Le pardon 1ère partie

ou

La libération par-don

Matthieu 6 :14

1ère Partie

 

 

Introduction :

 

S’il est un sujet qui taraude bien les consciences, c’est assurément celui du pardon. Le pardon, dans toute sa complexité, met en évidence toutes nos difficultés relationnelles. Le pardon, dans son application pratique, est aussi varié, qu’il y a d’individus sur notre planète. Certes, les psychologues, psychothérapeutes, psychanalystes, tracent bien des pistes communes, mais au final, cela restera toujours une affaire personnelle. Entre le pardon attendu par les uns et le pardon refusé par d’autres, entre l’agresseur et l’agressé, le traître et le trahi, l’humilié et l’humiliant, il y a toute la panoplie des variantes enrobées de multiples ressentis.

Entre le simple pardon qui s’apparente à l’excuse, et le pardon impossible qui relève de l’impardonnable, toute la gamme des difficultés humaines s’étale au grand jour. Cela ne fait que révéler notre incapacité à bien vivre en relation avec autrui…

Se saisir de cette question relève du défi, car chacun de nous, un jour ou l’autre y sera confronté. Cela part du simple malentendu qui s’infecte, jusqu’ aux chocs terribles des génocides, des viols, des agressions lourdes et irréversibles.

 

Dès lors faut-il tout pardonner ? Ou encore, est-ce que tout est pardonnable ? Peut-on parvenir à tout pardonner ? En tant que chrétien engagé, comment trouver un chemin de paix ?

 

C’est à la lumière des Saintes Ecritures et de l’exemple du Christ que nous allons aborder le sujet.

 

Développement :

 

Comme à notre habitude, précisons d’abord le sens du mot pardon. Pour éviter un   développement trop important, nous allons nous restreindre aux termes employés dans le Nouveau Testament. Il y a le substantif pardon et son verbe pardonner.

 

Le pardon : αφεσις : peut être traduit par libération, rémission, remise.

Le dictionnaire grec-français de A. Bailly, p. 324, rappelle que le sens profane et premier du terme est littéralement : laisser aller, laisser partir, renvoyer (un esclave), répudier une femme, décharger du service militaire, remettre une dette, une faute.

Dans le contexte spirituel, c’est la notion de liberté qui prévaut. C’est un peu comme si sortant de prison, nous étions remis en liberté non surveillée. Le verbe pardonner, qui traduit l’action du pardon, confirme cette dominance.

 

Pardonner : αφιημι : faire sortir ou partir, laisser de coté, négliger, omettre, remettre une dette, les offenses, laisser, quitter, abandonner. Dans le langage profane, le grec utilisait ce verbe pour renvoyer un esclave, ou laisser à quelqu’un son indépendance. L’action de procéder à une expulsion conduit à un concept de liberté.

Dans un contexte spirituel, c’est redonner un espace de liberté.

Théologiquement, le pardon recouvre une double réalité.

 

Il y a le pardon fraternel. C’est le pardon que l’homme accorde à un autre homme qui l’a offensé. Et il y a le pardon de Dieu : La source de tout vrai pardon est en lui et vient de lui. Cela nous renvoie à l’origine de la rupture de relation entre Adam et Eve et Dieu le Père. La volonté d’indépendance de nos premiers parents a créé un fossé que Dieu seul pouvait combler. (Cf. Genèse 3 : 9) Elle s’est transformée en opposition à Dieu. La décision de rupture de relation vient de l’homme (même s’il n’est responsable qu’en partie). Elle peut être considérée au premier degré comme une trahison. (Précisons que l’humain est invité à pratiquer le pardon, mais Dieu seul peut prononcer la rémission des péchés).

 

Tout est pardonnable dans la Bible à l’exception du péché contre le saint-Esprit. En bref, de quoi s’agit-il ? Peut-on préciser le tragique méfait ? L’évangéliste Marc donne l’explication de ce cas exceptionnel. (Cf. Marc 3 :22-30)

Il s’agit d’une méprise intentionnelle qui consiste à identifier le Christ au prince des démons.   Cette tragique confusion des scribes de Jérusalem, confusion qui inverse les données du bien et du mal, rendait inopérant le pardon de Dieu. En résumé, cette confusion ne permettait plus la réconciliation. Elle mettait en constat d’échec le plan du salut de Dieu, révélé par son fils Jésus-Christ. Le verset 30 atteste bien cette grave méprise.

