Pour mieux connaître la Bible

 

 

Pour mieux connaître la Bible

2 Timothée 3 : 16

Introduction :

 

La Bible est l’ouvrage le plus répandu dans le monde. Cependant nombre de croyants ne savent pas comment elle est parvenue jusqu’à nous. La Bible : le mot vient du grec  βίβλος (cf. Luc 3 :4) qui signifie le livre. Mais la Bible n’est pas un livre, c’est une bibliothèque. Son contenu varie selon les appartenances religieuses. Pour les Samaritains, elle contient 5 livres (le pentateuque) ; pour les Catholiques romains, elle en compte soixante-treize ; pour les Protestants, elle en dénombre soixante-six ; et pour les Juifs, trente-six. Succinctement, disons que 5 grandes parties marquent des temps différents, dans la vision chrétienne.

 

a) Il y a le temps des commencements et de la révélation divine au travers de personnages, puis d’un peuple.

 

b) Une révélation divine centrale transmise par un envoyé : Jésus-Christ (la Bible est christocentrique).

 

c) Une manifestation divine sous l’action de  l’esprit : Le Saint-Esprit préside à l’éclosion des premières communautés chrétiennes.

 

d) Un commentaire inspiré par Dieu : Des hommes de foi Paul, Pierre, Jacques et Jean (cf. les principaux) développent leur compréhension du message du Christ dans des lettres envoyées aux églises.

 

e) La révélation de la fin de l’ère humaine et l’avènement d’un royaume divin.

 

La Bible couvre des sujets très divers. Elle énonce des lois et définit des valeurs. Elle raconte des histoires réelles et symboliques. Elle a recours à la poésie pour rendre le propos plus sensible. Elle prône la sagesse comme force de vie. Elle oriente nos comportements, donne de l’importance à nos choix, nous prévient des dangers, annonce les évènements à venir. Autant dire que la Bible peut être source d’inspiration pour tout lecteur. De ce fait, essayons de répondre à quelques questions courantes que nous pouvons nous poser à son sujet.

 

Développement :

 

Pourquoi la Bible est-elle écrite en langues différentes ?

 

Parce qu’elle couvre des pans importants de l’histoire, principalement de la Mésopotamie et de l’Asie Mineure. D’Abraham à la naissance du christianisme, il a environ 18 s. d’évènements. On passe du nomadisme à la sédentarité. Conflits et guerres jalonnent le parcours. Des peuples différents Hittites, Babyloniens, Mèdes, Perses, Grecs, Romains se succèdent dans leurs conquêtes. Les écrivains ont donc écrit avec des mots adaptés aux diverses situations, suivant ce que Dieu leur inspirait. Ils ont écrit en Hébreu et en araméen pour l’Ancien Testament et en grec pour le Nouveau testament (cf. les deux grandes classifications de la Bible).

Aujourd’hui, la Bible complète est traduite en plus de 350 langues officielles et le Nouveau Testament en plus de 750 autres langues. Elle est accessible partiellement dans plus de 2000

langues et dialectes. Les projets sont de doubler ce dernier chiffre pour rendre possible sa lecture dans toutes les cultures. La nécessité de traduire la Bible, en prenant en compte les progrès dans la connaissance des langues anciennes, s’est trouvé  confortée par une autre nécessité : celle de rendre son langage compréhensible à tous par une traduction en langage courant. Disons-le simplement, nous avons aujourd’hui des traductions de qualité.

 

Quelles sont les origines de la composition de la Bible ?

 

Comme pour bon nombre d’ouvrages anciens, nous ne possédons pas les originaux, mais seulement des copies. (Il y eut sans doute très tôt des textes en partie écrits et en partie transmis oralement. Nous savons en effet que l’écriture existait bien longtemps avant Moïse, sous des formes diverses : pictogrammes en Mésopotamie, à Sumer (le pays d’Ur, d’où sortit Abraham), et hiéroglyphes en Égypte dès les débuts de la civilisation égyptienne. L’écriture alphabétique quant à elle est apparue sans doute en Phénicie ou dans la région du Sinaï, juste avant l’époque de Moïse, vers 1500 av. J-C. Plus de 20.000 copies (ce qui est un record pour un livre de cette ancienneté) attestent solidement et sérieusement les textes bibliques les plus anciens. Certaines de ces copies ont été mises à jour au siècle dernier, comme par exemple le Manuscrit de Leningrad, daté de 1009. Ce codex est la plus ancienne copie du texte massorétique (texte grec) de la Bible hébraïque.. Il servira de base à de nombreuses traductions. Autre exemple, le rouleau du prophète Esaïe découvert en 1947 près de la mer morte.

