Jésus-Christ, Co-auteur de l'univers

 

 

     Jésus-Christ

Co-auteur de   l’univers

Colossiens 1 : 15-17

 

Introduction :

 

L’apôtre Paul rédige la lettre aux chrétiens de la ville de Colosses, alors qu’il est en prison, plus vraisemblablement, à Ephèse entre 60-62 apr. J-C. (A Rome, c’est moins probable, ce sera pour plus tard). Il est certainement assisté de son disciple Timothée (cf. Colossiens 1 : 1). Il dit avoir écrit la lettre aux fidèles de Colosses de sa propre main (cf. Colossiens 4 : 18). Cependant, nous n’avons aucune indication précisant une visite de l’apôtre dans cette localité. Par contre, nous savons que Paul a exercé son ministère à Ephèse pendant environ 3 ans (cf. Actes 19) et qu’il a connu un chrétien zélé du nom d’Epaphras. C’est certainement lui qui est à l’origine de la création de cette petite communauté de Colosses. L’apôtre Paul fait référence à son ministère dans cette modeste localité (cf. Colossiens 1 : 7). Cet ardent disciple semble avoir séjourné à Ephèse pendant la détention de Paul (cf. Colossiens 4 : 12). Soit Timothée, soit Epaphras, a donc été porteur de cette lettre. Elle devait aussi être lue dans la communauté proche de Laodicée, ville plus opulente, distante d’une trentaine de kilomètres de Colosses (cf. Colossiens 4 : 16). Colosses était une petite localité sur les rives du Lycus (à 150 kms environ d’Ephèse). Elle était en dehors des grandes voies de passage…

Cela dit, le souci de Paul est de répondre à la difficulté du moment. Les Colossiens sont gangrénés par des courants de pensée qui s’appelleront plus tard le gnosticisme. On rendait un culte aux anges, et on appelait les fidèles à vivre une expérience mystique. Quant au ministère du Christ, une croyance conduisait à nier son humanité. Entre les influences païennes, les traditions juives rigides, et les formes diverses de la philosophie grecque, on ne savait plus quoi penser. Il fallait intervenir rapidement pour redonner la primauté à la Parole de Christ. Paul se devait de tout mettre en œuvre, pour que les effets de son travail d’évangélisation ne soient pas réduits à néant. Il fallait donc éradiquer ce syncrétisme religieux plus que douteux. L’apôtre va intervenir fermement en repositionnant ceux qui, apparemment, pensaient avoir la bonne connaissance. Paul écrira en préambule :

 

« C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous ; nous demandons que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients » Colossiens 1 : 9-11, version NEG.

 

La tonalité du propos de l’apôtre étant entendue, arrivons au sujet principal qu’il va aborder.

 

Développement :

 

« Le Fils est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui » Colossiens 1 : 15-17, version NEG.

 

Ce texte prodigieux de l’apôtre, semble d’après bon nombre d’exégètes faire partie d’une confession de foi ou d’un hymne à la gloire du Christ. Ils considèrent qu’il y a dans ce passage à caractère liturgique, comme une musique saluant l’aurore de la création. Ces deux versets semblent rythmés par des strophes régulières, mises en vers. Que ce soit des paroles d’un cantique de l’église primitive, pourquoi pas ? Ce n’est pas la première fois que l’apôtre utilise ce qui devait être connu (exemple la péricope de Philippiens 2 : 6-11).

Nous venons de parler de la forme, abordons le fond : Paul traite le sujet de la prééminence du Christ. Il le présente comme l’unique médiateur de la création et de la rédemption.

Dans le monde gréco-romain de l’époque, cette affirmation faisait l’effet d’une bombe. Toutefois les mots utilisés ne sont pas simples à bien cerner.