 

Avant d’aborder les différentes étapes qui jalonnent la mise en place d’un vrai pardon, observons que ce sujet est en pleine actualité. On voit des peuples jadis opprimés réclamés une demande de pardon de la part de leurs agresseurs. Il y a même en Afrique du Sud une commission (appelée Vérité et Réconciliation) chargée d’étudier ces situations historiques. En Amérique les psy et travailleurs sociaux emploient le pardon pour aider les personnes à guérir et à se réconcilier. Au Canada, les pasteurs travaillent avec la justice pour mettre en présence, avant délibération de la cour, agresseurs et agressés. En France, les évêques français ont demandé pardon pour leur silence lors de la déportation des juifs vers l’Allemagne…

En bref, c’est la première fois dans l’histoire que l’on assiste à des demandes de pardon collectives et nationales. Nous sommes bien au cœur de l’actualité tant profane que spirituelle.

 

Après ces considérations générales, abordons le cœur du sujet :

 

Comment pardonner à ceux ou celles qui nous ont profondément trahis, blessés ou agressés ?

 

Poser la question, c’est déjà, pour certains, faire acte de faiblesse. Il est plus facile, apparemment, de rester droit dans ses bottes. Pour d’autres, il faut beaucoup d’audace et de persévérance. Quoiqu’il en soit, ceux qui ont expérimentés la pratique du pardon donné ou reçu, reconnaissent un soulagement, un mieux être, une libération. Déchargé d’un sac à dos trop lourd, leur marche est redevenue dynamique. Mais attention, le pardon ne s’impose pas facilement à notre esprit. Il est le résultat d’une longue réflexion sur soi. C’est l’apprentissage d’un processus de libération. Car, disons le d’emblée, pratiquer le pardon, c’est d’abord se libérer soi-même. Mais, on peut sincèrement désirer l’expérimenter, sans pour autant parvenir à le réaliser. C’est bien là toute la difficulté !

Comme il y a autant de pardons que d’agresseurs et de victimes, essayons de pointer les différentes étapes qui peuvent nous conduire au vrai pardon. Pour cela, tentons de mettre en correspondance les travaux de deux psychanalystes, Nicole Fabre et Gabrielle Rubin, avec le Nouveau Testament.

 

1) Reconnaître la réalité de l’agression :

 

Dans le contexte de résolutions de problèmes, le premier réflexe est de définir précisément quel est le problème. Méfions-nous de ce qui peut paraître clair. La question des évidences est souvent piégée. Il vaut mieux reformuler les faits plusieurs fois, que de se méprendre sur le diagnostic. Cela dit, il est évident que la situation est différente, suivant que l’on est agresseur ou agressé.

En tant qu’agresseur dans notre relation à Dieu, la Bible pose un diagnostic avec un mot précis : le péché. Dépouillé de tout poids de culpabilité, ce mot exprime une rupture de contrat relationnel avec notre Père céleste. De ce fait, c’est quand on se reconnaît pécheur (acte lié à la repentance) que le pardon de Dieu devient opérationnel. (Cf.Romains 2 :4)

Dans la relation au prochain, la plupart du temps notre douleur provient d’une agression (qu’elle soit mineure ou majeure). Il s’agit donc de déterminer ce qui, en soi, a été agressé : Notre corps ? Notre orgueil ? Notre amour-propre ? Notre honneur ? Là commence la difficulté.

 

Devant la gageure à mettre le pardon en action, le premier réflexe est de chercher à oublier l’offense. On voudrait pouvoir gommer le passé. C’est une démarche iconoclaste. Les psy disent qu’ à ce moment là, souvent un mécanisme de défense enfouit la souffrance, la haine et la rancœur quelque part dans l’inconscient. Malheureusement et heureusement, nous ne pouvons pas oublier. Entretenir la mémoire des faits alimente, soit un mécanisme de défense qui ravive la souffrance destructrice (plus qu’il ne l’apaise), soit renforce la crédibilité du pardon.

 

La première bonne réaction est de reconnaître les faits et de renvoyer à l’agresseur son agression. Quelques soient les circonstances, l’action subie est à dénoncer. Il ne faut surtout pas se taire !

Le christ, lors de son procès à Jérusalem, devant le souverain sacrificateur, a été giflé par un huissier de service. La raison invoquée était : avoir manqué de respect au souverain sacrificateur. Comment le Christ a-t-il réagi ? Qu’a-t-il dit à cet huissier de service ?

« Jésus lui dit : Si j’ai mal parlé, explique-moi ce que j’ai dit de mal ; et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Jean 18 : 22-23

Retourner l’agression à son agresseur, c’est non seulement se respecter soi-même, mais encore donner à l’autre l’occasion de prendre conscience de son agression. Certains parlent de renouer avec soi-même, afin de ne pas sombrer dans les maladies psychosomatiques.

