Le miracle de Césarée

 

 

 Le miracle de Césarée

                             ou

 Les prémices d’un nouveau          peuple

   Actes 10 : 23-48

 

Introduction :

 

Presque au cœur du livre des Actes des apôtres se trouve ce merveilleux récit de la rencontre de l’apôtre Pierre avec le centurion Corneille. Luc décrit le scénario d’un film d’évangélisation. Tout est mis en synergie pour que la rencontre, entre un gradé de l’armée romaine, et un ambassadeur de Jésus-Christ fasse naître les prémices d’un peuple nouveau. Sous la direction divine, par le ministère des anges, avec le moyen audio-visuel d’une vision, avec la complicité et la manifestation du Saint-Esprit, tout le décor est en place pour nous annoncer les prémices de l’avènement d’un peuple spirituel. Il s’appellera plus tard : le christianisme. Le film est inédit, il relève du jamais vu… ce peuple de marcheurs vers un objectif précis a cheminé tout au long des siècles. Des relais ont été transmis et aujourd’hui, nous sommes invités à en faire partie.

Mais revenons au récit de Luc…

L’apôtre Pierre accueille la petite délégation envoyée par Corneille et le lendemain, il repart pour Césarée. Luc précise : « Quelques-uns des frères de Joppé vinrent avec lui » Actes 10 : 23. Ces frères, que l’on retrouve dans le récit, sont des Juifs convertis. La marque de la circoncision en témoigne (cf. Actes 10 : 45). On apprendra qu’ils étaient au nombre de six (cf. Actes 11 : 12). Mais pourquoi ont-ils voulu accompagner l’apôtre Pierre ? Par curiosité ? Par crainte pour Pierre ? Il faut bien reconnaître que l’invitation de Corneille avait de quoi surprendre ! On pouvait supposer le meilleur comme le pire… Il faut croire que les émissaires, dépêchés par Corneille, ont dû convaincre nos six accompagnateurs de l’apôtre… Toutefois, l’incertitude demeurait bien présente. Qu’allait-il se passer ? Comment l’apôtre Pierre allait-il réagir face à ces païens ? Quel était le vrai motif de cette rencontre ?

 

Développement :

 

Première surprise à l’approche de Césarée : Corneille, ce chef militaire d’une armée conquérante vient au-devant de Pierre et tombe à ses pieds pour se prosterner (cf. προσκυνέω = proskunéo = se prosterner, adorer, Matthieu 4 : 9-10). Au vu et au su de tous les témoins de cette scène insolite, cela pouvait poser question ! Il faut croire que Corneille était prêt à aller au bout de son désir, car son attitude faisait fi du regard des quelques spectateurs (le vainqueur s’agenouille devant le vaincu). L’apôtre Pierre a aussitôt demandé à cet homme de se relever, car pour un Juif cela équivalait à un geste d’adoration. Or, dans les Saintes Ecritures, Dieu seul est digne d’être adoré cf. Luc 4 : 8.

Cette scène nous dit que nous sommes en présence de deux êtres d’une grande humilité (donc de deux êtres d’exception). Tout en marchant vers le lieu de la rencontre, Pierre a dû poser à Corneille quelques questions, mais elles ne nous sont pas rapportées (cf. Actes 10 : 27 ; συνομιλέω = sunomileo = parler avec, avoir une conversation). Tout n’est pas écrit dans la Bible, seul l’essentiel nous est relaté et c’est bien ainsi !

 

Deuxième surprise pour l’apôtre à son arrivée à Césarée : Le centurion Corneille a convoqué (cf. συγκαλέω = sugkaleo = appeler ensemble, assembler, inviter, convoquer à soi) ses parents (cf. συγγενής = suggenes = de même parent, allié, parent, lié par le sang) et ses amis intimes (cf. τοὺς ἀναγκαίους φίλους = tous anakaious philous = les amis intimes). Était-ce des copains de garnison ? des Juifs avec lesquels il avait sympathisé ? Le personnage est singulièrement étonnant (positivement parlant) …

C’est dire que son attente est prégnante. On ne connaît pas ses motivations, mais ce rassemblement nous parle d’un désir intense de rencontre avec un des responsables de ce jeune mouvement chrétien. Pourtant, le Christ avait suscité des craintes parmi les responsables romains (cf. Luc 23 : 3). Avec Corneille, nous sommes bien en présence d’un homme à la personnalité affirmée qui a réussi, malgré des fake news concernant le Christ, à se faire une opinion personnelle sur les faits actés à Jérusalem. Il faut bien se rendre compte qu’en mettant ses convictions au grand jour, le centurion Corneille prenait un certain risque (pour ne pas dire un risque certain).

