La montagne de la maison de l'Eternel

 

 La Montagne

de la maison

 de l’Eternel

 Esaïe 2 : 1-5

 

Introduction :

 

Esaïe (nom qui signifie salut de l’Eternel) a reçu un ministère prophétique. Il l’exerce (740 à 680 av. J.C.) probablement à Jérusalem où il vit. Un autre prophète exercera un ministère semblable à quelque 30 km de Jérusalem. Il s’agit de Michée. Tous deux vont prophétiser sur une tribu, celle de Juda, et sur une ville Jérusalem (cf. Esaïe 1 : 1). Le ministère d’Esaïe couvre la période de règne de quatre rois : Ozias, Jotham, Achaz et Ezéchias. C’est souvent en période de crise que Dieu suscite des prophètes. C’est le cas au temps d’Esaïe. Le peuple a abandonné l’Eternel son Dieu. Il s’est replié sur lui-même. La situation est plus que préoccupante. En introduction de son livre, le prophète écrit :

« La tête entière est malade, et tout le cœur est souffrant. De la plante du pied jusqu'à la tête, rien n'est en bon état: Ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, qui n'ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies par l'huile. Votre pays est dévasté, vos villes sont consumées par le feu, des étrangers dévorent vos campagnes sous vos yeux, ils ravagent et détruisent, comme des barbares » Esaïe1:5-7

C’est alors que le message du prophète intervient pour redonner espoir à ce peuple. Mais, Dieu ne peut se satisfaire d’une religion superficielle. Par la voix d’Esaïe, il va tenter de repositionner son peuple dans une saine relation. Afin de stimuler une bonne prise de conscience, Dieu va transmettre à son serviteur, la vision d’un royaume messianique.

 

Développement :

 

Pour essayer de comprendre ce texte intéressant, afin de faire émerger ce qui peut nous être utile aujourd’hui en contraste avec la situation présente de notre monde et de notre pays, il faut se rappeler que la prophétie biblique a très souvent un double accomplissement. L’un est contemporain du prophète, l’autre concerne un avenir que seul le visionnaire peut entrevoir. Examinons maintenant le contenu du message du prophète :

« Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l'Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu'elle s'élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront. Des peuples s'y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu'il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l'Éternel. » Esaïe  2:2-3, version  Nouvelle Edition de Genève.

Rappelons que les propos du prophète s’ancrent sur un fond de situation géopolitique. D’autre part, on sait que la Palestine est un pays de moyennes montagnes et de vallées. Jérusalem est une ville perchée, entre autres, sur la montagne de Sion (cf. environ 750m). Tout à côté, plein Est, se trouve la montagne des Oliviers (cf. environ 820m). Quand Esaïe parle de montagnes, ses auditeurs comprennent. Il en va de même pour la situation politico-religieuse de l’époque. Israël doit sans cesse faire face à des envahisseurs sans foi ni loi.

L’introduction du message nous parle d’une montagne de l’Eternel reposant sur d’autres montagnes. Le sens symbolique parait évident. Une montagne domine toutes les autres. Elle nous oblige à lever la tête. Esaïe nous présente un tableau surréaliste. Les montagnes sur lesquelles vivent les humains sont dominées par une autre montagne, appelée maison de l’Eternel. Cette dernière est établie sur le sommet des autres montagnes.

 

Que pouvons-nous déduire de ces observations ? 

 

L’accent porte sur une priorité de préséance. Il y a les montagnes des hommes et la montagne de la maison de l’Eternel. Comme le dit si bien le prophète, il y a l’Eternel qui parle, et il y a la terre qui prête l’oreille (cf. Esaïe 1 : 2) Autrement dit, en termes relationnels, Dieu rappelle son autorité de Père. Il nous renvoie à la genèse de notre histoire. Cette paternité divine s’inscrit dans une démarche pleine de congruence, de bonté et d’affection pour l’humain. La montagne de la maison de l’Eternel n’écrase pas les autres montagnes, elle les couvre, les recouvre. L’image du propitiatoire (couvercle de l’arche de l’alliance) recouvrant le coffret le plus précieux du sanctuaire israélite, traduit bien le sentiment d’amour de Dieu pour l’humain, par la manifestation de sa grâce. La suite des versets est cohérente puisqu’elle précise que cette montagne de l’Eternel est identifiée à la montagne de Sion (cf. Esaïe 2 : 3).

 

Pourquoi notre attention doit être portée sur Sion ?