 

« Le Fils est l'image du Dieu invisible ». Paul n’emploie pas cette notion d’image pour la première fois (cf. Romains 1 : 23 ; 8 : 29 ; 1 Corinthiens 11 : 7 ; 15 : 49 ; 2 Corinthiens 3 : 18 ; 4 : 4 ; Colossiens 3 :10). Dans la pensée paulinienne l’image est associée à la gloire. Ainsi, ces deux illustrations se fondent en Christ. C’est le Christ en gloire qui est l’image de Dieu (cf. 2 Corinthiens 4 : 4). L’image de nos jours n’est qu’une copie d’une réalité bien différente. (Par exemple, notre photo d’identité en papier, ou carton, n’a rien de commun avec ce que nous sommes en chair et en os). Quant à l’aspect invisible de Dieu, Paul a évoqué ce sujet à plusieurs reprises (cf. Romains 1 : 20 ; 1 Timothée 1 : 17 ; Hébreux 11 : 27). C’est parce que Dieu est inaccessible dans sa réalité, c’est-à-dire qu’il échappe à toutes nos notions de nature d’un corps, que le Christ vient nous révéler son caractère (cf. Matthieu 11 : 27). Mais attention ! Gardons-nous d’une trop grande simplification, qui peut décrire l’indicible ?

« Le premier-né de toute la création ».

Quand on lit cette affirmation, on a tendance à penser que le Christ serait une créature de Dieu. Mais alors, ce serait contraire à tout l’enseignement de Paul. Il affirme toujours sa divinité (cf. Colossiens 1 : 17 ; 2 : 9). Pour contourner la contradiction, l’expression est à comprendre en prenant en compte la pensée générale de l’apôtre. Il met en avant le fait qu’Adam est « la figure de celui qui devait venir » Romains 5 : 14, version LSG. En Christ, le second Adam, est bien l’image parfaite de la création. En Lui, elle a été restaurée.

« Le premier-né » = πρωτότοκος = prototokos = l’aîné. Que le Seigneur soit la première œuvre du Père de l’univers ne me dérange pas. Seulement est-ce le cas dans ce passage ? En d’autres termes, est-ce que le mot imprime une idée chronologique, ou est-ce autre choses ? Dans la pensée hébraïque, le premier-né, c’est l’aîné qui porte la responsabilité de la famille. Le mot a une valeur affective. En Israël, l’aîné est entouré de plus de considération, car il est héritier du patrimoine, il est la survie de la famille. La valeur affective l’emporte sur l’aspect chronologique. Exemples : Dieu appelle Ephraïm son premier-né, alors qu’en réalité, c’est Manassé qui est l’aîné de la famille de Joseph (cf. Jérémie 31 : 9,20//Genèse 41 : 50-52). On retrouve la même signification dans les Psaumes, Dieu fait de David son premier-né, alors qu’en réalité, il est le dernier de la fratrie d’Isaï (cf. 1 Samuel 16 : 11). Tout cela pour dire que le mot grec peut avoir un sens symbolique qui marque une priorité spirituelle confiée à celui qui est choisi. En Christ, toute la création trouvait, en lui, un

espoir, car la responsabilité comparable à celle d’un aîné lui était confiée. En fait, c’est celui qui est reconnu l’aîné par tous les êtres créés (cf. Une analyse grammaticale du grec confirme le génétif objectif, non le génétif partitif). Cette expression en grec pourrait donner la phrase suivante : « Lui qui est l’image du Dieu invisible, celui en qui tout être créé reconnait son aîné parce qu’en lui furent créés tous les êtres dans les cieux et sur la terre » (1).

 

Ainsi la pensée de Paul est cohérente. Le verset 17 en témoigne : « Il est (le Christ), lui, par devant tout, tout est maintenu en lui ».

Le Christ est bien co-créateur de l’univers.

Cette vérité est enseignée par l’apôtre Paul dès ses premières lettres envoyées aux églises. Quant aux environs de 56 apr. J-C. Paul écrit aux Corinthiens, il dira : « il n'y a pour nous qu'un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes.

1 Corinthiens 8 : 6, version TOB.

Cette vérité fondamentale a été le socle sur lequel tout le plan divin s’est appuyé. Un seul Dieu nous rappelle le fameux « Shemah Israël » (cp. Deutéronome 6 : 4). Un seul Dieu qui se révèle, à la fois comme Père et Seigneur. Le Christ est l’exécuteur de la création, tout en étant sa justification, sa raison d’être, en même temps que sa fin. Assurément, il est l’alpha et l’oméga (Apocalypse 1 : 8 ; 21 : 6 ; 23. 13). Le Christ serait donc l’intermédiaire visible, antérieur à la création (cf. Colossiens 1 : 15-16). Ainsi, l’apôtre contredit le courant de pensée qui présentait un sauveur étranger au monde et une création qui n’était qu’un accident éphémère (cf. thèses du Marcionisme et du gnosticisme) (2).

