La recherche du Pouvoir Spirituel

 

 

 

 

 

  La société religieuse

  au  temps de Jésus

              avec

ses forces d’opposition

 

Introduction :


Pour bien comprendre le ministère prodigieux du Seigneur Jésus, il est important de connaître le caractère de la société religieuse dans laquelle il a accompli son temps. Rappelons-nous aussi qu’à cette époque, le peuple d’Israël vivait avec un espoir permanent. Celui de voir apparaître le Messie. C’est lui qui libérerait le peuple de la domination romaine et raviverait la vocation du peuple élu de Dieu… Cette attente fervente se doublait d’une conception messianique très humaine, pour ne pas dire très nationaliste. C’est une des raisons qui a conduit la classe dirigeante religieuse à rejeter le Christ comme Messie. De ce fait, très tôt, elle organisa une opposition quasi systématique à son enseignement. Le drame de l’histoire repose sur ce malentendu. Le peuple qui avait reçu les oracles de Dieu (Cf. Romains 3 :1-3) nia violemment son Envoyé. Il ne correspondait pas à l’image qu’il s’était construite. Essayons succinctement de prendre acte des principales forces d’opposition au ministère de Jésus-Christ, présentes au sein de la société religieuse de l’époque.


Développement :


Donc, qui sont vraiment ses opposants juifs, prêts à aller jusqu’ au meurtre pour sauvegarder leur compréhension de la révélation divine ainsi que leurs intérêts personnels ?


1)   Les Sadducéens :

 

Ils sont membres influents d’une classe dirigeante. Ils composent l’aristocratie religieuse. En dehors de la Bible, l’historien Flavius Josèphe et le Talmud, développent leurs caractéristiques. Leur nom proviendrait, d’ après certains pères de l’Eglise, du mot hébreu saddiq qui signifie juste. Ils s’engageaient à suivre scrupuleusement et avec minutie la loi de Moïse. Ils ne tenaient pas comptes des traditions postérieures. (Voire Dict. Vigouroux, tome 5, col 1337 et suivantes, Paris 1912). En rapport avec l’orthographe du nom, d’autres font dériver le nom Sadducéen, de Sadoc, souverain sacrificateur du temps de David. Cette responsabilité serait restée l’apanage de cette famille jusqu’au temps de Jésus. Ses partisans s’appelaient aussi sadocites (Cf. Nouveau dict. biblique, éd. emmaüs, 2007, p.1154) Ils étaient comparativement beaucoup moins nombreux que les Pharisiens, mais avaient une plus forte emprise sur les décisions courantes. Ils se composaient de gens riches. Ils regardaient le petit peuple de haut.

Les chefs et les dignitaires du peuple étaient recrutés en leur sein. Ils n’étaient pas attachés automatiquement au sacerdoce, mais les principaux sacrificateurs venaient généralement de leur parti. Ils pontifiaient avec autorité sur tout ce qui concerne le culte et la liturgie. De surcroît, ils gardaient le contrôle du temple de Jérusalem. De plus, ils devaient être majoritaires au Sanhédrin (Véritable conseil des ministres, mis en place après l’exil, composé de 70 membres, suivant le nombre des anciens lors de l’exode, Cf. Exode 24 :1 et nombres 11 :16). Après la destruction du temple en l’an 70, le parti se disloque et disparait peu à peu.

Les sadducéens incarnaient le pouvoir, sans trop se mêler à la foule. D’ailleurs, ils détenaient souvent les postes de la fonction publique. Ils en avaient les moyens et le prestige. Ils étaient en concurrence avec les hauts dignitaires du parti des Pharisiens. Leur vision spirituelle était principalement d’ordre politique et pratique. D’ après les Sadducéens « Il ne faut accepter pour régler sa conduite, que ce qui est écrit, sans s’astreindre aux traditions des anciens… » (Cf. Josèphe, Antiquités judaïques, XIII, x, 6 ; XVIII, 1,4. Idem, Dict. Vigouroux, col. 1340). En cela, ils s’opposaient aux Pharisiens qui faisaient passer les traditions purement humaines avant les Ecritures (Cf. Matthieu 15 :3-6).