 

2) Décider de ne plus souffrir :

 

Rompre avec la vengeance, le ressentiment profond, l’amertume et tous les cortèges d’aigreur n’est pas chose facile. Paradoxalement pour entamer un processus de guérison, il faut faire sortir le mal qui est en soi. On peut même l’exprimer avec colère, voire avec haine. Il est normal, dans un premier temps, que la victime exprime fort sa souffrance, car c’est déjà la reconnaître et la faire reconnaître. Les professionnels insistent sur le fait que l’on ne peut pas faire taire sa haine. Si on ne la canalise pas vers l’agresseur, c’est vers soi qu’elle se dirige. On s’autodétruit. Mais, comme dans bien des cas, il est impossible d’exprimer cette haine contre son agresseur, surtout si c’est un parent ou un être profondément aimé. Que faire alors ? Il peut être salutaire, après l’avoir exprimer verbalement à sa façon, de coucher cette haine sur une feuille de papier ou de trouver un autre moyen pour qu’elle sorte. On peut se confier à un ami, ou si l’on est croyant s’adresser à Dieu. Plusieurs exemples sont mentionnés dans la Bible. Job (Job 6), Moïse (Exode 17 :1-7), David (Psaume 141), Jonas (Jonas 4). Ils ont tous exprimé leurs sentiments d’incompréhension et de colère. Dieu a toujours accueilli, sans pour autant effacer les conséquences de leurs actes. Mais, en définitive la confiance a été rétablie. Or, elle sous-tend la notion de pardon. Dans les cas que nous venons de citer, que serait devenue leur marche avec Dieu, s’ils n’avaient pu exprimer fortement leurs ressentis ? N’est-ce pas aussi la possibilité de contester qui féconde la confiance ?

Décider de ne plus souffrir, c’est prendre la décision d’inverser le cours de son histoire, afin de ne pas se laisser envahir par le mal récurent du non-pardon.

 

3) Cesser de se sentir coupable ;se savoir pardonner, savoir se pardonner :

 

Si l’on n’a pas complètement évacué ses ressentiments négatifs, il se passe souvent quelque chose d’étrange. On finit par croire que c’est de notre faute. Dans le cas des agressions physiques, souvent les victimes arrivent à se sentir coupables. Coupables de ne pas avoir résister, coupables d’être passer là au mauvais moment, coupables d’avoir fait le choix d’aller à tel endroit etc.

Sur le plan spirituel, on peut tout autant se détruire en n’arrivant pas à se pardonner. La culpabilisation s’installe. Elle est tenace et perverse. Elle masque l’amour de Dieu et nous fait douter de sa bonté envers nous. Et pourtant, le fait de reconnaître la vraie nature de notre situation (de pécheur), ne devrait pas occulter l’autre réalité de se savoir pardonner en Jésus-Christ pour toute erreur ou faute reconnue. Cette prise de conscience est libératrice.

 

La trahison de Pierre est éclairante sur ce point. Malgré l’intimité de relation qui unissait Jésus et l’apôtre Pierre, ce dernier va le trahir à un moment crucial. Par trois fois Pierre renie son Seigneur et Maître. En conséquence «  Il pleura amèrement » Luc 22 :62. Imaginons les remords, les regrets, les demandes fortes de pardon qui sont montées vers Dieu ! Le temps passe… Puis vient le moment où les femmes viennent annoncer la résurrection du Seigneur. Les disciples doutent. Pierre et Jean se lèvent promptement et ils trouvent le tombeau vide. Surtout pour Pierre, toujours tenaillé par le remord, tout s’écroule. Il est dans la confusion la plus totale. Pourtant, en réalité, il n’est pas oublié, mais il l’ignore. Sa détresse quelque part est prise en compte. Mais le temps passe, et c’est seulement lors de sa troisième apparition, que Jésus donne à Pierre l’opportunité de réaffirmer son amour pour lui. Pierre découvre enfin le bonheur de se savoir pardonner. (Cf. Luc 24 :12 ; Jean 21 : 15-17)

S’il est bienfaisant de se savoir pardonner, il est tout aussi important de savoir se pardonner. Pourquoi est-ce essentiel de faire cette démarche ? Pourquoi avons-nous tant de mal à nous donner le droit à l’erreur ? Avons-nous la capacité de vivre toujours le bien, le bon, le parfait ? Devant la femme adultère, Jésus a dit :

« Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle » Jean 8 :7

L’apôtre Paul répond aussi au travers de son expérience :

« J’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas… Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » Romains 7 : 18-19,24-25

 

La culpabilité qui consiste à nous maintenir la tête sous l’eau est l’œuvre du malin. De plus, nous ne sommes pas totalement responsables de tout ce qui nous arrive !