L’apôtre Paul va développer et justifier la vérité divine. Avant la fondation du monde tout avait déjà été décidé. C’est en Christ que nous avons été choisis et bénis pour être des enfants adoptifs. C’est par lui que la louange et la grâce se sont merveilleusement exprimées. C’est par lui encore que nous avons été délivrés et pardonnés d’avoir rompu le contrat confiance qui nous liait à Dieu. C’est par le Christ que nous a été révélé le mystère de la volonté de Dieu. C’est en Christ que nous participons à ce projet d’amour, c’est grâce à lui si nous avons cru (cf. Ephésiens 1 : 3-14).

L’objectif : « réunir l’univers entier sous un seul chef, le Christ » Ephésiens 1 : 10b, version TOB. Qui est suffisant pour comprendre un tel projet ! Nous ne faisons que l’effleurer tellement il est insondable…

Comment distinguer avec finesse que l’acte créateur de l’univers part d’une unité fondamentale. Le Christ l’a simplifiée par condescendance envers nous, en disant simplement : « Moi et le Père nous sommes un » Jean 10 : 30, version LSG. Le texte suit en disant « Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider » Jean 10 : 31, version LSG. La réaction humaine est facilement compréhensible. On peut aisément comprendre l’aspect inacceptable des propos du Christ par ses contemporains Juifs…

Dans une magnifique prière d’intercession, le Seigneur soulignera encore cette vérité insaisissable, si ce n’est par la foi :

« Je ne prie pas seulement pour eux, je prie aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi : que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu'ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m'as

envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux comme toi en moi, pour qu'ils parviennent à l'unité parfaite… » Jean. 17 : 20-23, version TOB.

 

Ainsi, l’apôtre Paul est en parfaite adéquation avec le message que Jean délivrera plus tard, à la fin de sa vie. Le prologue de son évangile est d’une profondeur sans égale.

 

« Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l'ont pas comprise » Jean 1 : 2-5, version DRB.  

Devant une telle parole solennelle, le commentaire reste superflu. Tout est dit en concision, en profondeur, en vérité. Cette Parole qui devint chair (cf. Jean 1 : 14) a tous les attributs de la divinité. L’introduction relève du sublime dans la progression de trois vérités. La première nous enseigne la préexistence du Christ, la seconde son lien fusionnel et unique avec Dieu ; la troisième sa réalité inaccessible en Dieu. On a l’impression d’entendre le Christ quand il introduit solennellement ses phrases importantes par les célèbres : « en vérité, en vérité, je te dis » Jean 3 : 3,5,11 ; 5 : 24,25 etc.

Jean développe le rôle incontournable de la Parole dans la création. Il actualise le texte de la Genèse (cf. Genèse 1 : 1). Il démontre que cette Parole ne pouvait qu’émaner de Dieu. Elle était de même essence divine. Tout a été réalisé par cette Parole, mais ne soyons pas réducteurs. Le « par elle » (cf. cette Parole) n’indique pas que le Christ a été réduit à la seule tâche d’un exécutant. Tout a été conceptualisé par cette union (pour nous inaccessible) entre celui que nous appelons le Père et le Fils.

Jean va même oser sous-entendre que le Christ est « l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le principe de la création de Dieu » Apocalypse 3 : 14b, version LSG. (Le Christ est ἀρχή = arché = 1) commencement, origine 2) la personne ou chose qui commence,3) ce par quoi tout commence, l'origine, la cause).

Comme nous le constatons les deux apôtres Paul et Jean ont le même langage.

D’ailleurs, l’apôtre Paul emploie indistinctement les mêmes expressions pour Dieu, que pour le Christ :

« O profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables !  Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? ou qui lui a donné le premier, et il lui sera rendu ? Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui soit la gloire éternellement ! Amen » Romains 11 : 33-36, version DRB (cp. Colossiens 1 : 16-17).

