Evangiles ? Pas grand-chose. On ne sait rien de sa naissance, ni de son enfance, ni de sa mort. Pendant le ministère public de Jésus sa participation est restée très discrète. On peut même compter sur les doigts d’une main ses interventions. Le plus ancien Evangile, celui de Marc ne l’appelle même pas par son nom de Marie, mais par l’expression : « la mère de Jésus ». L’évangéliste marque même une certaine incompréhension de la famille de Jésus concernant son ministère. Marie vient chercher son fils pour le ramener à la maison, mais lui saisissant l’occasion donne un autre sens au mot famille. Les liens du sang deviendront désormais subordonnés à la priorité de réaliser la volonté de Dieu (cf. Marc 3 : 31-35).  L’évangéliste Jean suit l’exemple de Marc, il ne nomme Marie que par l’expression : « mère de Jésus » (lors de son premier miracle aux noces de Cana et au  pied  de la croix du Sauveur, cf. Jean 2 : 1-12 ; 19 : 25-27). Dans le livre des Actes des Apôtres, il y a bien une brève mention de la mère de Jésus lors du rassemblement dans la chambre haute de Jérusalem, alors que tous sont en prière, mais c’est tout (cf. Actes 1 : 14). Un grand silence éloquent plane sur tous les autres écrits de Jacques, de Paul et ses disciples, de Pierre et de Jean. Pourtant, ce sont eux qui vont donner vie à  l’enseignement fondateur du christianisme. Comment dès lors comprendre le décalage qui existe entre la place qu’occupe Marie, aujourd’hui, dans certaines communautés, et celle qu’elle a occupée dans son rôle de servante  de Dieu ? Comment concilier la superbe humilité de Marie, avec la gloire dont elle est aujourd’hui entourée ? Comment enfin comprendre que l’on puisse passer si facilement d’un exemple remarquable d’humilité (qu’il convient fidèlement d’imiter) à celui d’un personnage qui devient l’égal du Christ et de Dieu (Marie Co-Rédemptrice, nous sauvant comme Jésus-Christ) ? Se pourrait-il que la servante devienne l’égal du Maître ?

Avant de répondre à ces questions dégageons de l’enseignement de l’évangéliste Luc les

points essentiels d’édification qui émanent de la personne de Marie (Luc après avoir enquêté – Luc 1 : 1-3 - est celui qui nous donne le plus de détails sur Marie).

  • Elle est choisie par Dieu pour accomplir son plan (annoncé par les prophètes). Elle mettra au monde un enfant qui ne lui appartiendra pas, car il sera appelé fils du très haut (cf. Luc 1 : 26-32).
  • Elle accepte la volonté de Dieu avec une très grande humilité.

Dans l’original grec, il est question littéralement « d’humiliation de ton esclave » .

  •  Elle reconnaît son besoin d’un Sauveur, au même titre que tous les êtres créés. De ce fait, elle se reconnaît pécheresse  (cf. Luc 1 : 47 //  Romains 3 : 10-12). Elle éprouve, comme tous les apôtres, le besoin de prier Dieu (cf. Actes1 : 14).
  • Elle fait acte de foi et s’émerveille de l’amour de Dieu pour elle.
  • Elle exprime son bonheur par un merveilleux cantique (cf. Luc 1 : 46-55).

Comme nous le constatons le magnifique témoignage de Marie est une invitation à vivre une extraordinaire aventure de foi avec Dieu. Elle accomplit la volonté de Dieu avec une grande simplicité. Les disciples choisis par Jésus vivront la même expérience. Tous ceux qui se sont sentis appelés par Dieu ont reproduit le même vécu.

 

Où donc faut-il chercher l’amorce de cette fabuleuse popularité religieuse de Marie ?

Dans les récits apocryphes et particulièrement dans le Protévangile de Jacques (2é s. après J.- C). (Rappelons qu’un écrit apocryphe est un écrit non reconnu par les canons de l’Ancien et du Nouveau Testament. L’inspiration divine de ces écrits étant douteuse ou n’offrant pas assez de garanties, la chrétienté les a classés sous le vocable : apocryphes. Apocryphe : mot d’origine grec signifiant ce qui est soustrait au regard, ce qui est caché, secret). Dès la fin du premier siècle, et dans un contexte polémique, de nombreux ouvrages apocryphes (évangiles apocryphes, actes apocryphes, apocalypses apocryphes) ont voulu infirmer ou atténuer la portée des textes reconnus comme émanant des Apôtres. Ceux-ci ne disant que peu de choses sur la vie de Marie.

