Jésus-Christ est-il le Fils de Dieu ?

 

     

 Qui est vraiment

    Jésus-Christ ?

   Est-il le fils de Dieu ?

              (5è partie)

 

Introduction :

 

Quand on prend soin d’analyser le comportement de Jésus de Nazareth, en fonction des éléments fournis par les quatre évangélistes, on ne peut que souscrire à l’idée que ce Jésus sort du cadre de la judaïté. La stature du personnage nous enchante, nous émerveille, et nous déroute par sa complexité, bien que son épaisseur spirituelle soit sans égal. Elle sort aussi de nos cadres de référence, ce qui lui confère cette particularité d’être unique et inclassable. Il n’est donc pas étonnant que les contemporains de Jésus aient eu du mal à reconnaître sa filiation avec Dieu. Pour les responsables de l’époque, il était inadmissible d’accepter ce qui était en contradiction formelle avec la révélation transmise à Moïse. La loi, burinée dans la pierre par le doigt de Dieu, était limpide : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » Exode 20 : 3. La force du monothéisme inculquée depuis Abraham, était sans cesse rappelée dans la loi, dite de Moïse. La prière du Shema Israël, récitée deux fois par jour, rendait quasi impossible toute déviance sur ce sujet « Ecoute, Israël ! L’Eternel, notre Dieu, est un seul Eternel » Deutéronome 6 : 4, version Darby (c’est moi qui souligne). Reconnaître la filiation de Jésus avec Dieu relevait du blasphème (cf. Exode 20 : 3 ; Lévitique 24 : 16 ; Jean 10 : 36). Dès lors, comment comprendre ce que le Seigneur dit de lui-même à ce sujet ? S’est-il présenté comme un second Dieu ?

 

Développement :

 

Le sujet étant d’une extrême sensibilité, Jésus de Nazareth a bien pris soin d’affectionner le titre de fils de l’homme. (Il s’inscrivait dans une perspective aussi messianique, cf. Daniel 7 : 13,14). Il se nomme ainsi lui-même, plus de 80 fois. Assurément, c’est son appellation favorite.  Pourquoi ? On peut trouver plusieurs raisons à cela. Le Seigneur a désiré nous parler d’amour. Pour étayer sa démonstration, il l’a ancrée dans un vécu, en s’identifiant complètement à notre nature humaine. C’est ainsi qu’il a pu remporter la victoire à notre place : « Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché. »  Romains 8 : 3, version  Nouvelle Edition de Genève. Pour que l’intervention de Dieu dans notre histoire  soit reconnue, Dieu a missionné son fils. L’apôtre Jean nous dit de quelle façon. « La Parole (cf. logos) a été faite chair et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. »  Jean 1 : 14. Pour bien soutenir son message d’espérance, le Christ a épousé complètement notre condition humaine. Il dira aux scribes venus l’interroger : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » Matthieu 8 : 20. Le Seigneur a revêtu la plus simple condition humaine. Il a prouvé qu’il était modeste, accessible aux plus défavorisés. Il fallait que la puissance divine, qui était en lui, ne soit pas un obstacle à la relation au prochain. Pour ne pas scandaliser les Juifs, en faisant référence à son origine divine, le Christ a utilisé l’expression Fils de l’homme, en lui conférant des pouvoirs, qui pourtant, n’appartiennent qu’à Dieu. Les exemples ne manquent pas. Prenons celui de la guérison d’un paralytique sur les bords du lac de Galilée. « Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés. Sur quoi, quelques scribes dirent au-dedans d'eux: Cet homme blasphème. Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison. »  Matthieu 9 : 2-6.  

Ce passage souligne bien la double intentionnalité du Seigneur. D’un côté, éviter de se présenter sous les traits du Fils de Dieu, et de l’autre, par nécessité, traduire indirectement son origine divine en dispensant le pardon divin. Redisons-le, pour ses contemporains, Jésus de Nazareth était difficile à cerner. Pourtant, le défi qu’il avait à relever était considérable. Du coup, il a été attaqué sur tous les fronts : son humanité et son origine divine. Jésus le rappellera à l’occasion : « Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C'est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. » Matthieu 11 : 19.  Souvent la foule a été perplexe devant les prodiges qu’il accomplissait (cf. Matthieu  9 : 33 ; 12 : 23).

 

Cependant dans l’intimité, avec ses disciples, Jésus de Nazareth a laissé transparaître son origine divine. Quand il leur explique la parabole de l’ivraie, il détaille : « Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité. »  Matthieu 13 : 41. Qui peut commander les anges sinon celui qui est de Dieu ?  L’exemple est unique. Mais, le moment le plus fort a certainement été vécu par Pierre, Jacques et Jean sur la montagne de la transfiguration : « Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; ses vêtements devinrent resplendissants, et d'une telle blancheur qu'il n'est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi. Élie et Moïse leur apparurent, s'entretenant avec Jésus… Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le ! »  Marc 9 : 2 -4,7.

 

Qu’en est-il maintenant de l’appellation : Fils de Dieu ?