Les cinq premiers livres reliés (appelés Pentateuque), écrits en Hébreu avec une faible partie en araméen, ont été fixés par des scribes entre le 6e et 8e s. avant J-C.  Ces sages écrivains, appelés Massorètes, recopièrent les textes plus anciens avec une minutie exceptionnelle (ex. Toute rature de texte était prohibée).  

C’est ce texte hébreu qui est reçu et lu aujourd’hui dans les synagogues. Ensuite, ce texte hébreu fut traduit au 3e s. avant J-C en grec, principalement sous le règne de Ptolémée 2 et à sa demande. La traduction s’est faite par 70 ou 72 érudits juifs habitants Alexandrie. L’histoire ou la légende rapporte qu’ils tombèrent d’ accord sans s’être consultés auparavant. Ainsi est née la version Septante (nom du chiffre des traducteurs).

En Europe, il faudra attendre le 16e s. pour voir l’apparition d’un Nouveau Testament grec, vérifié non à partir de la version latine de Saint Jérôme, mais mis en parallèle avec le texte grec de la Septante. Ce fut l’œuvre du chanoine humaniste Erasme. Ce Néerlandais publie en 1516 à Bâle le premier exemplaire qui aura un grand retentissement. Il deviendra le livre référant des Réformateurs. Il faut dire que pendant des siècles, l’Occident ne connaît le texte de la Bible qu’à travers la Vulgate, traduction latine des textes hébreux et grecs du N.T. achevés par Saint Jérôme au 5è s (Toutefois, une vieille traduction latine ou « itala » l’avait précédée d’au moins 250 ans). La première traduction complète de la Bible en français, œuvre de Jacques Lefèvre d’ Etaples sortira en 1530. (Elle sera suivie de celle de Pierre Robert Oliviétan en 1535 et de la Bible de Louvain en 1550. Nos versions modernes datent de 1880 pour Louis Segond, 1885 pour J.N Darby, 1904 pour l’abbé Crampon, 1905 pour la Bible du Rabbinat français ; 1955 pour la Bible de Jérusalem, 1975 pour la Traduction œcuménique ; 1977 pour André Chouraqui et 1979 pour la Bible en français courant). Les savants exégètes s’accordent à rendre hommage au travail minutieux et précis des scribes juifs au fil des siècles. Le texte massorétique semble le plus solide et le plus fiable par le fait qu’il a été construit sur l’ensemble des manuscrits hébreux les plus anciens de l’A.T

et pas seulement sur quelques livres choisis.

 

Peut-on avoir des garanties sur l’inspiration divine de ces textes divers ?

 

Il faut abandonner l’idée naïve d’une dictée mécanique de Dieu à l’adresse des écrivains bibliques (Nous ne sommes pas dans le registre du Coran, dicté directement par Dieu, par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, à Mahomet, même si ce dernier, ne sachant ni lire ni écrire, n’a pu rédiger les vérités divines. C’est le troisième calife Otman (644-656) qui imposera une première version canonique. Notons en passant que 25% du Coran est un recopiage des textes bibliques anciens). L’inspiration divine des Ecritures s’est réalisée en passant par l’humain. Des auteurs très variés comme David le roi chef de bande, Salomon le roi-soleil, Amos le simple berger ,Luc le médecin bien-aimé, Matthieu le douanier, Pierre, Jacques et Jean des pêcheurs, l’érudit Paul, tous ont reproduit ce qu’ils avaient entendu et compris des Paroles de Dieu. Ainsi, la Bible n’a pas pour vocation d’être un livre scientifique, voire même historique. Sa vocation est de nous transmettre des témoignages de l’action de Dieu dans les cœurs et les consciences (cf. 1 Corinthiens 10 : 11). Le christianisme n’est pas la religion du Livre. Il nous fait simplement réentendre le témoignage de gens qui ont vécu une vérité historique (Exemple : Pour la résurrection du Christ, les témoins pouvant attester l’évidence de ce fait sont nombreux. Sans compter les proches du Christ, plus de 500 personnes pouvaient confirmer sa réalité (cf. 1 Corinthiens 15 : 3-9). Ces témoins précieux  placent au centre de leur confession de foi la personne de Dieu et de son envoyé Jésus-Christ. Ainsi, le christianisme se définit avant tout comme une rencontre. Déjà la Torah comprenait cette invitation à recevoir l’injonction divine comme un fait à intérioriser «Tu te souviendras de toute la route que le SEIGNEUR ton Dieu t'a fait parcourir depuis quarante ans dans le désert, afin de te mettre dans la pauvreté ; ainsi il t'éprouvait pour connaître ce qu'il y avait dans ton cœur et savoir si tu allais, oui ou non, observer ses commandements. »  Deutéronome 8 : 2-3, version TOB.