D’emblée, l’apôtre ressent la nécessité de justifier sa présence dans cette maison : « Vous le savez, il est absolument interdit à un Juif de frayer avec un étranger ou d'entrer chez lui. Mais Dieu vient de me montrer, à moi, qu'il ne faut appeler aucun homme souillé ou impur ». Actes 10 : 28, version FBJ. La version TOB traduit : « C’est un crime pour un Juif d’avoir des relations suiviesavec un étranger » (cf. interdit = ἀθέμιτος = athemitos = contraire à la loi et la justice, prohibé, illicite, criminel).

 

Ce texte clé démontre l’orientation nouvelle d’une évangélisation ouverte au monde. L’apôtre a dû dépasser l’interdit confessionnel de son temps. Il lui a fallu du courage et de la sagesse. C’est la raison pour laquelle il déclare que son attitude lui a été dictée par Dieu lui-même. Qui pouvait s’opposer à une telle argumentation ? Pierre avait déjà édicté une formule semblable devant le sanhédrin : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » Actes 5 : 29. Mais là, il n’est plus devant une juridiction juive, mais devant un païen, et ce n’est plus pareil ! D’ailleurs, lorsque Pierre retournera à Jérusalem, peu de temps après, les fidèles circoncis ne se priveront pas de lui faire de vifs reproches (cf. Actes 11 : 2 ; Darby traduit : « ceux de la circoncision disputaient avec lui » ; La version FBJ : « les circoncis le prirent à partie »).

Pierre est parfois téméraire dans ses réactions, mais là, il fait le bon choix.  Il a l’intime conviction que Dieu lui a montré la bonne attitude à adopter face aux païens. C’est tellement vrai qu’il affirme n’avoir eu aucune réticence à venir…

Maintenant qu’il est là, il veut connaître la raison pour laquelle on l’a fait venir. Ne paraissait-elle pas évidente ? Pourquoi avons-nous constamment besoin de confirmation dans nos choix ?

Alors, Corneille raconte son entrevue avec un ange (cf. un homme vêtu d’un habit éclatant ou resplendissant). C’était un acte courageux. On aurait pu le prendre pour un illuminé. Souvenons-nous qu’au départ Corneille est seul à voir la vision. C’est la raison pour laquelle il a éprouvé le besoin de tout raconter aux deux serviteurs qu’il a envoyés vers l’apôtre Pierre (cf. Actes 10 : 7-8).

Maintenant, face à l’apôtre, Corneille explique et détaille ce qu’il a vu et entendu.

Observons que l’attitude de Corneille dénote un esprit d’ouverture, alors même que les Juifs manifestaient un esprit de fermeture (les apôtres y compris). Il faut bien se rendre à l’évidence ! Corneille était sur une terre étrangère. Les pratiques religieuses juives étaient

loin d’être compatibles avec sa religion. De plus, en ce temps-là, les manifestions qui relevaient du surnaturel étaient l’apanage des grands de ce monde. Pourtant, Corneille a accueilli avec une grande simplicité cette révélation divine et il va la raconter à Pierre avec un naturel d’enfant. C’est touchant !

D’ailleurs, l’apôtre ne cache pas son émotion. Il intervient de suite après son témoignage avec ces mots : « Je me rends compte en vérité que Dieu est impartial, et qu'en toute nation, quiconque le craint et pratique la justice trouve accueil auprès de lui. Son message, il l'a envoyé aux Israélites : la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ, lui qui est le Seigneur de tous les hommes » Actes 10 : 34-36, version TOB.

On se demande si jusqu’à cet instant, Pierre avait compris la mission que le Christ lui avait confiée, ainsi qu’aux apôtres ? (cf. Matthieu 28 : 19-20. Cela expliquerait la question de tout à l’heure : « pour quel motif vous m’avez envoyé chercher » Actes 10 : 29). Le texte dit : Pierre se rend compte…  Autres traductions : reconnaît, constate, comprends, saisit, reçoit En vérité, le verbe grec est complexe : (καταλαμβάνω = katalambano = se saisir, saisir quelque chose comme pour en faire son propre bien, s'approprier, dans un bon sens : Christ saisissant l'humanité par son saint pouvoir et son influence pour la gouverner ; découvrir, attraper ; saisir avec l'esprit ; comprendre, percevoir, apprendre).

En synthèse, l’apôtre prend conscience que Dieu est impartial (mieux vaut tard que jamais !) ; (en Grec : προσωπολήπτης =prosopoleptes = celui qui considère les personnes, quelqu’un qui distingue, qui discerne, qui fait la différence), mais son raisonnement est quand même surprenant ! Cela nous renvoie à nos lenteurs dans la compréhension de la volonté divine… Toutefois, Pierre considère toujours qu’Israël est le peuple élu. C’est d’abord à lui que la révélation de la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ a été confiée, afin de l’étendre à l’humanité.