 

Cette montagne, appelée aussi mont et même colline, évoque en condensé tous les faits marquants de l’engagement de Dieu dans l’histoire humaine.

 

- Sion englobe le mont Moriya, lieu où Abraham a voulu obéir à Dieu, en étant prêt à aller jusqu’au sacrifice de son propre fils (cf. Genèse 22 :  2). C’est ainsi qu’il est devenu le père de tous les croyants.

- Le lieu est appelé encore la maison du Dieu de Jacob. Or, avec Jacob nous avons la naissance du peuple d’Israël (cf. Genèse 32 : 28)

- David, le roi aimé de Dieu, s’empare de la citadelle Jébusienne et la renomme cité de David (2 Samuel 5 : 7 ; 1 Chronique 11 : 5). C’est dans cette cité perchée sur le mont Sion que David va acheminer l’arche de l’alliance (cf. symbole de la présence de Dieu Exode 25 : 21-22 ; 29 : 42 c-46). C’est de la lignée de David que sortira le Messie. (cf. Matthieu 1 : 1)

Le nom de Sion devint l’appellation spirituelle préférée de la ville de Jérusalem. Sion désigne donc généralement l’ensemble de la cité sainte (cf. Psaume 48 : 87 ; 133 : 3 ; 2 Samuel 5 : 7). C’est sur cet emplacement que le temple de Jérusalem, fierté et gloire d’Israël, fut construit, d’où l’expression : « la montagne de la maison de l’Eternel ». Sion englobe aussi la troisième colline de Golgotha, lieu où le Seigneur Jésus donna sa vie pour sauver notre humanité (cf. Matthieu 27 : 33)

Sion est assurément la montagne de l’espoir. Déjà au chapitre précédent Esaïe avait induit cette compréhension :

 « Sion sera sauvée par la droiture, et ceux qui s'y convertiront seront sauvés par la justice »  Esaïe 1 : 27, version NEG.

« Pousse des cris de joie et d'allégresse, habitant de Sion ! Car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. »  Esaïe 12 : 6

« Et que répondra-t-on aux envoyés du peuple ? Que l'Éternel a fondé Sion, et que les malheureux de son peuple y trouvent un refuge. » Esaïe 14 : 32

« Car l'Éternel des armées régnera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, resplendissant de gloire en présence de ses anciens. »  Esaïe 24 : 23

« C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Voici, j'ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée; celui qui la prendra pour appui n'aura point hâte de fuir. »  Esaïe 28 : 16 

« La crainte de l'Éternel, c'est là le trésor de Sion.»  Esaïe 33 : 6b

« Regarde Sion, la cité de nos fêtes ! Tes yeux verront Jérusalem, séjour tranquille, tente qui ne sera plus transportée, dont les pieux ne seront jamais enlevés, et dont les

cordages ne seront point détachés. C'est là vraiment que l'Éternel est magnifique pour nous: Il nous tient lieu de fleuves, de vastes rivières, où ne pénètrent point de navires à rames, et que ne traverse aucun grand vaisseau. Car l'Éternel est notre juge, l'Éternel est notre législateur, l'Éternel est notre roi: C'est lui qui nous sauve. »   Esaïe 33 : 20-22

« Les rachetés de l'Éternel retourneront, ils iront à Sion avec chants de triomphe, Et une joie éternelle couronnera leur tête; l'allégresse et la joie s'approcheront, la douleur et les gémissements s'enfuiront. »  Esaïe 35 : 10 ; Esaïe 51 : 11

« Je fais approcher ma justice: elle n'est pas loin; et mon salut: il ne tardera pas. Je mettrai le salut en Sion, et ma gloire sur Israël. »  Esaïe 46 : 13

« Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, dit l'Éternel. »   Esaïe 59 : 20  

« Pour l'amour de Sion je ne me tairai point, pour l'amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, jusqu'à ce que son salut paraisse, comme l'aurore, et sa délivrance, comme un flambeau qui s'allume …Voici ce que l'Éternel proclame aux extrémités de la terre: Dites à la fille de Sion: Voici, ton sauveur arrive; voici, le salaire est avec lui, et les rétributions le précèdent. On les appellera peuple saint, rachetés de l'Éternel; et toi, on t'appellera recherchée, ville non délaissée. »  Esaïe 62 1 ; 11-12

« Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d'une ânesse. »  Matthieu 21 : 5 

 

Ces longues citations ont pour objet de rendre crédible et cohérente la parole prophétique  d’Esaïe. Il est clair que le prophète ne pouvait prévoir, dans le détail, l’accomplissement de ses paroles, même s’il devait percevoir que Dieu fournirait le moyen de sauver l’humain.