« Le Dieu Créateur, ainsi que sa maîtrise sur les événements et les choses sont inaccessibles à l’homme ; la distance est infinie et l’homme qui essaie de la combler (et qui par là essaie de se mettre à la place de Dieu, là où seule la Sagesse a le droit d’être, cf. Prov. 8, 22 ss) commet une grave erreur ; il doit être rappelé à l’ordre…et à ses limites. Il est condamné à s’incliner sans comprendre, ce qui ne signifie pas nécessairement sans s’émerveiller » Alphonse Maillot, l’épître aux Romains, Ed. Le Centurion-Labor et fides, 1984, p.296.

L’apôtre Pierre va avoir la même compréhension, il déclare dans sa lettre pastorale : « (Christ) préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous » 1 Pierre 1 : 20, version Darby. Beaucoup de versions ont traduit le verbe προγινώσκω par prédestiner. Mais il exprime une pré-connaissance de Dieu (cf. Il est omniscient) et non une prédestination ! Non seulement le verbe n’existe pas dans la Bible (ni prédestiner, ni même le mot prédestination, notion païenne), mais encore croire que le Christ a été

programmé pour nous venir en aide est une erreur. « Avant même que le monde fût créé, Jésus connaissait la nécessité du salut. Il accepta d’être notre Rédempteur « prédestiné avant la fondation du monde » (cf. Phil.2,6-9 ; 2 Cor.8,9 ; Jean 8,14 ; 12,27). C’est pour nous « à cause de nous » qu’il parut (« manifesté à la fin des temps) dans une chair semblable à la nôtre, afin de nous arracher à notre condition mortelle et, par son sang, de nous rendre participants d’une vie nouvelle » (3).

Le Christ a choisi de se donner par amour (cf. Hébreux 10 : 5-9). C’est lui qui a dit « je viens » en parfaite harmonie avec la volonté de son Père.

 

Cette vérité insondable a rassemblé l’ensemble du collège apostolique. Les premières communautés ont totalement adhéré à ce profond message, même si on ressent la difficulté des apôtres à traduire avec des mots humains, une réalité divine inaccessible.

Pour preuve ce texte de Paul à la communauté de Philippes :

« Qu'il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus, étant en forme de Dieu, n'a pas regardé comme un objet à ravir d'être égal à Dieu, mais s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé en figure comme un homme, il s'est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix » Philippiens 2 : 5-8, version DRB. (En forme de Dieu = μορφή = morphé = 1) la forme par laquelle une personne ou une chose frappe la vision 2) apparence externe). « Lui qui est de condition divine » traduit la TOB.

 

Conclusion :

 

Jésus de Nazareth, cet Emmanuel, est l’incarnation de la transcendance divine. Pour nous approcher, Dieu s’est fait chair, en exprimant des sentiments d’amour afin que nous soyons sensibles à ses appels. Si le Christ n’était pas venu vers nous, nous aurions été incapables d’aller vers lui. Nous n’aurions jamais pu concevoir le moindre bienfait de son projet divin.

Le Christ est co-créateur, initiateur au même titre que celui que nous appelons le Père. Il y a égalité de nature entre le Père et le fils. Mais, reconnaissons que ce langage relève de l’humain. La réalité doit être bien différente. Qui peut vraiment appréhender la profondeur du sujet ? Quand on contemple l’immensité de l’univers, on se sent tout petit. C’est pour cette raison que la foi est intensément sollicitée ! Plus on progresse dans la foi, plus les questions abondent, et moins les réponses sont satisfaisantes.

 

Est-ce la raison pour laquelle le Seigneur Jésus nous invite à changer de paradigme ? « Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » Matthieu 18 : 3, version LSG.

 

                                                                           Jacques Eychenne

 

 

PS : (1) L’Epître aux Colossiens, Norbert Hugedé, Ed. Labor et Fides,1968, p.48.

       (2) La Première Epître de Saint Paul aux Corinthiens, Jean Héring, Editions Delachaux et Niestlé, 1959, p. 66, note 5.

        (3) Première Epître de Pierre, Maurice Ray, Editions Ligue pour la lecture de la Bible, N.T. 21, p.34.

NEG, version Nouvelle Version de Genève ; TOB, version Traduction Œcuménique de la Bible ; DRB, version Darby ; LSG, version Louis Segond.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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