Evangile et esclavage

 

 

      Le billet à Philémon

                          ou

face à l’esclavage passé  

          et moderne 

     Philémon v.1-25.    

 

Introduction :

 

L’authenticité de cette missive de Paul adressée à Philémon n’a pratiquement jamais été contestée. On la retrouve dans la liste des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament, comme par exemple le canon de Muratori (cf. env. 170 apr. J-C) Elle a très probablement été écrite alors que l’apôtre était en prison à Rome vers les années 60 de notre ère. Elle fait partie des écrits de sa captivité comme ceux envoyés aux Ephésiens, Philippiens et Colossiens. Philémon appelé compagnon d’œuvre (litt. compagnon d’armes, cf. Philémon v.2) s’était converti lors d’un passage de Paul à colosses et était devenu un élément actif de cette petite communauté de Colosses. Les fidèles se réunissaient d’ailleurs chez lui (cf. v.2) Il devait être suffisamment riche pour avoir une grande maison et au moins un esclave du nom d’Onésime.

 

Cet écrit est un véritable joyau d’amour fraternel, de pardon et de diplomatie spirituelle. En effet, l’apôtre ne va pas traiter de front le délicat sujet de l’esclavage, mais il va l’aborder sous un angle précis qui donne à ce billet une valeur exceptionnelle. Il faut savoir que si Paul avait abordé de face la question de l’esclavage, il aurait gravement mis en péril l’avenir du christianisme naissant dans ces régions. Le sujet étant grave, il fallait de la diplomatie éclairée, du bon sens, diront certains, de l’inspiration divine à coup sûr.

 

Développement :

 

Cela rend cette courte missive de 25 versets d’une saisissante actualité. Comment se positionner face à toutes actions ou directives qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine ?

L’apôtre fait un choix fort judicieux. A l’épreuve de force devant cette difficulté, il choisit l’intelligence du cœur. A l’acte autoritaire, il substitue le geste d’amour. L’objectif était d’atteindre la réconciliation, de redonner du sens à la fraternité.

Cela devrait nous servir de repère aujourd’hui, nous qui sommes sans cesse sollicités  à prendre position dans des  conflits relationnels.

La position de Paul est intéressante et nous fournit l’occasion de poser une question plus générale :

 

Comment une société peut-elle changer par des réformes, alors que les citoyens veulent rester les mêmes ? En d’autres termes, est-ce les structures de la société moderne qu’il faut changer ou le cœur des hommes ?

 

Le christianisme apporte là une réponse, sinon originale, du moins pertinente. Toutes les révolutions et réformes n’amélioreront que partiellement la situation du monde tant que le cœur de l’homme ne changera pas. Et une seule force est capable de modifier substantiellement le fond des problèmes selon l’apôtre Paul : la mise en place d’une relation d’amour inspiré par l’action de Dieu. Et si la situation mondiale ne fait qu’empirer, c’est justement parce que les hommes de notre temps sont généralement réfractaires à cette action bienfaisante de Dieu dans les cœurs. Examinons maintenant comment l’apôtre s’y est pris pour résoudre ce délicat sujet de l’esclavage.

 

Dépeignons d’abord la situation concrète : Philémon, riche propriétaire avait un esclave. Celui-ci s’était enfui pour des motifs que nous ignorons. Certains pensent qu’il avait volé son maître avant de partir, mais le texte ne le dit pas. Cet esclave s’est réfugié dans l’anonymat de la grande capitale romaine. Or, la loi romaine n’était pas tendre pour ce genre de rébellion ! Les maîtres avaient droit de vie ou de mort sur leur esclave et il n’était pas rare, d’après les historiens, de voir un esclave battu à mort pour des futilités ou caprices de son maître.

En ce temps-là, les esclaves n’étaient pas considérés comme des humains, mais comme des outils de travail parfois comme des bêtes de somme. Ils accomplissaient toutes les tâches serviles de leur maître, qui selon leur mansuétude, les traiter avec plus ou moins de bienveillance. Ils étaient achetés et vendus au marché comme des matières premières ou des denrées alimentaires...

Pour quelle raison Onésime, tel est son nom, s’est-il enfui ? Nous l’ignorons. Il se retrouve à Rome et entre en contact avec Paul. L’apôtre se prend d’affection pour lui et Onésime est adopté comme son enfant spirituel (cf. v. 10). Mais dès lors que faire ? Paul est tiraillé entre le désir de le renvoyer chez son maître, avec le risque de voir ce dernier lui infliger un châtiment exemplaire, et le fait de le garder auprès de lui, car il lui rend des services appréciables.

Après réflexions, il le renvoie vers son maître (cf. son propriétaire) mais avec une lettre et un accompagnateur du nom de Tychique.