La différence la plus marquante était avant tout théologique. « Les Sadducéens disent qu’il n’y a point de résurrection, ni d’ange, ni d’esprit… » Actes 23 :8 . Les Sadducéens n’admettaient que la loi écrite, c’est à dire pour eux, le Pentateuque (les 5 livres de Moïse). Ils se distinguaient sur ce point des Pharisiens qui eux acceptaient la loi orale et les prophètes. Le fait qu’ils niaient la résurrection nous amène à supposer que les sadducéens sont à l’origine de la fausse rumeur sur la disparition du corps de Jésus au tombeau (Cf. Matthieu 27 :64, 28 :12-14). Pour eux, seul Dieu est Esprit. Ils n’admettaient pas qu’il puisse exister des âmes indépendantes d’un corps. En conséquence, pas de résurrection du corps pouvant être de nouveau habité par une âme. Niant la survivance des âmes après la mort, ils niaient du même coup les supplices ou les récompenses dans l’au-delà. De même, les Sadducéens n’admettaient pas que les humains soient soumis à un destin. Ils niaient que Dieu conditionne le bien ou le mal en l’homme. Pour eux, tout dépend du choix de chacun.

Les Sadducéens défenseurs zélés du droit étaient les plus durs dans les jugements. Les historiens ont noté qu’ils n’avaient même pas de bienveillance les uns envers les autres. Les Sadducéens ont très vite été hostiles aux disciples. Ce sont eux qui feront emprisonner les apôtres (Cf. Actes 5 : 17-18).

Enfin, sur le plan politique, les Sadducéens admettaient le pouvoir romain établi. « Les partisans de la maison de Sadoc s’adonnèrent à la politique et négligèrent de plus en plus les coutumes et les traditions des anciens, afin de cultiver l’hellénisme… Sous la domination des Romains et des Hérode, la politique dépendait en grande partie des Sadducéens… » (Op. cit. Nouveau Dict. biblique, p. 1155). Toutefois, les Sadducéens prenaient soin de maintenir la paix en composant habilement avec les dignitaires romains.

Comme nous le constatons, ils étaient soucieux d’un bon rapport de force entre le religieux et le politique et étaient déterminés à s’opposer à tout ce qui pouvait menacer cet équilibre politico-religieux. Notre Seigneur Jésus a été un grand obstacle pour ce parti ambitieux et despotique.


2)   Les Pharisiens :

 

