Dieu est Un, Unique, sans égal, sans autre...

 

 

 

     Dieu est un

                       ou

   l’unicité de Dieu

       Esaïe 45 :5 

 

 

 

Introduction :

 

Le contact avec la nature est une porte ouverte à la méditation. Parcourant les montagnes ariégeoises, mon esprit s’est recentré sur une compréhension nouvelle de l’unicité de Dieu. Cet exposé se présente donc comme un témoignage. Il n’a aucune velléité normative. Il se veut simplement partage…

Précisons le sujet de la réflexion. J’ai reçu une éducation chrétienne et j’ai adhéré à un enseignement qui présentait la personne de Dieu de façon trinitaire. Dans la grande majorité des Eglises chrétiennes, on affirme le point doctrinal suivant : il y a un seul Dieu en trois personnes : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit. Mais est-ce bien conforme à la Révélation Biblique ?

La question étant posée, il convient de préciser que la quête de Dieu a toujours été pour les humains un sujet de questionnement. Personne ne peut avoir la prétention de cerner le sujet. Nous ne pouvons l’aborder qu’avec beaucoup d’humilité. Nous ne sommes même pas un grain de sable dans l’univers ! Alors, comment les mortels peuvent-ils appréhender l’Eternel ! Le minuscule peut-il saisir l’infini ? Le limité, l’illimité ? Le vulnérable, le Tout-Puissant ? Cela étant dit, nous sommes toutefois des êtres de relation. Si nous acceptons le fait que nous avons été créés par Dieu, il est normal que nous nous interrogions sur celui que le Christ nous a présenté comme notre Père (cf. Matthieu 6 : 9). Repenser notre relation au Père n’est donc pas incongru !

 

Développement :

 

Revisitant les textes bibliques, une première observation s’impose : Dieu est UN, unique, sans égal, sans autre. La confession de foi que Moïse a édictée au peuple d’Israël est claire : « Ecoute, Israël ! Le SEIGNEUR notre Dieu est le SEIGNEUR UN » Deutéronome 6 : 4 , version T.O.B. Le nom de Dieu étant intraduisible, certains l’ont appelé Seigneur, d’autres Yahvé, d’autres l’Eternel, mais tous disent qu’il est un, seul et unique. Le mot de « Dieu » est devenu le générique traduisant cette réalité intraduisible.

Le prophète Esaïe est encore plus explicite : « Je suis l'Éternel, et il n'y en a point d'autre, à part moi il n'y a point de Dieu… Car ainsi parle l'Éternel, le créateur des cieux, le seul Dieu, qui a formé la terre, qui l'a faite et qui l'a affermie, qui l'a créée pour qu'elle ne soit pas déserte, qui l'a formée pour qu'elle soit habitée : Je suis l'Éternel, et il n'y en a point d'autre. » Esaïe 45 : 5,18, version de Genève. Le prophète avait déjà précisé : « ainsi dit l'Éternel, le roi d'Israël, et son rédempteur, l'Éternel des armées : Je suis le premier, et je suis le dernier; et hors moi il n'y a pas de Dieu. » Esaïe 44 : 6, version Darby.

De nombreux textes attestent l’unicité unique de ce que nous nommons par facilité : « Dieu » : Exode 8 : 10 ; Deutéronome 4 : 35 ; 1 Rois 8 : 60 ; Psaumes 83 : 18 , 86 : 10, 89 : 6-8, Psaumes 135 : 5-6 ; Esaïe 43 : 10-11 ; Néhémie 9 : 6 ; 2 Samuel 7 : 22-23 ; Zacharie 14 : 9 (la liste est loin d’ être exhaustive dans l’ Ancien Testament)… Quand Moïse demande à Dieu : quel est ton nom ? Dieu lui répond par une formule grammaticale sibylline : « Je suis celui qui suit » Exode 3 : 13-14.

Le Nouveau Testament n’est pas en reste, les affirmations vont aussi dans le même sens : « un seul Dieu et Père de tous, qui au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. » Ephésiens 4 : 6.  « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » 1 Timothée 2 : 5. L’apôtre Paul, se faisant porte-parole de la pensée collégiale des apôtres écrira : « néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes… » 1 Corinthiens 8 : 6, Version de Genève.