 

Que dit cette lettre :

« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre collaborateur bien-aimé, a Appia, notre sœur, à Archippe, notre compagnon d’armes, et à l’Eglise qui est dans ta maison : Grâce et paix à vous de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ » v.1 (Version Nouvelle Bible Segond)

 

Paul se présente en faisant référence à sa situation de prisonnier pour la cause du Seigneur. Il n’a pas besoin de se dire apôtre et d’en appeler à cette autorité qui lui a été donnée (Cf. 1 Timothée 1 : 1 ; Ephésiens 1 : 1 ; Galates 1 : 1). Il choisit le lien de l’humilité pour s’adresser à Philémon. Non seulement Paul adopte un profil bas, mais encore il valorise Philémon à l’associant à l’œuvre de Dieu. Il le considère comme un collaborateur au sens noble du terme, un compagnon qui mène le même combat que lui. Pour dire ce qu’il a d’important à transmettre, Paul se place sur le terrain d’une relation empreinte d’empathie, d’affection et d’amour. Philémon est déclaré bien-aimé ! Il associe d’autres personnages, certainement l’épouse et le fils de ce dernier. Puis il étend la salutation à l’Eglise qui est dans sa maison. Cette petite communauté spirituelle se réunissait chez Philémon... Puis vient la salutation. Elle parle de grâce (cf. χαρίς, moyen par lequel on est sauvé, cf. Ephésiens 2 :8) et de paix (cf. είρηνη, cf. Philippiens 4 :7 , conséquence de ce salut à vivre entre les hommes).

 

Pouvait-il concevoir une meilleure introduction pour aborder un sujet si épineux ?

En situation de conflit relationnel, n’y a-t-il pas là matière à réflexion ?

Quand on substitue à l’acte autoritaire, la relation d’amour, quand on se met en phase avec son interlocuteur en se mettant dans une position d’humilité, quand on valorise le bien qui se trouve en l’autre, le frère bien-aimé, quand on parle de grâce et de paix, il ne peut y avoir qu’un résultat positif, même si cette démarche n’est pas accueillie comme bienveillante. Pourquoi ? Parce qu’elle renvoie notre interlocuteur à sa responsabilité et nous décharge d’un poids. C’est là, faut-il le dire avec conviction, la force du christianisme même s’il est mal desservi par ceux qui le vivent ! 

 

« Je rends toujours grâce à mon Dieu en faisant mention de toi dans mes prières, car j’entends parler de l’amour et de la foi dont tu fais preuve envers le Seigneur Jésus et pour tous les saints. Que ta participation à la foi agissante par la connaissance de tout ce qui est bon en nous, pour le Christ ! J’ai eu, en effet, beaucoup de joie et d’encouragement à cause de ton amour, car par toi, mon frère, le cœur des saints a été tranquillisé. » v.4-7

 

L’introduction de Paul est remarquable à plus d’un titre. Pourquoi ?

 

  1. parce qu’il part d’une expérience personnelle : il prie pour Philémon… Chaque fois que nous faisons référence à un vécu personnel,  bienveillant  pour autrui, nous sommes sur la voie d’une bonne relation. Partir de soi et non de ce que pensent les autres est déterminant en relation.
  2. Parce que l’apôtre est justement informé de ce que vit Philémon au sein de sa petite communauté. Etre bien informé, c’est déjà favoriser le bon choix dans la relation à autrui.
  3. Parce que l’apôtre ne cesse de valoriser la foi agissante dans l’amour (cf. Galates 5 : 6). De plus, Philémon a su discerner, par l’esprit de Dieu, ce qui était bon pour tous.
  4. Parce qu’il exprime son ressenti et  son besoin de réconfort en investissant positivement dans la réaction anticipée de Philémon. Si le cœur des saints a été tranquillisé, le cœur de Paul l’a aussi été. C’est en s’appuyant sur cette réalité qu’il avance confiant dans sa démarche. Chaque fois que nous nous investissons dans une relation de confiance vis-à-vis d’autrui, nos cœurs sont aussi tranquillisés (cf. litt. αναπαυω : terme militaire pour faire stopper une armée et la mettre au repos, faire se reposer ou donner du repos, cf. Matthieu 11 : 28, 1 Corinthiens 16 : 18).