Ils sont les mieux connus du peuple. Comme pour les Sadducéens, les sources sont les mêmes : L’historien juif Flavius Joseph, le Talmud et le Nouveau Testament. Le mot pharisien, tant en hébreu qu’en araméen, signifierait d’après l’étymologie : séparé. Le Pharisien était engagé par un contrat moral. Il devait s’éloigner de tout ce qui était défini comme impur. Les Pharisiens avaient pour prétention de se distinguer de tout rapport au vulgaire. Ils formaient un cercle bien soudé. A l’origine, ils étaient désignés comme « hommes pieux », mais pour le talmud, ils étaient relégués comme faisant partie de sectes hostiles. (Op.cit., Dict. Vigouroux, col 207). Les Pharisiens et les Scribes sont souvent associés dans les évangiles. Il faut dire qu’à l’époque néo-testamentaire (avant l’apparition des évangiles), les scribes étaient aussi très souvent membres du parti des pharisiens. Le lien qui les unissait s’explique surtout dans le rapport à la tradition des anciens. Les scribes étaient les fidèles copistes, non seulement des écrits reconnus comme inspirés, mais aussi de ceux qui marquaient toutes les traditions oralement transmises. Le parti des Pharisiens s’est vraiment codifié et unifié sous Antiochus Epiphane (175 avant J.C.). Ce dernier avait juré l’extermination de la religion juive. Il était rentré à Jérusalem et avait pillé les trésors du temple. Pire encore, il avait interdit la circoncision, l’observation du sabbat, la pratique des sacrifices. Il avait introduit dans le temple un autel à Jupiter sur lequel on faisait des sacrifices païens. En un mot, il voulait détruire tous les repaires de la religion juive. Le soulèvement des Maccabées trouva dans le parti des Pharisiens un allié pour conserver intacte la religion initiée par Moïse. Historiquement, les Pharisiens jouissaient de ce fait d’un crédit positif auprès du peuple. Ils étaient assez proches des besoins de la population à la différence des Sadducéens. Le Nouveau Testament nous révèle les particularités de leur doctrine. Ils mettaient sur le même pied d’égalité les écrits des prophètes et la tradition orale. Cette dernière développait et commentait tout ce qui paraissait nécessaire à une bonne observance de la loi. La confusion entre la tradition des hommes et l’observation des commandements de Dieu a été vertement signifiée par le Christ aux Pharisiens, souvent qualifiés d’hypocrites (Cf. Marc 7 : 1-13) Il faut dire que la minutie maladive, avec laquelle ils développaient chaque détail de la loi, était inaccessible aux gens communs du peuple. Il fallait être expert juridique pour saisir toutes les subtilités des textes de la tradition. Bien entendu, cela conférait au parti des Pharisiens un pouvoir non négligeable. Ainsi s’articulait leur pouvoir spirituel sur le peuple croyant. Ce dernier voulant bien faire avait recours à leurs interprétations très personnelles, même si elles différaient d’un rabbin à l’autre (chacun s’en remettait à son rabbin comme on s’en remet à son docteur)… Cette garantie d’orthodoxie se faisait souvent moyennant finances ou compensations.

Mais Pharisiens et Sadducéens, membres pourtant du même sanhédrin, étaient ouvertement opposés au moins sur trois points majeurs :


1) l’immortalité de l’âme 2) la résurrection des justes (Pour les Pharisiens, seuls les justes ressusciteront) 3) le libre arbitre. « Les esséniens auraient été fatalistes ou mieux

prédestinationistes, les sadducéens auraient été rationalistes et précurseurs de Pélage (Moine ascète breton né en 354. Il prêche que la sainteté peut s’obtenir par la seule volonté humaine sans la grâce divine), les pharisiens auraient tenu le juste milieu et sauvegardé le libre arbitre de l’homme tout en reconnaissant la nécessité du concours divin. » (Op.cit. dict. Vigouroux, col 210)

Avec les Pharisiens, il est difficile de parler uniquement d’un parti religieux. La religion primant toutes activités profanes, c’est devant un pouvoir politico-religieux que l’on se trouve et à qui il faut rendre des comptes. Les Pharisiens s’assuraient la main mise sur toutes les situations de la vie courante du peuple. C’est ainsi qu’ils étaient très présents. Ils se positionnaient en général dans le courant de l’espérance messianique. Ce Messie devait avoir trois caractéristiques : - il devait débouter les romains hors de la Palestine, - raviver et renforcer l’unité nationale du peuple juif, et - s’arroger une certaine suprématie sur les autres peuples. (N’était-il pas le peuple élu de Dieu !). Sur ces trois points, le Messie Jésus-Christ entrera en conflit avec eux. Jésus n’est pas venu libérer son peuple des romains, mais libérer l’homme de lui-même. L’unité que le Seigneur enseignait ne pouvait se faire que dans l’union à son Père et à son enseignement. Quant à la supériorité d’un peuple sur un autre, le Christ démontra que cela n’avait pas raison d’être. Il dira à ses apôtres :

« Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles et que les grands les tiennent sous leur pouvoir. Ce ne sera pas le cas au milieu de vous, mais si quelqu’un veut être grand parmi vous, il sera votre serviteur ; et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » Matthieu 20 : 25-28 (version Segond 21)

Toutefois, Pharisiens et Sadducéens, pourtant opposés, finiront par s’unir pour faire face au péril grandissant que représentait le Christ. Le Maître n’avait-il pas dit ouvertement à ses disciples : « Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens. » Matthieu 16 : 6