 

L’important dans la découverte de l’apôtre réside dans son affirmation péremptoire : « le Seigneur de tous ».

L’apôtre Paul confirmera cette bonne nouvelle : « Ainsi, il n'y a pas de différence entre Juif et Grec : tous ont le même Seigneur, riche envers tous ceux qui l'invoquent » Romains 10 : 12, version TOB. Ailleurs il dira : « Dieu a souverainement élevé (le Christ) et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Seigneur, c’est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père » Philippiens 2 : 9-11, version TOB.

Il rappellera aux chrétiens de la Galatie :

« Il n'y a plus ni Juif, ni Grec ; il n'y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n'y a plus l'homme et la femme ; car tous, vous n'êtes qu'un en Jésus Christ » Galates 3 : 28, version TOB.

 

Puis, L’apôtre Pierre narre les circonstances qui ont construit sa foi en un salut gratuit en Jésus-Christ. Alors qu’il en parle survient un évènement inattendu. Luc le décrit en ces termes : « Pierre parlait encore quand l'Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les païens. Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : " Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu l'Esprit Saint aussi bien que nous ? " Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux ». Actes 10 : 44-48, version FBJ.

L’Esprit Saint tomba sur tous ceux qui étaient présents.

Lorsque Pierre raconte son expérience en milieu païen aux frères de Jérusalem, il précise bien que ceux qui écoutaient sa parole vécurent la même expérience que la leur, lorsqu’ils étaient tous réunis dans la chambre haute de Jérusalem (cf. Actes 2 : 1-4 ; 11 : 15).

En constatant la réalité de la manifestation du Saint-Esprit, la stupéfaction a dû atteindre son paroxysme ! Dans la maison de Corneille, les six frères Juifs qui accompagnèrent l’apôtre ont été témoins d’un fait grandiose. Tous, eux y compris (?), ont reçu le don du Saint Esprit.

De quoi est-il question ? Il s’agit d’un don spirituel qui a été répandu sur toute la

maison de Corneille. Autrement dit, nous assistons à une extension de ce don, perçu à la Pentecôte par les apôtres et les 120, au bénéfice des païens (sous-entendus repentants). Désormais, on peut acter le fait que le don du Saint Esprit concerne tous ceux qui (repentants) se tournent vers Dieu. Nous parlons bien d’un don. Seul Dieu peut l’accorder à quiconque manifeste une ouverture à sa Parole de vie.

Pour attester la réception de ce don, le récit de Luc dit : « Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu ». Le « ils » ne peut concerner que les Juifs circoncis, mais alors cela pose question entre le verset 44 et 46. Les croyants juifs circoncis n’ont-ils été que témoins de l’évènement ou l’ont-ils eux aussi vécu ? Ont-ils, ou pas, participé à ce parler en langues ?

 

Qu’importe ! Le fait est que parents et amis intimes de Corneille, et Corneille lui-même, se mettent à parler en diverses langues. Si, comme l’expliquera Pierre à Jérusalem (cf. chapitre 11), les païens de chez Corneille ont parlé en langues, ce parler en langues ressemble à celui reçu lors de la Pentecôte (cf. Actes 11 : 15). Or, à la Pentecôte, il s’agit bien de langues connues (cf. Actes 2 : 6 ; γλῶσσα= c’est la langue physique, avant de devenir par extension le langage ou dialecte d’un peuple particulier, distinct des autres. Dans notre texte, il est au pluriel γλώσσαις = glossai = langues connues).  

Si on comprend que la barrière des langues fut un obstacle à la diffusion de l’évangile du Christ, on peut s’interroger sur la signification de cette manifestation chez Corneille. Mais, c’est peut-être ignoré que les amis intimes de Corneille faisaient partie très certainement de la cohorte italique (c’est-à-dire, qu’ils étaient originaires principalement d’Italie). Or, cette dernière devait être composée aussi de mercenaires d’autres pays conquis. Cette explication nous permet de comprendre que tous les participants de cette rencontre ont pu louer Dieu dans leur propre langue, voire leur propre patois, suivant qu’ils venaient de l’Italie du Nord ou du Sud. (Assurément il convient d’’exclure le parler en langue extatique, uniquement présent à Corinthe). Observons encore que dans le livre des Actes, Luc décrit la condition pour recevoir le Saint-Esprit : il est donné à ceux qui obéissent à Dieu (cf. Actes 5 : 32).