C’est dans cette littérature que l’on voit apparaître une Marie, dont on connaît les parents (Anne et Joachim). On apprend que la mère de Marie, Anne était stérile. Elle pria le Seigneur en lui promettant de lui consacrer l’enfant qui naîtrait. Et c’est ce qu’elle fit lorsque Marie naquit. Une pièce sanctuaire lui fut réservée, et ensuite elle fut élevée au temple de Jérusalem où elle tissa le voile du temple. Enrico Norelli, grand spécialiste de la littérature chrétienne apocryphe, maître d’enseignement et de recherche à la faculté autonome de théologie protestante de l’université de Genève depuis 1988, nous dit dans le journal mensuel de l’Eglise protestante vaudoise, Janvier 2009 p. 4 : « Au vu des règles en vigueur à l’époque, ce récit ne peut être que le fruit de l’imagination de son auteur ». Concernant l’enfance de Marie, il écrit : « Ce récit de l’enfance de Marie servait à lutter contre les rumeurs émanant de milieux juifs et païens antichrétiens, qui affirmaient que Jésus était un enfant illégitime, fruit d’une aventure de Marie avec un soldat romain. Un tel récit a un but apologétique. Jésus n’est pas né d’un adultère, mais de l’action divine ».

Et puis, il y a eu les conciles… C’est en juin 431, au concile d’Ephèse que Marie est devenue Mère de Dieu. Faut-il rappeler que l’empereur Constantin (272-337), et par la suite l’empereur Théodose (316-395), ont fait de la religion catholique, une religion d’Etat. Si bien que quelques années plus tard, de 429 à 438, les empereurs d’Occident et d’Orient,

(Valentinien III et Théodose II) font rédiger le Code de Théodose, recueil de toutes les constitutions légales promulguées par les empereurs légitimes depuis 312. L’unité juridique du monde romain, royaumes barbares compris, fut ainsi rétablie. 

A la réforme le sujet n’a jamais été au cœur des débats. Luther a bien écrit un texte sur la profondeur de la prière de Marie (Magnificat), mais les réformateurs ont repris les définitions des premiers conciles sans plus. Le grand enjeu théologique était, pour eux, ailleurs. De ce fait, ils ont accepté  la naissance virginale de Jésus, et ils ont cautionné l’appellation Marie mère de Dieu. Tout s’est compliqué quand l’Eglise Catholique a promulgué les dogmes de l’immaculée conception de la vierge (1854) et de l’assomption (1950). Avant cela, en 1846, le VIe Concile provincial de Baltimore avait ouvert la voie en proclamant la « bienheureuse vierge Marie conçue sans péché » patronne des Etats-Unis d’Amérique. Cette emphase, mise sur Marie, a contraint les Protestants à réaffirmer avec force : le Christ seul est rédempteur.

 

Depuis, il y a eu l’apostolat de Jean-Paul 2. La popularité du culte voué à Marie a pris un nouvel essor. Il a été confirmé par le nouveau pape Benoît 16.

Entre-temps, l’Eglise Catholique a cautionné dans sa logique, des ouvrages comme celui de feu l’archevêque de Lyon, Monseigneur Albert Decourtray. (En 1987 sortaient des presses des Editions Saint-Paul (Paris-Fribourg), la réimpression de l’ouvrage intitulé “Les gloires de Marie” (1750), œuvre du théologien italien Alphonso de Liguori. Cet homme, mort en 1787 est d’ailleurs canonisé, sa fête se situant début du mois d’août. Ce texte reçut l’imprimatur officiel sous l’approbation de Monseigneur Albert Decourtray. Dans cet ouvrage nous lisons : « Ah ! Maintenant vous êtes notre Reine, car vous êtes la Mère de Dieu et nous vous saluons, nous vous adorons comme telle », les gloires de Marie p. 319. Et ailleurs : « Courons donc aux pieds de notre très douce Reine, et soyons toujours fidèle à la prier, si nous voulons mettre notre salut en assurance. Si la vue de nos péchés nous épouvante et nous décourage, c’est pour qu’elle sauve, par sa protection, les pécheurs les plus coupables, les plus désespérés, dès qu’ils se recommandent à elle », Idem p. 10).

 

Si nous considérons la Bible comme une révélation divine digne de foi, le seul nom de sauveur est celui de Jésus-Christ. Il n’y en a aucun autre.  L’apôtre Pierre lui-même, après la première persécution des chrétiens en Judée, déclara hardiment devant le Sanhédrin qui l’avait arrêté : « Il n’y a de salut en aucun autre (que J.C) ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés »  Actes 4 : 12.

Dans l’ouvrage, les gloires de Marie, nous lisons encore : « Je suis, lui dit-elle, la Reine du ciel et la Mère de la miséricorde, je suis l’allégresse des justes et la porte ouverte aux pécheurs pour aller à Dieu ». Idem p.9.