 

Si donc Yahvé-Adonaï est un, unique, sans égal, comment concevoir le concept trinitaire ? Les apôtres et en particulier l’apôtre Jean donnent un éclairage plus net de cet être merveilleux et énigmatique à la fois.  Nous le percevons comme lointain, insaisissable et inaccessible. Et pourtant ! L’apôtre Jean définit Dieu par deux mots :

 

- Dieu est amour (cf. 1 Jean 4 : 8). De plus, il rapporte la définition du Christ lui-même :

- Dieu est Esprit (cf. Jean 4 : 24). Plus littéralement, Dieu est souffle, sous-entendu de vie. En résumé, Dieu est UN (et unique), AMOUR et ESPRIT.

 

Comment concilier ces affirmations bibliques avec l’énoncé du dogme trinitaire, suivant lequel il y aurait Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit ?

 

Si la Bible part d’un Dieu unique, n’est-ce pas pour nous faire comprendre qu’il y a UNE SEULE SOURCE. Tout va jaillir de cette source… Si Dieu est amour, c’est donc pour nous aider à « conscientiser » la motivation de toute la création du monde. L’amour, qui est défini dans notre langue comme un sentiment, est plus précisément un principe premier qui donne vie à tout ce qui émane de Dieu. L’Esprit-souffle serait ce qui met en action ce que Dieu révèle de son ETRE profond indéfinissable.

De même que le parfum révèle la rose, Dieu va donner naissance à tout ce qui fait partie de son grand projet d’Amour. Dieu, cause et principe premiers de toute manifestation extérieure à son ETRE, va donner naissance (cf. engendrer : Psaumes 2 : 7, mais ce texte a été compris comme faisant référence à la résurrection du Christ, Actes 13 : 30-34 ) à deux êtres distincts que nous appelons le Fils et le Saint-Esprit. Ils ne font pas partie d’une création au sens commun du terme, ils émanent de DIEU, l’Unique, le Souffle premier. C’est par eux deux que Dieu va dévoiler les diverses facettes de sa personnalité, et qu’il va mettre à exécution un programme grandiose qui nous dépasse et nous concerne en même temps. Dieu est en même temps lointain et proche, absent et présent, silencieux et parlant …

Le Christ et l’Esprit Saint tirent leur origine d’une source unique : Dieu. Ils sont d’émanation divine, sont distincts de tous les autres êtres créés (comme les anges par ex.), mais ne sont pas Dieu. Pour employer une autre formulation, disons qu’émanant de Dieu, on peut les considérer comme Dieu, sans être pourtant totalement Dieu.

Par rapport à un enseignement trinitaire, nous pouvons donc résumer le propos en disant :

Le Christ est d’essence divine, mais n’est pas totalement Dieu, le Saint-Esprit est d’essence divine, mais n’est pas totalement Dieu.

Après maintes réflexions, cette formulation a le mérite de concilier tous les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Examinons à la lumière de ce qui vient d’être dit et revisitons :

 

1) la double nature du Christ.

2) L’action du Saint-Esprit.

 

  1.  La double nature du Christ.

Notons que jamais le Christ n’a prétendu être Dieu. Il a simplement témoigné être l’envoyé de Dieu le Père : « Celui qui n'honore pas le Fils, n'honore pas non plus le Père qui l'a envoyé. » Jean 5 : 23, version TOB. (Voire encore Jean 3 : 17 , 4 : 34, 5 : 30,38 ; Luc 4 : 18, 43 ; 10 : 16…). Cependant, son origine divine est clairement attestée. Le Seigneur prononcera cette phrase qui a fait bondir ses adversaires : « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. Les Juifs lui dirent: Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ! Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis. » Jean 8:56-58 , version de Genève. L’appellation : Fils de Dieu vient renforcer l’évidence : « Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui -ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. » Matthieu 3 : 16-17, version de Genève (voire encore Matthieu 8 : 29, 11 : 27, 14 : 23, 16 : 16 ; Jean 1 : 49, 3 : 18,35 etc…). Ainsi le fils (appellation humaine pour que l’on comprenne le lien étroit entre Dieu et celui qui va réaliser son plan) est d’origine divine, mais n’est pas Dieu au sens complet du mot. Le Fils n’a été que l’exécutant du Père : « Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu'il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles -ci, afin que vous soyez dans l'étonnement. » Jean 5 : 20, version de Genève.