  

Quoi qu’il en soit, le plus important est la remarque qui suit. Pierre dit : « peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu l’Esprit Saint aussi bien que nous ? » La question est pertinente : est-ce que l’on peut empêcher quelqu’un d’être baptisé d’eau, quand il a reçu le Saint-Esprit ? Le verbe grec (κωλύω =koluo = empêcher, s’opposer à, dissuader, refuser) est un verbe fort de sens (cf. 3 Jean 10). Pour l’apôtre, la réponse est évidente : c’est non !

Quand Pierre fera son rapport à Jérusalem, il associera le baptême de Jean au baptême du Saint-Esprit (cf. Actes 11 : 15-18). Cela nous permet de comprendre le sens du dernier ordre du Seigneur Jésus, donné aux onze, sur une montagne de Galilée : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » Matthieu 28 : 19. Dans le livre de Luc, les apôtres ont eu à cœur par la suite de présenter un baptême complet, au nom des trois personnes de la divinité. Ils ont complété l’enseignement du Christ quand un élément était manquant car il existait de la confusion sur le sujet : certains, dans la jeune communauté chrétienne n’avait reçu que le baptême de Jean (cf. Actes 10 : 37 ; 19 : 3), d’autres ignoraient l’existence du Saint-Esprit (cf. Actes 19 : 2). Notons que dans notre récit, Pierre va baptiser « au nom du Seigneur » (cf. Actes 10 : 48). L’apôtre Paul dont la révélation directe par Jésus-Christ est postérieure à l’enseignement des apôtres clarifiera le sujet en disant : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeures en tous. » Ephésiens 4 : 4-6, versions TOB.

Le récit poursuit par ces mots : « et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux » Actes 10 : 48, version FBJ.

La Méditerranée étant à deux pas, la cérémonie a eu lieu dans la joie et la louange. Le baptême biblique nécessite d’être totalement immergé dans l’eau. La raison de cette pratique a été superbement développée par l’apôtre Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome. Cette pratique sous-tend un enseignement clair et limpide (cf. Romains 6 : 3-11). Corneille a-t-il été baptisé avec son uniforme de centenier ?

Cette journée mémorable, pleine d’émotion et de louanges, a été tellement intense que toute la famille de Corneille, ainsi que ses amis, ont demandé à Pierre de rester quelques jours avec eux. A nous d’imaginer avec quel plaisir Pierre a dû développer l’enseignement reçu de son Seigneur...

 

Conclusion :

 

Ce chapitre dix du livre écrit par Luc ouvre une ère nouvelle dans l’évangélisation des peuples étrangers à Israël. Encore une fois, l’apôtre Paul explicitera cette orientation d’une façon magistrale dans deux chapitres d’une lettre envoyée aux Chrétiens de Rome (cf. Romains 10 et 11). Paul expliquera qu’une partie de l’Israël spirituel est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée (cf. Romains 11 : 25). Il emploiera l’image de la greffe. Les « païens » qui étaient symboliquement des oliviers sauvages ont été greffés sur l’olivier franc qui représente le peuple d’Israël. Cette greffe qui illustre l’évangélisation des nations a pour objectif, selon Paul de ne faire qu’un seul peuple : l’Israël spirituel (cf. Romains 11 : 26). L’apôtre mettra en évidence cette ouverture au monde par ces mots :

« Ainsi, il n'y a pas de différence entre Juif et Grec : tous ont le même Seigneur, riche envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » Romains. 10 : 12-13, version TOB.

 

La rencontre de l’apôtre Pierre avec Corneille, sa famille, et ses amis, devient un repère historique. Elle ouvre des jours heureux à notre humanité souffrante. Désormais, le sacrifice du Christ est pour le monde entier. Aucun peuple, institution, communauté, individu, ne peut confisquer cette vérité. Tous ceux et celles qui veulent défendre leur pré carré d’une compréhension unilatérale de cette ouverture au monde transgressent, sans le savoir, l’inspiration divine qui la fait naître.

Les deux personnages principaux de ce récit nous interpellent par leur ouverture, leur disponibilité, leur humilité, leur envie d’être en phase avec le divin. Comment ne pas être interrogatif pour nous-mêmes !

Alors, tout à la fois, soyons des Pierre et des Corneille, si nous voulons être visités par l’esprit divin et connaître le bonheur de glorifier Dieu, notre Père à tous.

 

« Il y a une dimension spirituelle dans chaque relation. Lorsque deux personnes se réunissent, c’est que l’esprit le veut ainsi ». Proverbe africain.

                                                                                

                                                                                  Jacques Eychenne

 

 

PS : FBJ, version de la Bible de Jérusalem en français ; TOB, version œcuménique de la Bible.

 

 

   

 

 

 

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