Dans la Bible, il existe près de 120 citations touchant la miséricorde et la compassion. Toutes se rapportent à Dieu ou à Christ. Aucune n’est attribuée à Marie. Et que dire, quand dans cet ouvrage Marie est présentée comme l’unique espérance (p. 11), alors que les Saintes Ecritures attribuent cette appellation à Christ. Que dire encore quand il est écrit : «  Jésus a dit : quiconque demande reçoit.  Il faut dire la même chose des prières qui s’adressent à la Sainte-Vierge… » Idem, p. 33. Pourtant la Bible ne dit-elle pas ? « vous avez tout pleinement en Christ » Colossiens 2 : 10.

 

Quand nous lisons ces passages, nous ne pouvons que regretter qu’ils ne s’harmonisent pas avec le Nouveau Testament. La gloire et l’adoration reviennent à Dieu et à Christ seuls, non à une citoyenne de cette terre. L’auteur de cet ouvrage n’en reste malheureusement pas là. Ce théologien Alphonse de Liguori, remis en lumière par le cardinal Monseigneur Decourtray et appuyé par les encouragements du cardinal Ratzinger (futur pape) affirme que :

- «  personne ne vient à Christ, si ma Mère ne l’attire par ses prières » idem p. 109.

- « Marie nous a tant aimés qu’elle donna son Fils unique » idem p. 22.

- « N’allez pas me dire que vous (Marie) ne pouvez pas m’aider, car je sais que vous êtes toute- puissante… » Idem p. 39.

- « Quelques versets plus loin la divine Marie dit : Celui qui me trouve a trouvé la vie et il obtient du Seigneur le salut éternel ». Idem p.40.

- « Désirons-nous trouver la grâce de Dieu ? Allons à Marie, l’inventrice de la grâce… Infailliblement, si nous recourons à elle, nous retrouverons la grâce ». « Vous êtes l’unique espérance des pécheurs, car la rémission de toutes nos fautes, nous ne l’attendons que par votre intercession »Idem. p.42, 43.

- « Oui, malheur s’écrie saint-Anselme, malheur à ceux qui méprisent la lumière du soleil, à ceux qui ne font point cas de la dévotion à Marie ».Idem p.48.

 

Tout en respectant que l’on puisse penser différemment, regrettons qu’un système d’interprétation soit source de confusion. Voyez vous-mêmes : 

  • « C’est de Marie qu’Isaïe prophétisa : une verge (rameau) sortira de la tige de Jessé et une fleur naîtra de sa racine. La divine Mère, dit saint Pierre Damien, est cette verge puissante… ».Idem p.56.
  • «  Si Marie est pour nous, qui sera contre nous ? » Idem p. 56.
  • « Ils le savent bien, les démons, que Jésus n’a jamais condamnés, que jamais il ne condamnera une âme que son Auguste Mère se charge de défendre ». Idem p. 57.
  • « Recourons à Marie et c’est assez » Idem p. 72.
  • « C’est à juste titre que saint Bonaventure appelle Marie le salut de ceux qui l’invoquent, en sorte que, pour être sauvé, il suffit d’invoquer cette bonne Mère ». Idem p.83.
  • « Comment ne serait-elle pas pleine de grâce, celle que le Seigneur a faite l’échelle du paradis, la Porte du paradis, la Porte du ciel, la vraie médiatrice entre Dieu et les hommes ». Idem p. 98.
  • « Tout est soumis à l’Empire de la vierge, tout et Dieu lui-même » Idem p.120.
  • « Nous n’avons au ciel qu’une avocate et c’est vous Marie » Idem p.130.
  • « Allons, disait l’apôtre, allons avec confiance au trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et toutes les grâces dans un secours opportun. Ce trône aux pieds duquel saint Paul nous exhorte à déposer nos confiantes supplications, c’est Marie… » Idem p. 183.
  • Nous aurions pu citer bien d'autres ouvrages comme celui du prêtre Stan Rougier qui écrit à propos de Marie la mère de Jésus : " Elle seule permet à Dieu d'être Dieu" (1). ou encore dans le même ouvrage : " Pourquoi Dieu n'a-t-il pas créé Marie à la place d'Eve ? Que de temps gagné !..." (2).

 

Conclusion :

 

 Si nous utilisons les Saintes Ecritures comme la source de révélation divine la plus fiable, alors il nous faut fraternellement dénoncer les nombreuses contre-vérités, véritables insanes. 