Observons toutefois que le titre affectionné par le Seigneur Jésus a plus souvent été celui de : Fils de l’homme. Dans son entretien avec Nicodème, le Seigneur dira : « Et comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l'homme soit élevé. » Jean 3 : 14, version TOB (Voire encore de nombreux textes : Jean 6 : 53,62, 8 : 28, 12 : 23,34, 13 : 31, Actes 7 : 56. Les textes chez Matthieu, Marc et Luc sont aussi nombreux…).

De même que le Christ est d’origine divine sans être pleinement Dieu, Jésus de Nazareth s’est incarné dans notre humanité sans être pleinement homme. Aucun humain ne peut prétendre être né de l’action du Saint-Esprit. De même, aucun d’entre nous pourrait dire concernant sa vie : « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père. » Jean 10 : 17-18 , version de Genève. De même, dès sa naissance, le Christ a été immunisé contre le virus du mal (comme Adam l’avait été dans sa relation parfaite avec Dieu). Observons que pour nous, simples mortels, ce n’est hélas ! pas le cas (cf. Romains 3 : 9-12). Pouvons-nous pour autant oser dire qu’il n’a pas été soumis aux mêmes épreuves (cf. tentations) que nous ? Absolument pas ! « Il a été éprouvé en tous points à notre ressemblance, mais sans pécher. »  Hébreux 4:15, version TOB. De ce fait : « Car puisqu'il a souffert lui-même l'épreuve, il est en mesure de porter secours à ceux qui sont éprouvés. » Hébreux 2 : 18, version TOB. Si nous partons du principe que nos premiers parents d’humanité (cf. Adam et Eve) ont été éprouvés par le diable dans leur maturité, il est concevable d’admettre que le Seigneur soit venu relever le défi du mal, là où Adam et Eve avaient échoué. Son combat d’homme s’identifie bien au nôtre et nous pouvons avec joie reconnaître et accepter sa victoire totale sur le mal. Ainsi, sa double nature n’est pas un problème, elle nous permet de mieux comprendre que la réconciliation avec Dieu (cf. 2 Corinthiens 5 : 19-20) devait passer par un intermédiaire, lui aussi unique, et irremplaçable : Jésus-Christ, le juste. Cette cohérence est synthétisée par ses mots de l’apôtre Paul à son disciple Timothée : « Car il n'y a qu'un seul Dieu, un seul médiateur aussi entre Dieu et les hommes, un homme : Christ Jésus. » 1Timothée 2 : 5, version TOB. (Voire aussi Galates 3 : 19-20 ; Hébreux 8 : 6, 9 :15, 12 : 24).

 