 

Dans ce contexte relationnel très bien posé, l’apôtre peut maintenant aborder le cœur de sa demande :

« C’est pourquoi, bien que j’aie dans le Christ une grande assurance pour te prescrire ce qui convient, j’aime mieux te supplier au nom de l’amour ; tel que je suis moi, Paul, un vieillard, et de plus maintenant prisonnier de Jésus-Christ, je te supplie pour mon enfant, celui que j’ai engendré en prison, Onésime : autrefois il t’a été utile, mais maintenant il est bien utile, et à toi et à moi ; je te le renvoie, lui qui est une partie de moi-même. Moi, j’aurai souhaité le retenir auprès de moi, pour qu’il me serve à ta place, tant que je suis en prison pour la bonne nouvelle. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton avis, pour que ton bienfait n’ait pas l’air forcé, mais qu’il soit volontaire. » v. 8-14

 

En pleine cohérence spirituelle, Paul présente donc les motivations de sa requête. La répétition étant la forme élémentaire de l’enseignement pédagogique, il rappelle qu’il aurait pu, dans la circonstance, recourir en toute liberté à son autorité apostolique (cf. 2 Corinthiens 10 : 1-3)... Le mot liberté (cf. Пαρρησία = Liberté de parole, franchise, hardiesse) pour quelqu’un qui est en prison est une façon de manier le paradoxe et de témoigner de la puissance de l’évangile qu’il proclame. Mais il préfère faire le choix du lien de l’amour. C’est pourquoi il utilise une forme de prière par l’exhortation comme pour  encourager son lecteur (Paul avait l’habitude d’agir ainsi, cf. 2 Corinthiens 6 : 1 ; 1 Thessaloniciens 3 : 2). Il le fait simplement sans artifices, tel qu’il est, apportant une note de sagesse en regard de sa position de vieillard. L’apôtre devait avoir près de 60 ans, et si l’on considère tous les sévices qu’il avait endurés, (cf. 2 Corinthiens 11 : 16-33) c’est une grâce d’avoir pu assumer jusqu’à bout son mandat d’apôtre en terre païenne. Il se dit prisonnier de Jésus-Christ. Ailleurs, il dira : «  Christ est ma vie et la mort m’est un gain » Philippiens 1 : 21.  Sa prière concerne un esclave libéré par Jésus-Christ, enfant spirituel de Paul, engendré dans les chaînes (cf. δεσμίοσ= chaîne, lien, attache). Le terme engendré est fort, il fait référence au lien qui l’attache affectivement à Paul. Et puis, il mentionne son nom : Onésime (qui signifie utile), d’où la subtilité du jeu de mots dans la phrase suivante. Qu’importe si, comme pensent certains, ce nom était commun aux esclaves... En le nommant personnellement, il le remet en dignité de personne. Il repositionne Onésime en le faisant son égal dans la chair. (cf. Litt. il fait partie de mes entrailles). Non seulement l’apôtre revalorise le travail d’Onésime passé et présent, mais plus encore, le considère comme membre de sa famille en soulignant le rapport Père-Fils dans la foi.

 

Après des propos si forts, on comprend que l’apôtre exprime son hésitation à vouloir garder celui qui maintenant lui est cher, non égoïstement mais pour la bonne cause : la diffusion de la bonne nouvelle. C’est aussi une manière subtile de faire une petite pression affective sur Philémon, même si Paul s’en défend. Ce jeu de pression douce sur Philémon le renvoie à l’importance de sa responsabilité. Paul va très habilement utiliser la relation affective qu’il a pour Philémon pour favoriser une réconciliation entre Philémon et Onésime.

C’est pourquoi on peut sourire quand Paul dit à Philémon : « Je n’ai rien voulu faire sans ton avis » pour que ce bienfait (sous-entendu que tu vas faire) vienne de toi. A la fois, c’est subtil et juste. Toute la pédagogie moderne développe cet aspect : Agir à la place de quelqu’un ne l’aide pas à grandir. Il handicape même sa progression vers la maturité. Par contre, proposer des outils pour favoriser le bon choix, laisse augurer un bien meilleur résultat. Paul agit en pédagogue tout au long de cette missive, même si sa démonstration nous paraît un peu lourde à certains moments (J’entends par là, trop chargée d’une pression affective). Si on se place du côté de Philémon, on peut dire qu’il n’avait plus le choix après une telle démonstration. Il ne lui restait plus qu’à satisfaire la demande de Paul... Quoi qu’il en soit, favoriser le volontariat dans tous les choix, c’est viser à l’excellence en relation.

Mais l’apôtre va encore aller plus loin dans son souci de convaincre par le cœur Philémon.