Marie a exalté son Seigneur et son Dieu. Jamais elle ne s’est présentée leur égal. Son attitude d’humilité et de soumission à Dieu et à son fils contraste avec le pouvoir qu’on lui a attribué : N’a-t-elle pas dit à Cana « Faites ce qu’il (J.C) vous dira » Jean 2 : 5.

La Bible enseigne que toutes les créatures humaines ont péché, apôtres, et Marie compris. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » Romains 3 : 23,24. Mais ce péché n’est pas rupture de relation à Dieu, car nous avons un avocat qui peut et plaide notre cause devant Dieu le Père. «  Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste »  1 Jean 2 : 1.

Le ministère d’intercession du Christ est pleinement efficace : « Le Christ peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur ». Hébreux 7 : 25.

                                

La Bible enseigne non seulement que nous sommes sauvés par le seul nom de Jésus, mais qu’encore il est le seul intermédiaire dans sa médiation entre Dieu et les hommes  (cf. Actes 4 : 12 ; 1 Timothée 2 : 5, Jean 10 : 4-5 ).

La Bible enseigne que nous devons aller à Jésus, non à Marie. Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos » Matthieu 11 : 28. La Parole de Dieu nous enseigne : nous avons « Tout pleinement en Christ » Colossiens 2 : 10. Elle nous redit encore que c’est uniquement par « la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés » Actes 15 : 11. « C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre ». Philippiens 2 : 9-10.  Ce témoignage de Paul fait écho à la position de tous les apôtres, et c’est sur la base de ce témoignage que seront fondées les premières communautés chrétiennes d’occident.

 

Toutes les salutations des lettres du Nouveau Testament sont faites au nom de Jésus-Christ, jamais de Marie. Seul Jésus-Christ est notre espérance, car c’est lui seul qui réalise complètement l’œuvre de salut.  « Paul, apôtre de Jésus-Christ, par ordre de Dieu notre Sauveur et de Jésus-Christ notre espérance »  1 Timothée 1 : 1 ; Hébreux 6 : 18-20 . Marie de son vivant a été dépendante de Dieu, comme tous les disciples de son fils.  « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, la mère de Jésus, et avec les frères de Jésus » Actes 1 : 14.

 

La Bible enseigne encore que tout ce qui concerne notre avenir a été remis entre les mains de Jésus-Christ, jamais de Marie. Jean, l’apôtre bien-aimé, à qui Jésus confia l’avenir de sa mère, donne ce témoignage de première importance « Le Père ne juge personne mais il a remis tout jugement au fils afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père » Jean 5 : 22, 23.  « Le témoignage de Dieu, c’est qu’il rend témoignage à son fils... Ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est en son Fils...  Vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » 1 Jean 5 : 9, 11,13.  Citons deux dernières répliques données par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ : « Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté ! Heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole et qui la garde ». Luc 11 : 27-28. Jésus a encore dit : « Moi, je suis la porte : Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ». Jean 10 : 9.

 

Marie n’en demeure pas moins un merveilleux exemple de foi et d’humilité. Il doit nous servir de référence, mais en aucun cas Marie a un pouvoir salvateur pour l’humain. Cela n’appartient qu’à Jésus-Christ.

Mais alors, comment peut-on expliquer la distorsion d’interprétation des Saintes Ecritures ? L’histoire confirme que cette distanciation est l’œuvre de l’humain. Pour des raisons politiques et religieuses, le rôle de Marie s’est imposé comme répondant à un besoin de conciliation entre les éléments païens et chrétiens de l’époque romaine. Par la suite, l’Eglise catholique, apostolique (?), et romaine a exercé son autorité sur toute la chrétienté pendant des siècles.

Il faut se rappeler que ce n’est qu’au 20 siècle, sous les pontificats de Jean 23 et de Paul 6, au concile de Vatican 2 (cf.11 octobre 1962 au 8 décembre 1965) que la lecture de la Bible a été recommandée. Avant ce temps, elle était soit interdite dans certains pays, soit sa lecture fortement déconseillée. Heureusement ce n’est plus le cas de nos jours, et chacun peut en conscience vérifier chaque enseignement présenté par les apôtres…

Alors, à chacun son choix, dans le respect mutuel et la confiance en Dieu. Mais, de même que jamais les ténèbres n’effaceront la lumière, de même le déni d’une vérité biblique historique n’occultera jamais la splendeur d’un enseignement d’une portée éternelle en J.- C.

   

    Jésus a dit : « personne ne vient au Père si ce n’est par moi. » Jean 14 : 6.

                                                                               

                                                                                  Jacques Eychenne 

                           

PS:  (1) et (2) Les rendez-vous de Dieu,éditions Cameron, oct. 2002, p.194.

 

 

 

 

 

 

 

 

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