Il faut bien comprendre que le Christ a dû faire face à une opposition bien structurée, une coalition bien organisée. A plusieurs reprises, ces partis, dits religieux, ont essayé de le piéger en le pressant d’accomplir un signe venant du ciel (Cf. Marc 8 : 11), puis de le mettre en porte à faux sur la question du divorce (Cf. Marc 10 :2-11) puis encore sur l’impôt à payer à César ( Cf. Marc 12 :13-17). Ce fut encore le cas, quand les Sadducéens ont voulu mettre Jésus au défi de trouver une bonne réponse au problème de cette femme qui avait eu successivement sept maris (Cf. Marc 12 :28-34).

Mais le Christ déjoua tous leurs coups tordus… Il ponctuera son ministère, trois jours avant la passion, par un célèbre réquisitoire. L’évangéliste Matthieu le développe aux travers de huit accusations. Elles sont introduites par « Malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites… » Matthieu 23 :13, 14, 15, 16, 23, 25, 27, 29.

 

3)   Les Zélotes :

 

Le nom de zélote proviendrait du mot grec zélôtès qui signifie le zélé. Certains le rattachent à la transcription grecque du mot araméen kan’ân qui signifie zèle. Les Zélotes forment un parti de patriotes juifs très nationalistes. L’historien juif Flavius Josèphe confirme le fait. « Judas le Galiléen créa ce parti à l’époque de Quirinus, afin de résister aux Romains. Il dégénérera en un corps d’assassins, les sicaires (Ant.18.1.1 et 6 ; guerre 2.8.1 ; 17.8 ; 4, 3,9 ss). Le fanatisme des zélotes contribua à déclencher la guerre entre Juifs et Romains. » (Cf. op. cit. Nouveau Dict. Biblique, p.1360) « Certains supposent que le nom d’Iscariot, sous lequel on désigne Judas dans les évangiles, signifie « sicaire » (Cf. Rencontres avec le Christ, de Robert Badenas, éd. Vie et Santé, 1993, notes p.22). Les Zélotes sont fervents et actifs défenseurs de la souveraineté de Dieu et du nationalisme juif. Lorsque les Romains prirent l’administration directe de la Palestine, un parti se forma sous l’instigation d’un certain Judas de Gamala et du Pharisien Sadduk. Ils avaient pour objectif de s’opposer, par tous les moyens, à la domination romaine. Ils prirent alors le nom de Zélotes. Ils étaient motivés par une passion fanatique spirituelle. Ils devinrent plus tard des patriotes exaltés prêts au sacrifice suprême pour défendre leur cause. Leur résistance à la citadelle de Massada et la tragique histoire qui s’en suivit en sera une démonstration. Ce haut fait marquant de l’histoire d’ Israël perdure de nos jours. Des appelés de l’armée israélienne prêtent serment en ce lieu. Notons aussi, que les Zélotes attendaient avec impatience la venue d’un Messie, seul libérateur efficace de leur nation. Jésus recruta un apôtre parmi eux : Simon le Zélote (Cf. Luc 6 :15 ; Actes 1 : 13) «  Simon l’apôtre ne fut évidemment pas un zélote politique. Il le fut au point de vue religieux, sans que l’on puisse dire cependant s’il appartenait au parti qui portait ce nom. Il se peut qu’il ait été simplement comme ces zélotes, ardents partisans de la Loi, qui se convertirent plus tard à l’évangile, Act., XXI, 20, ou comme saint Paul lui-même, zélote dévoué des traditions paternelles. Gal. I 14. Pour mériter un pareil surnom, Simon dut se distinguer par un zèle plus qu’ordinaire ou par quelque action d’éclat. » (Op. Cit. Dict. Vigouroux, Tome 5, col. 2537)

Les excès de zèle des Zélotes ont sûrement dû être un handicap pour accueillir les paroles apaisantes du Christ. N’oublions pas que le Seigneur prôna le respect de l’occupant romain. Son message tendait à faire comprendre que son royaume n’était pas de ce monde, sinon ses partisans auraient combattu pour lui. (Cf. Jean 18 :36)