Disons au passage que les défaillances de notre monde moderne éloignent l’homme de sa vie intérieure. Pourtant, de sages penseurs insistent sur le fait que c’est dans l’intériorité éclairée par le divin que l’homme est en mesure de découvrir son équilibre personnel, son harmonie avec le monde, le sens de son existence et  la vérité sur Dieu.

Dans ce sens, l’A.T est moins un discours figé qui a force de loi, qu’une invitation à vivre une relation intime et personnelle avec Dieu. (Donc, à s’approprier les valeurs spirituelles et morales essentielles à son bien-être). Dans ce contexte,  le mot alliance traduit mieux le sens du mot testament. En effet le mot grec διαθήκη peut avoir le sens d’un acte juridique par lequel quelqu’un exprime ses dernières volontés (les traductions latines vont retenir cette interprétation en rendant le mot hébreu berît par testamentum), mais avec une vision moins lugubre, on peut privilégier un sens plus positif : celui d’alliance. Il s’harmonise davantage avec la vision spirituelle globale de la Bible qui parle de vie et de relation (De plus, le mot hébreu berît  devrait être traduit plus justement par le mot latin foedus = alliance, au lieu de testamentum.)

Le plus important consiste à dire que l’inspiration divine de tous ces textes est fiable par le fait que cette Parole peut s’expérimenter au présent. Mais on peut aussi être interpellé par la diversité des 40 écrivains. L’unité de leurs écrits, au travers de la diversité de leur personne, de leur histoire, du contexte géographique, culturel, de leur style d’écriture,

dépasse ce que des humains auraient pu concevoir et composer. Sans compter que des prophétiques se sont réalisées alors que la prédiction a été faite des siècles en amont (ex. La statue de Daniel 2, représentant la suite des empires, dits universels; de même, la destruction de Jérusalem, prédite par le Christ dans les années 30, a vu sa réalisation en l’an 70 de notre ère.). Ajoutons que l’archéologie est venue apporter du crédit à la fiabilité des textes les plus anciens. Les documents manuscrits bibliques découverts près de la mer morte à Qumrân attestent, par leur datation, et la comparaison entre les documents anciens et ceux d’aujourd’hui, une grande et fiable cohérence. Si Dieu a pris soin de nous transmettre sa Parole, il n’est pas inopportun de croire qu’il se soit aussi porté garant de sa transmission à travers les âges.

 

Pourquoi y a-t-il une telle différence entre l’Ancien et le Nouveau Testament, entre l’ancienne et la nouvelle alliance ? 

 

Le développement progressif de la Révélation divine a pris en compte le vécu des gens à travers toutes les époques. Quand on observe les rapports humains dans les temps les plus reculés, on observe une grande violence. La vie ne pesait pas lourd face aux problèmes de survie, de territoires à exploiter, ou aux luttes intestines. Les humains auxquels Dieu s’est adressé vivaient dans la violence. On se tuait pour un rien. Dans ce contexte, la loi du talion « œil pour œil et dent pour dent » Exode 21 : 23-25, était un véritable progrès. C’est déjà mieux que : « tu m’as pris ma femme, alors je massacre toute ta famille ou toute ta tribu ». La miséricorde, le pardon, la repentance ont dû faire un long pèlerinage dans les consciences. Dieu a été jusqu’au bout du bout pour imprimer au cœur des humains l’amour et le pardon. Jésus en croix n’a-t-il pas prononcé ces paroles « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » Luc 23 : 34. Entre le Dieu de Moïse et celui de l’apôtre Jean, on a toute la palette de la révélation d’un Dieu infiniment compatissant, plein d’attention pour ses enfants.