Personne n’a demandé à subir les conséquences de la faute d’Adam et Eve ! Arrêtons de nous sentir toujours coupables. D’un autre coté, ne prenons pas non plus ce prétexte pour faire tout et n’importe quoi. Engageons, comme l’apôtre Paul, notre responsabilité. Recnnaissons les travers de notre véritable nature. Présentons-les simplement au Seigneur. Dieu nous pardonne à travers son Fils et nous réconcilie avec lui, en vue d’une relation éternelle. (Cf. Romains 5 :10 ; 2 Corinthiens 5 : 18-20 ; Colossiens 1 : 21-23)

 

Bien que l’idéal que Dieu nous propose soit très élevé, voire inaccessible sans son aide, il nous appartient de nous détacher de ce « moi idéal » hérité de la culture judéo-chrétienne. Arrêtons de croire que la perfection est possible. Arrêtons de dire : «  je suis impardonnable d’avoir commis tel acte, ou d’avoir agi de cette façon ». Cessons de nous sentir coupables, donnons-nous le droit à l’erreur. Se pardonner d’abord à soi-même est essentiel dans le processus d’accueil du pardon de Dieu.

 

4) Comprendre celui ou celle qui nous a agressé :

 

La haine, la colère, le vif ressentiment, toutes les pensées négatives à l’encontre de l’agresseur doivent s’exprimer ponctuellement. Il y a nécessité à les « faire sortir », seulement on ne peut en rester là. Ce soulagement a une durée de vie limitée. Tout n’est pas résolu pour autant   dans le temps. Au contraire, le fait d’en prendre conscience augmente même notre souffrance. Une des pistes qui apporte un soulagement plus durable consiste à chercher à comprendre son agresseur. Comme le dit le philosophe français Paul Ricœur : «  il est important de ne pas limiter un homme à ses actes, aussi monstrueux soient-ils ». Cette démarche de compréhension n’a rien de commun avec le fait d’excuser l’agression. Chercher à comprendre, c’est se situer sur un même plan d’humanité. C’est dans ce sens qu’il faut entendre les paroles du Christ :

« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent… » Matthieu 5 :44

 

Répondant aux questions de Simon Wiesenthal concernant les atrocités des camps de concentration, Simone Veil émet l’idée qu’accorder le pardon, c’est se prouver à soi-même que l’on a conservé un peu d’humanité. J’ai personnellement ressenti ce sentiment pendant la guerre d’Algérie, lorsqu’un 24 Janvier 1960, mon père a été mortellement blessé par le tir d’un C.R.S, alors qu’il venait porter secours à un homme blessé devant une barricade, à Alger. Comment peut-on tirer sur un homme sans arme, alors qu’il porte secours à un autre homme blessé, comme on tire un lapin en pleine campagne ?

Chercher à comprendre m’a aidé, non à excuser l’acte en lui-même, mais à mieux intégrer la misère de tous les humains que nous sommes. Misère qui nous conduit à nous entredéchirer dans des rapports de force, plutôt que de construire des liens d’humanité.

 

Nicole Fabre relate (dans son livre «  les paradoxes du pardon » p. 135) le souvenir que Simon Wiesenthal raconte dans son livre les fleurs du soleil. Alors qu’il était interné dans un camp de travail durant la seconde guerre mondiale, il fut conduit au chevet d’un officier allemand mourant. Cet officier nazi voulait confier ses crimes à un juif pour obtenir son pardon et partir en paix. Simon Wiesenthal l’a écouté attentivement en silence, puis s’est levé sans rien dire et a quitté le mourant. Cette rencontre l’a emmené à s’interroger… Aussi, à la fin de la guerre, il a décidé de retrouver la maman de ce nazi et a voulu la rencontrer. Ils ont parlé de ce fils, mais Simon Wiesenthal n’a pas eu la force de lui révéler les atrocités commises par son fils. A défaut de pardon, Simon Wiesenthal a effectué un geste d’apaisement. Il est allé au-delà du pardon ordinaire. Il a vécu un lien d’humanité. Il a renoué avec l’humanité. Cette démarche est d’essence spirituelle, elle en dit plus que des mots…

 

Prendre conscience des bassesses de notre humanité, c’est assumer ses limites, ses faiblesses, ses misères. Notre toute petite planète bleue, n’est-elle pas infiniment petite devant l’univers infini ? Sa beauté contraste avec notre misère humaine !

La bible confirme cette piste de réflexion : « Sentez votre misère… Humiliez-vous devant le Seigneur et il vous élèvera » Jacques 4 : 9-10

Dieu rappelle à Moïse qu’il a donné à l’homme « un cœur pour comprendre, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre » Deutéronome 29 : 4

 

A suivre :

Prochainement les chapitres suivants seront développés :

Laisser du temps au temps ; les écueils du pardon ; les options du non-pardon ; le pardon un acte libérateur ; le travail des historiens et de la justice ; reprendre le contrôle de sa vie ; essai dans l’élaboration d’un protocole de pardon.

 

                                      Jacques Eychenne

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