4)   Les Publicains :


L’origine du mot serait liée à celui du mot latin publicanus qui est traduit par public. Les Romains recrutaient, moyennant finances, des percepteurs d’impôts parmi la population juive. La distribution des charges se faisaient aux enchères publiques. Elles étaient attribuées aux plus offrants. Le contrat couvrait une période de 5 ans. Cela permettait aux Procurateurs romains d’éviter beaucoup de problèmes en territoire hostile. Les plus riches publicains avaient la responsabilité d’un territoire assez vaste. Aussi sous-traitaient-ils leur charge avec grand bénéfice. Ils postaient à leur guise des douaniers subalternes aux carrefours des chemins, sur les ponts, à l’entrée des villes, aux lieux de débarquements etc… Dire qu’ils étaient méprisés par

 

le peuple est un euphémisme. Ils étaient tous regardés comme des voleurs. Ayant acquis cette charge à prix d’argent, afin de s’enrichir sur le dos de la population, ils étaient considérés comme des païens (Cf. Matthieu 18 :17) Leur collaboration avec l’occupant romain était insupportable. Il faisait l’objet de forts ressentiments et rejets. Ces derniers étaient permanents au sein du peuple. Les rabbins considéraient d’ ailleurs que le repentir et la conversion d’un publicain étaient une chose impossible. Pourtant, l’évangile nous retrace le parcours célèbre de deux d’entre eux : Matthieu et Zachée. L’un fut choisi comme apôtre, l’autre reconnu comme fils d’Abraham et candidat au salut éternel. (Cf. Matthieu 10 :3 ; Luc 5 : 27 ; Luc 19 :1-10)

Bien que dénonçant l’état d’esprit des Publicains, Jésus démontra que personne n’était disqualifié au salut. Il prit le contre-pied de la pensée populaire. Il alla manger chez des Publicains (Cf. Matthieu 9 :11 ; Marc 2 :16). Il souligna intentionnellement le fait que les Publicains et les prostituées ont cru aux paroles de Jean le Baptiste (Cf. Matthieu 21 : 32). Plus encore, Il prophétisa en annonçant que les Publicains et les prostituées devanceront les principaux sacrificateurs et anciens du peuple dans le royaume de Dieu (Cf. Matthieu 21 :31)


Conclusion :


Le Christ a accompli son ministère dans une société particulièrement difficile. La population juive était partagée entre ses attentes, ses espérances d’un Messie, et la brutale réalité d’une occupation romaine inflexible. Entre ceux qui ne pouvaient que subir et qui n’aspiraient qu’à la paix, et des fanatiques suicidaires toujours prêts à en découdre avec l’ennemi, Jésus se fraya un chemin périlleux. Sa démarche fut exceptionnelle. Tout en dénonçant toutes les dérives, il fit pourtant le choix d’appeler des gens simples comme les pêcheurs, mais aussi des hommes contestés comme Matthieu le publicain, ou même Judas l’Iscariot (le sicaire).

Sa force spirituelle est à étalonner avec toutes les forces d’opposition auxquelles il a fait face sans trembler. Il a mis un point d’honneur à déceler des joyaux spirituels dans le cœur des prostituées et des gens de mauvaise vie. Il a confondu les biens pensants, passionnés d’une discipline stricte et desséchante pour la foi. Il a fait tomber les barrières des partis et des peuples. Il a ouvert pour tous ceux qui le désirent, une voie nouvelle d’amour et de vraie justice. Il a annoncé un projet qui aboutira à la création d’un royaume qui ne sera jamais détruit. Ce parcours-là donne envie d’adhérer à son enseignement, même si comme le jeune apôtre Jean, nous suivons Jésus de loin dans les difficultés de la vie.

Un espace de liberté est maintenant ouvert, investissons positivement en l’humain comme le Seigneur. A chacun de faire ses choix et gageons les bons choix.

                                                                                     Jacques Eychenne

 

 

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