Notons encore que la Bible ne présente pas une pseudo-parole unique, ni une pensée unique, devant laquelle tous les humains devraient s’incliner, mais une Parole libre. Elle s’enracine dans l’histoire de l’homme, l’invite à la réflexion et au défi. Dieu relève la gageure d’être contesté, et il plaide pour une rencontre authentique, en vue d’établir une relation durable. La Bible ne présente pas une idéologie de domination, ou de propagande à bas coût, qui chercherait à s’imposer par la ruse ou la force. Elle est un concentré de témoignages qui nous disent l’importance de la confiance. Ce Dieu des premières pages de la Genèse est un être libre qui veut dialoguer avec des humains à son image, c'est-à-dire libres. Le fait que cette Parole continue à trouver en nous un écho est la meilleure démonstration de son inspiration divine.

 

Pourquoi les chrétiens n’obéissent-ils pas à tous les préceptes donnés au peuple d’Israël ?

 

Précisons d’abord que Juifs et chrétiens ont le même socle commun au premier siècle. Même encore de nos jours en France, on dit que notre culture est essentiellement judéo-chrétienne (Il serait bon que notre laïcité à la française s’en souvienne !). Elle est centrée sur le culte d’adoration rendu à Dieu. N’oublions pas que le Christ se rendait  au temple. Jésus de Nazareth, Juif

parmi les Juifs, observe la loi de Moïse. Mieux que quiconque, il était à même de démultiplier sa richesse de sens. Avec lui, la loi devient moins littérale et plus spirituelle. En fait, le Christ va mettre en évidence le sens profond de la loi, son action préventive et son caractère protecteur. La motivation devient tout autant répréhensible que l’acte en lui-même. Le Christ va chercher à extirper le mal à sa racine, dans la pensée. Le clivage s’opère quand Jésus dit : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera est passible de jugement. Mais moi, je vous dis que celui qui se met en colère est passible de jugement…Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. » Matthieu 5 : 21-22,27-28.

Le sermon que le Christ prononça  sur les rives du lac de Galilée établit une démarcation entre un avant et un après, entre une ancienne alliance et une nouvelle. Quand le temple de Jérusalem fut détruit, les Juifs qui reformulèrent le judaïsme continuèrent à observer tous les commandements de Moïse avec une parfaite application. Mais les Juifs qui se convertirent au message du Christ ont vu en lui le Messie qui annonçait la fin des temps et le royaume des cieux à venir. En épousant le message du Seigneur par la foi, par le baptême, et la pratique de la cène (la sainte communion), ils se disaient morts avec lui à la vie de ce monde  et vivant déjà dans l’éternité. (L’apôtre Paul développera parfaitement ce sujet, cf. Romains 6 : 1-11). Toutes les lois cérémonielles ayant trait au rituel du culte israélite ont trouvé en Jésus-Christ leur finalité (cf. Hébreux 9 : 11-12, 23-28). C’est le passage de la condamnation de la loi à la beauté de la grâce (cf. Galates 3 : 19-24 ; 5 : 1-6). Seul demeure le décalogue, revu et approfondi par le Christ (cf. Matthieu 5 : 19-20 ; 21-22, 27-28). L’apôtre Jacques l’appellera : « la loi parfaite, la loi de la liberté » Jacques 1 : 25 ou plus encore « la loi royale » Jacques 2 : 10 . Elle est unique et distincte de toutes les autres lois (cf. Exode 31 : 18 ; 32 : 16 ; Le décalogue était dans l’arche de l’alliance, écrit par le doigt de Dieu ; les autres lois, écrites par Moïse, étaient à côté de l’arche. cf. Hébreux 9 : 4 ; 1 Rois 8 : 9 ; Deutéronome 31 : 14-26, 2 Rois 22 : 8). Le décalogue est à verser au patrimoine culturel mondial de l’humanité. D’ailleurs, beaucoup de pays l’ont pris pour modèle. (Toutefois, rien n’empêche le chrétien à suivre les conseils sanitaires donnés par Dieu à Israël, ou à spiritualiser les fêtes pratiquées en Israël au temps de Jésus. La valeur spirituelle de ces fêtes reste  pérenne.).