Par la suite, la prophétie indique que toutes les nations de la terre afflueront vers cette montagne de l’Eternel à Sion, autant dire Jérusalem.

Si l’attention du monde entier est portée vers cette ville, c’est bien parce que Dieu a parlé et qu’il n’a pas fait que parler. L’apôtre Jean déclare solennellement : « Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde » 1 Jean 4 : 14

Comment rester  insensible à la réalité historique. Le monde a eu pour épicentre le mont Sion. C’est là que l’espoir est né pour notre belle planète souffrante.

 

Seulement cet immense et merveilleux espoir est assorti de conditions

 

Les mots du prophète sont précis : Ils parlent d’un enseignement à recevoir, de sentiers sur lesquels il convient de marcher,  d’une  loi qu’il serait sage de retenir et de mettre en pratique, d’une parole  qu’il nous faut bien entendre.

 

- Un enseignement à recevoir :

 

Le Christ a été porteur de cet enseignement.

 « Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu'il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l'a enseigné à ses disciples. »  Luc 11 : 1  

« La foule, qui écoutait, fut frappée de l'enseignement de Jésus. » Matthieu 22 : 33  « le jour du sabbat, Jésus entra d'abord dans la synagogue, et il enseigna. Ils étaient frappés de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. » Marc 1 : 21-22 Si donc le Fils a été messager des paroles de son Père, ne devrions-nous pas entendre ce qu’il a voulu nous dire ? Et, à défaut, de prendre au moins en considération l’enseignement du Seigneur ?

 

- Marcher sur les sentiers :

 

Comme projet de vie, notre siècle nous offre plusieurs sentiers de réalisation de soi. Sont-ils à la hauteur de nos espérances ? A voir la situation du moment, notre jeunesse semble ne pas être emballée par les propositions qui lui sont faites. L’homme est-il en mesure de diriger seul sa vie ? L’histoire témoigne qu’il est illusoire, voire utopique de le croire. Les politiques étalent chaque jour leur impuissance. Comment dès lors réformer une société quand on n’est pas capable de se réformer soi-même !

Le prophète Jérémie avait raison : « Je le sais, ô Eternel ! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir. Ce n’est pas à l’homme, quand il marche, à diriger ses pas. » Jérémie 10 : 23

Zacharie, le père de Jean appelé le baptiste,  prophétisa la naissance de Jésus en ces termes : «  Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut…pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. » Luc 1 : 77,79

S’il nous faut marcher sur un sentier qui nous conduit à l’épanouissement de notre personne, pourquoi ne pas avoir un repère extérieur qui nous serve de modèle ? D’après l’apôtre Pierre, Christ nous a laissé un exemple afin que nous suivions ses traces (cf. 1 Pierre 2 : 21). « Celui qui dit qu'il demeure en lui (Jésus-Christ) doit marcher aussi comme il a marché lui-même»  1 Jean 2 : 6 Cela peut paraître humiliant de marcher dans les pas d’un autre, c’est pourtant souvent ce que nous faisons, alors essayons de marcher dans la voie que le Seigneur a tracée ! Regardons donc vers Sion, la montagne de la maison de l’Eternel…

 

- De Sion sortira la loi :

 

Si la loi avait pour objet de prévenir, de sécuriser et de protéger l’humain, elle ne pouvait pas pour autant apporter un remède pleinement satisfaisant à la condition humaine. Elle permettait, et permet toujours, de prendre acte de toutes nos transgressions. Autrement dit, tout le système législatif n’avait aucun pouvoir de sauver l’homme de lui-même. Alors Dieu a énoncé une autre loi. Elle a jailli, tel un geyser, de Sion. Cette loi a été annoncée par Abraham. Ce n’est pas une loi de mort, mais de vie. Elle a trouvé son aboutissement en Jésus-Christ. Cette loi merveilleuse est celle de l’amour, et le Christ nous a montré qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Il a rendu concrète cette vérité. Sa démonstration nous dit que nous sommes tous aimés du Père, sans distinction d’aucune sorte. C’est pourquoi, en levant la tête vers Sion, on prend conscience de la seule force capable de perpétuer la vie : l’amour. Aimer et être aimé, voilà le grand message qui tonne en Sion.

 

- De Jérusalem sortira la Parole de l’Eternel :

 

Que l’on soit croyant ou non-croyant, reconnaissons que la ville de Jérusalem a toujours été l’objet de convoitise, comme si cette ville, construite sur la montagne de Sion, possédait un pouvoir magique.