 

Elle s’ancre dans la réputation du Seigneur, dès le début de son ministère. Au Jourdain, lors de son baptême, Jésus voit les cieux se déchirer, puis l’Esprit (de Dieu chez Matthieu 4 : 16, et Esprit Saint chez Luc 3 : 22) descendre comme une colombe (en lui, chez Marc 1 : 10, version de Jérusalem, et sur lui, chez les trois autres évangélistes) et une voix venant des cieux déclare : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis toute mon affection. » Marc 1 : 11. Pour Jean, dit le Baptiste, sa conviction est faite. La même source divine, qui est à l’origine de son ministère, le conduit à rendre son témoignage : «  J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrêter sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit: Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est celui qui baptise du Saint-Esprit. Et j’ai vu, et j'ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu. » Jean 1 : 32-34.  

Lors de la tentation au désert, la divinité du Seigneur Jésus est indirectement mais explicitement reconnue par le diable lui-même : «  si tu es le Fils de Dieu… » Matthieu 4 : 3,6. La question aurait été saugrenue s’il n’était pas lui-même au clair sur le personnage qui était en face de lui ! Il est donc difficile d’admettre que le diable ne savait pas à qui il avait à faire. La nature même des tentations proposées démontre qu’elles dépassaient le simple cadre de l’humain. Si le Seigneur n’avait été qu’un simple homme, cette tentation n’aurait pas eu sa raison d’être, car le diable n’avait-il pas déjà remporté la victoire en Eden sur Adam ! Ce qui prouve que ces tentations incluaient la dimension divine du Seigneur, c’est qu’une fois l’épreuve passée, que se passe-t-il ? «  Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient. »  Matthieu 4 : 11.  Cette attitude, qui s’apparente à l’adoration, n’était cependant réservée qu’à Dieu seul. (cf. Exode 20 : 3 ).

 

Certains diront qu’il est certes le Fils de Dieu, mais pas Dieu lui-même. Sans s’alambiquer l’esprit, nous pouvons essayer de voir plus clair au travers de certains textes. Ceux qui font une différence entre son origine d’essence divine et sa divinité (non sa déité au sens  lié aux divinités mythologiques) utilisent les textes qui disent que Jésus a été engendré par le Père (cf. Psaume 2 : 7 , et certains manuscrits rajoutent cette phrase dans Luc 3 : 22). Seulement, si l’on considère que la meilleure interprétation est celle des apôtres, Paul dans sa prédication dans la synagogue, le jour du sabbat à Antioche de Pisidie, utilisera ce passage prophétique pour expliquer qu’il annonçait tout simplement la résurrection du Christ (cf. Actes 13 : 26-33). Il n’est donc pas question d’expliquer les origines de ce Fils de Dieu. D’autre part, il faut bien reconnaître, que l’autorité souveraine que Jésus-Christ revendique, va bien au-delà de tout ce que les prophètes ont vécu (cf. Luc 13 : 8 par exemple). En revisitant la loi qui émanait de Dieu, et en précisant  « il a été dit … Mais moi je vous dis », son JE se fait l’égal de Dieu (cf. Matthieu 5 : 22, 28, 32, 39, 44).

 

Le Christ ne pouvait pas affirmer qu’il était Dieu, sinon personne n’aurait écouté son message. C’est pourquoi, il contourne la difficulté en nous disant ce que nous pouvons mieux comprendre : « Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »  Matthieu 11 : 27. Il y a de la pédagogie dans le message du Seigneur (cf. Jean 3 : 35). C’est le Christ, d’ après l’apôtre Jean, qui donne la vie éternelle (cf. Jean 3 : 36 ; 5 : 21). C’est lui qui présidera le jugement dernier (cf. Jean 5 : 22,27). La réalité de sa divinité a été approchée par quelques-uns. Nous pensons à la déclaration de Pierre (cf. Matthieu 16 : 16), à celle de Marthe (cf. Jean 11 : 27). Mais, nous ne pouvons malheureusement pour l’heure, que nous « approcher » de la divinité du Christ. Notre inanité à vouloir tout expliquer frise parfois l’absurde. La divinité du Christ ne s’explique pas, elle s’accueille seulement par la foi. Qui en effet peut saisir la profondeur de la déclaration du Seigneur lui-même ? « Moi et le Père nous sommes uns » Jean 10 : 30. Ou encore : « Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »  Jean 17 : 20-23.  Il est par contre évident que l’apôtre Jean a eu pour objectif de nous convaincre que Jésus de Nazareth était bien le Fils de Dieu, tout en nous sensibilisant à nos limites dans la compréhension de l’unité de la divinité (malgré toutes les ambiguïtés sémantiques), car Dieu est un (et, peut-être, multiple en un et complexe ?).

 

Jean a eu cette hardiesse d’employer les mots les plus forts : « La Parole (J.C) était Dieu » Jean 1 : 1, et encore « Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant » Apocalypse 1 : 8 (à comparer avec ce que Dieu dit de lui-même à Moïse, Exode 3 : 14).