 

Les doutes qu’entretiennent certains  exégètes sur l’historicité des patriarches bibliques sont-ils à prendre au sérieux ?

 

Il est vrai que la rigueur scientifique fait appel à plusieurs sources convergentes pour établir un fait historique. De ce fait, toute l’histoire de la vie d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Moïse échappe à ces critères. Nous n’avons qu’une source unique, celle qui nous vient de la Parole révélée par les prophètes et les écrivains du Livre. Mais est-ce cependant suffisant pour nier la réalité historique de ces personnages ? Certes, il est pour l’heure difficile de prouver leur historicité au sens moderne du terme et suivant les règles établies. Mais est-ce pour autant dire que ces grands hommes de foi n’ont jamais existé ? Personne ne peut l’affirmer. Pourquoi ? Parce que si nous appliquions la même rigueur historique, selon les critères de la science historique, des pans entiers de notre existence seraient déclarés, eux aussi, non historiques. (Qui peut en effet prouver qu’il y a trois mois, nous avons été dépannés par une voiture sur l’autoroute avec plusieurs sources convergentes ? Personne. On pourrait répéter l’expérience avec une grande partie de notre emploi du temps. Remarquons qu’en matière de vérités historiques, si la parole ou le témoignage d’un seul est invérifiable, cela ne veut pas dire qu’il ne s’est rien passé… Ce n’est pas parce que le fait ne peut être confirmé par plusieurs sources qu’il n’a pas eu lieu).

 

 Ainsi en histoire, l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence.

 

Répétons-le, la Bible est moins un livre d’histoire qu’un livre de témoignages. Les citations des rouleaux des prophètes étaient faites de mémoire par le Christ et les apôtres. La meilleure preuve de leur existence repose sur l’expérience personnelle. L’apôtre Paul a raison de dire avec force : « l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » Romains 5 : 5.

 

Conclusion :

 

La Bible est une bibliothèque qui n’a pas son pareil. Son unité est inexplicable (même si on met entre parenthèses son inspiration divine). Car la diversité culturelle des auteurs, ajoutée à une rédaction sur plusieurs siècles, aurait dû normalement être contraire à une unité de langage. Cette unité ne peut donc pas être le fait de l’homme. L’apôtre Pierre en témoigne : « c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. »  2 Pierre 1 : 21. De même, la Bible n’a pas vocation scientifique ou historique, elle a pour mission de nous retracer le parcours d’une relation entre Dieu et ses créatures. La priorité relève du relationnel (Cf. 1 Jean 1 : 3). Dieu, le Christ et le Saint-Esprit veulent nous rendre sensibles aux bienfaits de leur action en sollicitant tous nos sens.

- L’oreille : « que celui qui a des oreilles entende ce que dit l’Esprit aux Eglises » Apocalypse 2 : 7, 11, 17, 29 ; 3 : 6, 13, 20.

- La vue : « je vis le Seigneur sur son trône » Esaïe 6 : 1 ; Jésus dit à Nathanaël : « parce que je t’ai vu sous le figuier tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci » Jean 1 : 50. « Viens et vois » Jean 1 : 46.

- L’odorat : « sentez et voyez combien l’Eternel est bon ! Heureux l’homme qui cherche en lui son refuge. » Psaume 34 : 9.

- Le goût : « désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon. Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. »  1 Pierre 2 : 2-4.

- Le toucher : « regardez mes mains et mes pieds: c'est bien moi. Touchez-moi, regardez ; un esprit n'a ni chair, ni os, comme vous voyez que j'en ai. »  Luc 24 : 39, version TOB.  A travers les siècles, des millions de personnes ont expérimenté, par les témoignages rapportés par la Bible, la Parole de Dieu. Cette Parole affirme que le Christ est bien venu, et qu’il reviendra. La conscience universelle reconnaît que ces paroles sont vraies (cf. Romains 2 : 14,14 ; 1 : 19-20). Qu’elles soient prouvées ou non par la science ou par l’histoire, cela devient alors secondaire. A nous d’en faire l’expérience.              

                                                                                    Jacques Eychenne

 

 

 

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