Aujourd’hui encore Juifs, Musulmans et Chrétiens revendiquent la paternité du lieu. Les guerres modernes ont un fond de querelles religieuses.

Au lieu de se battre pour obtenir la gestion de cette cité, ne ferait-on pas mieux d’entendre et d’écouter la Parole qui est proclamée de Sion ? On peut entendre sans écouter. Il faut prêter oreille et attention. Que sort-il de Sion ?

Un puissant message d’espérance, illustré par la parabole du bon berger et de la bergerie. Jésus a dit : 

«  Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles l'aient en abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » Jean 10 :9-11

De son côté, l’apôtre Paul déclare :

« Louez le Seigneur, vous toutes les nations, célébrez-le, vous tous les peuples ! Esaïe dit aussi: Il sortira d'Isaïe un rejeton, qui se lèvera pour régner sur les nations; les nations espéreront en lui. Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance,

par la puissance du Saint -Esprit ! Romains 15 : 11-13

Le texte d’Esaïe parle aussi de nations qui afflueront et de peuples qui s’y rendront en foule.

Cela nous incite à comprendre que dans les derniers jours, sur la montagne de Sion, Jérusalem et son temple attireront les regards des nations, non à cause de leur beauté ou  de leur situation géopolitique, mais en rapport direct avec des signes évidents de la présence de Dieu. Le livre de l’apocalypse corrobore cette analyse :

« Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. J'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Ecris; car ces paroles sont certaines et véritables. »  Apocalypse 21 : 1-5

 

Conclusion :

 

Avec cette révélation de montagnes empilées, Esaïe nous permet de saisir l’occasion de nous poser certaines questions fondamentales :

Est-ce que nous admettons que la montagne de la maison de L’Eternel trône au-dessus des autres ? Autrement dit, reconnaissons-nous la souveraineté du Dieu Très Haut ?

Est-ce que notre foi, prenant en compte cette révélation, pénètre tous les aspects de notre vie ? Est-ce qu’elle dirige notre hiérarchie des valeurs ? Est-ce qu’elle modifie nos comportements ? Notre emploi du temps ? Sommes-nous en marche vers le haut ou continuons-nous à creuser des puits de consommation ? Reconnaissons que notre réponse englobe à la fois le oui et le non.

Du coup cela nous renvoie à une analyse plus personnelle de nos conceptions, de nos pratiques et modes de vie. Mais face à nos difficultés, Dieu s’implique et répond.

La vision d’un royaume messianique est l’engagement de Dieu. Il répond à l’impasse dans laquelle l’humanité, à travers Jérusalem, s’est fourvoyée. Notre degré de résilience au mal, au même titre que les degrés de pollution, annonce un péril pour notre humanité. Jérusalem dans le contexte de notre récit est qualifiée de prostituée, abritant des meurtriers et des chefs rebelles complices de voleurs. Ils courent après les pots-de-vin et les récompenses. Ils ne se préoccupent pas de la veuve et de l’orphelin (cf. Esaïe 1 : 21-23). Ils sont assis sur des trésors, très imbus d’eux-mêmes, ils se frottent les mains devant leurs réussites. Le pays est rempli de faux dieux… (cf. Esaïe 2 : 6-8

Ce tableau ressemble fort à une description de nos temps, dits modernes…

La réponse de Dieu est porteuse d’un immense espoir, et on en a bien besoin aujourd’hui. Elle nous invite à prendre en compte la transcendance des valeurs spirituelles sur nos biens, certes jouissifs, mais éphémères. Levons la tête vers cette montagne de la maison de L’Eternel, elle a encore plein de choses à nous dire. Ne restons pas pleins de nos certitudes humaines. L’illusion n’est pas raison.

Du mont Sion résonne un message d’amour pour notre humanité souffrante, incapable de solutionner les besoins fondamentaux du vivant. La pollution due à la gestion désastreuse des humains a tout contaminé. Soit nous restons sur ce constat sinistre et déprimant, soit nous portons nos regards sur Sion et nous écoutons personnellement ce que le message d’Esaïe nous révèle.

Peut-être entendrons-nous la voix du Christ. Elle nous dit : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu … » Matthieu 6 :33.  Et tous nos besoins légitimes nous seront donnés de surcroît. C’est une expérience à vivre, c’est une révélation à découvrir, c’est une espérance à chérir, c’est la divine utopie de la foi

                                                                                                                                                             Jacques Eychenne

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