 

« Peut-être, en effet, a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le retrouves pour toujours, non plus comme un esclave, mais, ce qui est mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est tout particulièrement pour moi, combien le sera-t-il pour toi, et dans la chair et dans le Seigneur ! Si donc tu me tiens pour ton compagnon, accueille-le comme si c’était moi. S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte. Moi, Paul, je l’écris de ma propre main : je te rembourserai moi-même pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi. Oui, mon frère rends-moi ce service, à moi, dans le Seigneur ; tranquillise mon cœur dans le Christ » v. 15-20

 

En quelques phrases, l’apôtre apporte sur le sujet de l’esclavage l’éclairage sublime de l’évangile. Pour l’époque ces propos étaient révolutionnaires, gardons-nous d’en réduire hâtivement la portée ! Reconnaître l’esclave, non plus comme un outil, mais comme un frère, un égal de soi dans le lien affectif, c’était remettre en cause un fonctionnement qui était l’apanage des riches. Il fallait être habité par une force intérieure pour oser… Car disons-le clairement, ce n’est pas la nature humaine qui est à l’origine de cette évolution, c’est poussé par l’esprit de Dieu que des hommes ont agi de la sorte. Et si aujourd’hui nous élargissions la notion d’esclavage aujourd’hui, nous pourrions tout aussi sûrement indiquer que c’est la seule action de Dieu qui permet à l’humain de faire face aux dominateurs de tout niveau social. Il faut être habité pour faciliter la découverte de vrais espaces de liberté. L’homme est dans le pouvoir et le désir de domination, seule une force puissante peut l’affranchir de ce mal récurrent, pour ne pas dire séculaire.

Quant à la forme de la démonstration, Paul a l’audace de dire à Philémon que si Onésime a pris le large (avec peut-être quelques affaires lui appartenant), c’est peut-être pour son bien... C’est osé, mais l’équation : perdre un temps pour gagner après est séduisante ! De surcroît perdre un esclave pour retrouver un frère est aussi un bon pari...

Bien sûr, Paul insiste… Voulant le convaincre il lui présente une autre équation plus sujette à caution : ce qui est bon pour moi, l’est aussi pour toi. Quelle audace ! Mais dans la circonstance, elle s’avérait juste. De même, Paul modifie la maxime : faites aux autres ce que vous voulez qu’il fasse pour vous, par fais pour lui ce que tu ferais pour moi. C’est presque irrésistible comme pression affective ! Et si on rajoute la formule du bon samaritain : S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose, mets tout sur mon compte, on pourrait dire qu’il enfonce le clou, mais avec une pointe de pertinence, en rappelant aimablement à Philémon que c’est lui son débiteur. Il écrit de sa propre main (cf. Fait relativement rare 1 Corinthiens 16 : 21; Galates 6 : 11; 2 Thessaloniciens 3 : 17)

Après une telle démonstration, Paul termine banalement sur le ton : rends-moi ce service, avec de nouveau cette référence à l’affectif : tranquillise mon cœur dans le Christ ou plus littéralement : donne du repos à mes entrailles en Christ.  

          

« C’est en me fiant à ton obéissance que je t’écris, sachant que tu feras encore au-delà de ce que je dis. En même temps, prépare-moi un logement, car j’espère vous êtes rendu, grâce à vos prières. Epaphras, mon compagnon de captivité en Jésus-Christ, te salue, ainsi que Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes collaborateurs. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! »

v. 21-25

Paul a posé au départ une relation d’amour au début de sa démarche, il parle maintenant d’obéissance. C’est surprenant, car c’est une forme de relation maître-élève pour ne pas dire maître-esclave… Etait-ce bien nécessaire ? D’autant qu’il surenchérit en disant qu’il sait qu’il fera plus qu’il ne lui demande. Dans la relation d’amour est-on encore dans le registre du faire ? Là encore c’est surprenant comme conclusion.

Certainement le lien qui unissait Paul à Philémon devait être très fort, ce qui expliquerait la hardiesse de ce dernier, qui au passage lui demande de lui préparer un gîte. Après les salutations qui nous permettent de retrouver Marc avec plaisir (ce qui laisse entendre que la dissension passée, entre Paul et lui, est oubliée, cf. Actes 15 : 38-40 : 2Timothée 4 : 11). En terminant, Paul recentre sur la grâce du Seigneur Jésus, autant dire sur la notion de salut gratuit en Jésus-Christ. Pour un problème larvé comme la fuite d’Onésime, terminer sur la réalité de la grâce est apaisant pour tout le monde.

 

Conclusion :

 

Cette lettre porte en elle tous les ingrédients nécessaires dans la résolution des conflits personnels et intercommunautaires. Elle pose paisiblement la seule réponse valable face à l’esclavage passé et moderne : la démarche de la relation bienveillante. De  surcroît, elle fait émerger avec une force inouïe la notion libératrice du pardon et les bienfaits de la réconciliation. Que nul ne s’en prive ! C’est l’accès à la vraie vie et à la qualité du partage dans les relations humaines.         

 

« L'âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé. » Proverbes 11 :25.

« Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien. »  1 Corinthiens 13 : 3, version de Genève.

 

                                                                           Jacques Eychenne

 

 

 

 

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