Dans sa lettre aux chrétiens de Rome, l’apôtre Paul se contente d’énoncer cette double nature de ce Jésus de Nazareth. Il est Fils de Dieu de la postérité de David, selon la chair, et Fils de Dieu avec puissance (cf. Romains 1 : 2-4). Il décrit un Jésus-Christ né dans une chair semblable à celle du péché (cf. Romains 8 : 3), tout en précisant qu’il n’y a pas eu de compétition entre le Fils et le Père. Ils sont égaux dans la mise au point du plan de salut pour la planète terre (cf. Philippiens 2 : 5-8). L’apôtre condense sa pensée en déclarant aux chrétiens de Colosses : « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. »  Colossiens 2 : 9 (τὸ πλήρωμα, τῆς θεότητος σωματικῶς. πλήρωμα = faire le plein, totalité du contenu, Marc 6 : 43, 1 Corinthiens 10 : 26, plénitude, totalité, Romains 11 : 25 ; 15 : 29). Même si à travers ces textes nous pouvons ressentir nos prégnantes limites en fonction de nos pensées éculées, mais il est bon et nécessaire que chacun se fasse une conviction sur la personne de Jésus de Nazareth.

 

Même si en l’état de nos connaissances et de nos possibilités, nous ne pouvons pas tout comprendre, il est essentiel de percevoir en partie le fil rouge de cette double nature, qui redisons-le, s’accueille uniquement par la foi. « Ce qui est cru est plus important que ce qui est vrai » disait Talleyrand. La foi est plus importante qu’une réalité qui nous est impossible d’appréhender dans le vrai. Prenons acte que l’inspiration des Saintes Ecritures ne se délite pas. Elle est pérenne et c’est la foi qui s’approprie l’amour éthéré du Christ.

Par contre, ce que nous pouvons saisir relève d’une nécessité spirituelle (cf. Jean1 : 11-13). Le Christ est venu relever le défi d’une victoire sur le mal, en se présentant comme le second Adam (cf. Romains 5 : 14) Là où Adam a chuté, Christ a vaincu le mal (cf. 1 Corinthiens 15 : 45-50). De ce fait, comme l’explique l’apôtre Paul, Jésus nous a réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair (cf. Colossiens 1 : 21). La double nature du sauveur était un passage obligé. L’apôtre Paul le rappelle : « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. »  2 Corinthiens  5 : 17-19 . (C’est moi qui souligne).

Permettez-moi d’illustrer ma pensée. Quand deux parties sont en conflit et que l’on veut pacifiquement trouver une solution acceptable, que fait-on ? On dépêche un ambassadeur. Ce dernier doit avoir la double compétence de connaître parfaitement la situation des belligérants, et bien sûr, celle de son propre pays. Si l’une des deux compétences fait défaut, le résultat risque d’être catastrophique. Appliquons ce raisonnement à la fonction d’ambassadeur (qui fut celle du Christ). Il devait lui aussi avoir cette double compétence. Il devait connaître parfaitement le point de vue des hommes, et c’est la raison de son incarnation, mais il devait aussi connaître parfaitement la position divine. Il fallait donc qu’il fasse corps avec Dieu pour cela. C’est donc parce que le Christ a possédé cette double nature (humaine et divine) qu’il peut sauver parfaitement tous ceux qui s’attendent à lui ; il alliait dans sa personnalité, les facteurs de la réconciliation. La raison est impuissante à appréhender ce fait, il sollicite principalement la foi, et c’est bien ainsi… A partir de là, à notre tour nous pouvons faire office d’ambassadeur pour Christ en toute simplicité (cf. 2 Corinthiens 5 : 20). (Mais,  si nous pouvons l’être pour Christ, reconnaissons que c’est parce qu’il l’a été d’abord pour nous.).

 

Conclusion :

 

Jésus de Nazareth est-il le Fils de Dieu ? Nous pouvons répondre par la foi : oui ! Même s’il nous est difficile de comprendre les contours de cette filiation. Car, dans l’absolu, il n’y a certainement ni Fils, ni Père, mais Dieu seul, un (certainement multiple et complexe). La représentation d’un Père et d’un Fils, ce ne sont que des mots pour nous faire comprendre l’amour de Dieu. C’est en employant ces mots accessibles aux humains que Dieu a voulu communiquer. Ils déclinent pourtant une réalité qui nous est objectivement sensible et qui le sera encore plus dans le royaume de Dieu. Présentement, nous ne pouvons qu’affleurer la pédagogie divine avec ce que nous connaissons de l’humain. C’est bien suffisant pour laisser s’exprimer la pleine mesure de notre confiance en celui qui est mort pour nous, afin que nous vivions pour toujours. Poussés par le Saint-Esprit (lui aussi difficilement cernable), les apôtres ont eu cette ahurissante audace de nous parler de cette double nature avec leurs mots. Cette vérité classe ceux qui y adhèrent au rang de chrétiens. Quelle que soit  l’approche que nous pouvons avoir de la divinité du Christ, cette réalité actée fait partie des incontournables de la foi chrétienne. L’exprimer est essentiel, par la foi, car celui qui n’exprime pas ce qu’il sait n’est pas plus avancé que celui qui ne sait pas et qui n’a pas la foi…

(Précisons que cette réflexion n’est qu’un essai. Il ne fait que survoler le sujet).

                                                                                   

                                                             Jacques Eychenne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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