  1.  L’action du Saint-Esprit :

Est-il Dieu ou émane-t-il de Dieu ? πνεύματος ἁγίου : Le Saint-Esprit est un souffle de vie qui émane de la source unique : Dieu. Ce souffle devient commun aux humains. On parle de rendre l’âme à la mort, mais plus correctement, il s’agirait de dire, que l’on rend l’esprit : « Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. » Matthieu 27 : 50. Toutefois, Jésus précise que le Saint-Esprit est un être distinct et indépendant du Christ. Il prolonge son action et celle de Dieu. « Cependant je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas, le Paraclet (ou consolateur, celui qui apporte assistance) ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai. » Jean 16 : 7, version de Jérusalem. A la fois le Saint-Esprit est distinct, et à la fois il échappe à toutes définitions purement humaines. Il paraît intemporel, tout en étant passager, concret tout en étant insaisissable. On peut observer les effets de son action, mais il est inconditionnel de la direction divine (c’est Dieu, la source qui le conduit).  Ainsi, Jésus lui-même dira à Nicodème « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son; mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va: il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit. »  Jean 3 : 8, version Darby. Ce souffle puissant de vie qui procède de Dieu est mis à la disposition de tous ceux et celles qui s’ouvrent à Dieu. Ainsi le Saint-Esprit se fait défenseur et peut parler à notre place (cf. Marc 13 : 11). Il nous révèle les volontés divines (cf. Luc 1 : 67), il avertit (cf. Luc 2 : 26), il atteste l’engagement par le baptême (cf. Luc 3 : 22), il conduit le Christ au désert (cf. Luc 4 : 1), il est donné à ceux qui le lui demandent (cf. Luc 11 : 13), il enseigne (cf. Luc 12 : 12), il soutient l’espérance (cf. Romains 15 : 13), il peut tout aussi bien être attristé (cf. Ephésiens 4 : 30) etc. Il semble pouvoir répondre à la définition humaine d’une personne, mais il est bien plus que cela. Les possibilités du Saint-Esprit semblent infinies. Pour autant, peut-on dire que le Saint-Esprit est Dieu ? La réponse est non ! Comme pour le Christ, il émane de Dieu, il est DON de Dieu « ainsi donc, celui qui rejette ces instructions, ce n'est pas un homme qu'il rejette, c'est Dieu, lui qui vous donne son Esprit Saint. » 1 Thessaloniciens 4 : 8. Dieu reste toujours la source de tout. C’est sa volonté qui prime : « Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté. » Hébreux 2 : 4, version de Genève. Le Saint-Esprit est dépendant de Dieu (cf. Ephésiens 4 : 30 « le Saint-Esprit de Dieu). Ainsi mentir au Saint-Esprit équivaut à mentir à Dieu lui-même (cf. Actes 5 : 3-4).

 

 Conclusion :

 

Avec toute la prudence et le recul requis dans cette quête de Dieu, il m’a paru important de rendre ce témoignage qui offre le grand avantage d’une plus grande cohérence dans la compréhension des textes inspirés. En résumé, Dieu est Dieu. Il est le seul et l’Unique. Son principe premier est double :

Il est AMOUR. C’est cette réalité qui va faire sens et donner sens à la création de tout l’univers (cf. Cet Amour est d’essence divine :   ἀγάπῃ θεοῦ cf. 1 Jean 4 : 9-10. Nous pouvons aimer Dieu, parce qu’il nous a aimés le premier. cf. 1 Jean 4 : 19). Cet Amour nous est sensible par Celui qui est appelé : le Fils de Dieu.

Il est ESPRIT, souffle de vie. Dieu soutient aussi ce souffle, actionne le logos = la Parole. Par Elle, tout a été créé (cf. Psaumes 33 : 6,9).  Dieu a donc missionné le Christ et le Saint-Esprit pour nous transmettre ses volontés : elles concernent la VIE « priant par le Saint Esprit, conservez-vous dans l'amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. » Jude 1 : 21, version Darby (voire aussi Hébreux 1 :1-2). Dieu a parlé par le Fils et le Fils a transmis le relai du bâton de la vie pleine et complète au Paraclet (cf. Le Saint-Esprit). Entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, il y a une projection fusionnelle d’amour, mais chacun a sa place. Le fils (cf. Philippiens 2 : 6) pas plus que le Saint-Esprit ne la conteste. Seul Satan a eu cette malheureuse audace. Ainsi, Dieu seul est seul vrai Dieu. Jésus-Christ émane de Dieu, mais n’est pas Dieu au sens complet (holistique) du mot. Il en de même du Saint-Esprit.  Personnellement, je me hasarde à dire que tous deux resteront pour l’éternité, trait d’union entre la transcendance divine et ses créatures transformées, quand Il fera toutes choses nouvelles à la fin du monde. (cf. Apocalypse 21 : 1-7). Le débat n’est pas clos, la réflexion reste ouverte… Que chacun trouve son chemin et marche vers l’espérance.

« Or, l’espérance ne trompe point parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » Romains 5 : 5.

                                                                                       Jacques Eychenne

 

 

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